USAGE INTERNE
Formes solides. — Cachets (mêlé avec du miel). — Tablettes {(vermifuge). — Chocolat (purgatif). — Biscuits (vermifuge).
Pilules. — Pilules mineures d'Hoffmann, Décoction. — Décoction de Zittmann.
Looch au calomel. — D’après le Codex, on doit supprimer les amandes amères,dans le looch blanc, toutes les fois qu'on doit l'associer au calomel, à cause de l’incompatibilité de l'acide cyanhydrique avec ce sel de mercure. (Voir Incompatibilités,) De préférence, il conseille de prendre le looch huileux comme véhicule.
USAGE EXTERNE Pornmade.— Pommade au calomel ou au précipité blanc.
Collyre. — Collyre sec. Mélange de calomel et de sucre dans les taches de la cornée. La même forme a été employée dans les angines pelliculeuses.
Injection. — Suspension de calomel dans un mucilage de gomme arabique.
ENcOMPATIBILITÉS. — [eau à 100° altère le calomel, en le