LEX
IODURE MERCUREUX — Hy’f° qe (Syn. : Protoiodure de mercure) ” Préparation. — On le prépare presque toujours, en com-- - binant directement l’iode avec le mercure. Pour cefa, on triture dans un mortier 200 gr. de mercure purifié et 120 gr. d'iode
= bisublimé, en présence d’une petite quantité d'alcool, juste
assez pour faire une pâte homogène. On broie jusqu'à ce que tout le mercure ait disparu et que l'on ait obtenu une masse de
‘couleur verte. Il reste toujours un peu d'iodure mercurique ; = on s'en débarrasse, en lavant suffisamment le produit par
l'alcool bouillant. On fait sécher à l'abri de la lumière.
| Dans cette réaction, il se forme d’abord du biiodure de mercure qui se transforme peu à peu en protoiodure, à cause de l'excès de métal.
L'alcool ajouté dissout l'iode et empêche, en même temps, l'échautfement de la masse. Si l’on broyait ensemble le mercure cet l’iode seuls, la réaction serait trop vive. Une partie de l’iode serait volatilisée et tout le produit fondrait. »
— On pourrait procéder différemment : préparer d’abord
l'iodure mercurique, ajouter à ce sel un poids de mercure égal à celui qu'il renferme déjà, triturer en présence d'un peu
da cool et terminer l'opération comme ci-dessus.
— ‘L'iodure mercureux peut s'obtenir aussi par précipitation, en traitant, par un iodure alcalin, un sel mercureux : a40tate, acétate ou chlorure. F
a). — Certains chimistes conseillent surtout l'emploi de
l'azotate : c'est à tort, car le plus souvent ce sel renferme un
excès d'acide azotique qui réagit sur l'iodure alcalin, en mettant de l'iode en liberté. Cet iode libre s'ajoute à l'iodure mercureux formé, et c'est un iodure inter médiaire que l'on obtient : Hg'l°.
b). — Si l'on le protoiodure de mercure, on peut avoir du sous- ete mercureux comme impurelé.
C). — Le meilleur procédé, pour oblemr liodure mercureux, par double décomposition, consiste à se servir du calomel. On 33 gr. 2 d'iodure de potassium dissous dans l'eau La ne verte que l'on obtient dans cette opération est lavée, bouillante, et séchée à l'abri de la lumière.
Dans cette préparation, il faut se garder d’ employer un excès
d'iodure alealin qui réagirait sur le sel mercureux formé, pour donner du mercure libre et de liodure mercurique, auquel il se combinerait.
— Lefort prépare le proto:odure de mercure en à décompo-
sant le pyrophosphate double de sodium et d'acélate mercu- ‘reux, par l'iodure de potassium en léger excès. (1). — On l'a obtenu cristallisé, de Ja façon suivante :
a). — On chaufle dans un matras scellé, à la température
de 250° environ, le mercure et l'iode, dans les pRpRens indiquées pour la première préparation. (Hg: 10 gr. — TI: 6 gr 1e b). — On peut encore chauffer, au bain de She le mercure et l’iode dans un matras ordinaire, l'iode. étant placé dans un petit tube suspendu au milieu du matras. 2: - *
(1) Un.Ph. 1873 =
s'adresse à l'acélale mercureux, pour obtenir
traite 47 gr. 10 de protochlorure de mercure, par
à l'eau
NCA
Dans ce dernier cas, les cristaux sont toujours souillés par
un peu de vapeurs de mercure ; des lavages à l’acide azotique
étendu enlèvent cette impureté.
Ce corps est en paillettes cristallines, rouges à chaud, jaunes à froid et dérivant du système quadratique. (Dictionnaire de
Wurtz — Supplément).
D’après M. Joannis, ces cristaux se rattacheraient au contraire au système orthorhombique. (Encyclopédie chimique.) Chauffé brusquement à l'air, il se décompose ; le produit qui en dérive est un oxyiodure, jaune clair, dont la formule de constitution paraît être la suivante :
. 6 Hg0, 7 Hgl° (1).
Chauffé avec précaution, il se volatilise complètement sans altération.
Composition. — L'iodure mercureux renferme : iode, 38.84 ; mercure, 61.16 0/9:
Propriétés. — Poudre amorphe, vert jaunâtre foncé, ou paillettes cristallines jaunes.
A l’état amorphe, il a pour densité 7,6445 (Karsten), 7,75
Boullay. Il est peu soluble dans l'eau
dans l'alcool.
Sous lPaction de la chaleur, il se sublime, mais en donnant
du mercure et l'iodure intermédiaire : Hg® [° (Labouré). Troost prétend qu'il se forme, dans ce cas, du mercure et du
et ne se dissout pas
biiodure. - Les iodures et les chlorures alcalins, ceux-là à froid, ceux-ci en solution bouillante, l'acide chlorhydrique bouillant le dé-
composent en mercure el iodure mercurique.
() P. Yvon — C.R.; t. LXXVE, p. 1607.
Des Cloizeaux — C°R., t, EXXXXV,p. 1&l>
RU à RU
La lumière le dédouble de la même façon. — D'après M. Joannis, le produit formé serait l’iodure intermédiaire. L’ ammoniaque le dissout en laissant un léger résidu er noirâtre, qui est probablement du mercure libre. à FER STE L'acide sulfurique le détruit, pour former une véritable combinaison de sulfate et d'iodure de mercure au maximum.
Altérations. — Ce sel s'altère facilement à la lumière, qui ‘le dédouble en mercure et biiodure, et peut-être donne Hg‘l°. Il finit par noircir complétement. | He
Ce dédoublement s’elfectue, au | bout d'un certain fenpie ; même à l'abri de la lunxiere. i
Falsifications. — 11 à été falsifé par du sulfate de baryte. (1). .. Le
Essai. — On reconnaitra l’altération du produit, en traitant par lalcooi bouillant qui dissoudra l’iodure mercurique, l'abandonnant ensuite par évaporation ; de plus, le résidu inso-
luble passera au noirâtre. -
Squire (2) à indiqué, dans le même but, “une réaction de l'aniline qui se colore d’une Jaçon particulière, en 1 présence de l'iodure mercurique.
Pour reconnaître la falsification signalée, on n n'aurait Q qu'à chauffer jusqu'à volatilisation de 1 'iodure mercureux. Le sulfate terreux constituerait le résidu. SAR 6
Dorvault donne l'indication suivante SC or est imsoluble dans le chlorure de sodium, l’alcool, l'iodure de potassium. Ces derniers «essais feraient reconnaître la présence du biiodure. » — Seul l'essai à à l'alcool vaut quelque chose, —
(1) Baudrimont — Dictionnaire des falsifications. (2) larhesberïcht. 1862, p. 217.
ANS cu DE È VEN E & cn ss Re RS ES | ne done autres, ils Braint toujours constater la préde l'iodure mercurique dans l’iodure mercureux, d'après été dit aux FRoprIes de ce HÉREL ; ils doivent donc k onservation. — On le conserve habituellement en flacons bien pouthés. Il se conserve mieux sous l’eau. É “employé à Pnétiéur, à la dose de 2 à 10 ct. parjour, FPE FES : ; s { Ne :
pilules. “à. «l'extérieur en pommade, et par la RUN SE KE : AUS e î è | s $ y | 13 Formes Pharmaceutiques É EE | Re TS et USAGE INTERNE ES | SET LE sr il . de Ricord.… — Pilules de Magendie — Pilules PAR ben dure mereureux Me (Gode. - ; F EL " #f r < | USAGE EXTERNE 133 , # x pa J.P.C., t. XV, pe 305. - CS 2 E-CONE 1 [3 € ; - PE J Fe \ 7 4 & DS de a x +,
: secrète. C’est Kunkel qui la publia en 1700. — - Ce Saut fut
ue que 1: on ee az une SEE ou une terrine, par
oo ne renferme . ” sel mercureux. RTE d'oxygène et 82, ne de mercure pure cent.
6,444. Un litre d’eau froide en dissout 0 g. 5
rs
TURBITH MINÉRAL. ee : So'Hg, 2HgO ee (Syn. : Sous- “sulfate :mereurique) Æ te ES £ Ë Dr be Fi ,
À été aussi | appelé précipité jaune. Le nom de turbith lui ni fût donné par Crollius qui tint longtemps sa préparation
signalé par Basile Valentin et Parace see NOR M EE RES GS
0 U : # À LE Re: < RL TE
raie — Où réduit en poudre fine le sulfate mer -
constamment, pendant l'addition . E eau nécessaire, :
on lave avec une petite fus d’ eau nn o da ?
sécher. Le produit est d’un beau jaune, si. le salfate m
omposition. At à renferme k, 39 de soufre
Propriétés. — Poudre jaune 3 réaction ee “
d'eau en Aissout 1gr.6,2 00 ne .
D’après Lefort, il oo en “rhomboëdres.…
PNA TELL CS NAT RS PT SPENCER 2 RE DONS ER ee ter PURE : ; LS AS GEL Les M LÉ :
5 ee
re Si on le soumet, AU te à un courant d'acide chlorhyee ue, il absorbe le gaz avec dégagement de chaleur et A vente cristallin, La combinaison nouvelle à pour formule , 20, JHCT.
s on | laisse la pere RPIBYER ee de HéaCUDn la
| | Chauffé, ces, ne SE se dons en donnant de l'eau, du sublimé et une combinaison de sulfate mercurique et d'acide chlorhydrique, répondant à la formule : So‘Hg, HCI. VE Lai même réaction à lieu en. présence de l'acide bromhy-
e ‘comine ne où | émétique.
Eu externe : pommade, 1 ou 2 Se p. 30.
LA y # 4 VE ‘
mess a élé prébofisé à à cie dose par rolius, de Pr ou PP D da dans les pue re-
core] de rage, une avec des frictions st . Cullerier l'a employé en pommade (axonge ou cérat), quel-
ie na. | quefois associé au soufre, au landanum, dans les affections
chroniques de la peau. | RE Cette pommade est moins s caustique que celle au sublimé.
Vu et permis d'imprimer : ENT AL RE Montpellier, le 25 juillet 1893. = Montpellier, le 25 juillet 1893. | Pour le Directeur :
Le Recteur de l'Académie, L'Assesseur, | d GÉRARD. à JEANJEAN.
Ve
ES
En terminant ce travail, je prie tous mes ; Maîtres de l'Ecole Supérieure de Pharmacie d'accepter mes sincères remerciements, pour les savants conseils qu'ils n ‘ont cessé de me donner. ES
Que M. le professeur Diacon, Ho de l'Ecole, dont j'ai été l'élève etle préparateur, veuille bien accepter ici l'hommage de ma profonde gratitude, pour l'intérêt qu'il n’a cessé de me témoigner. Re:
J'ai toujours trouvé auprès de M. Massol, professeur de. Physique, dont la direction m’ a été si précieuse, .et de F2 M. Astre, directeur du Laboratoire des Recherches chi- OR miques, la plus grande cordialité et les plus grands encouragements ; qu'il me soit permis de les assurer de toute ma reconnaissance et de mes meilleurs souvenirs. 2
ce + LR Fr LE = ; : > % 14 “À À + 4% * « : z » € La ca l'E :
PRÉPARATIONS | Éd re
AE ie DRE Sublimé corrosif,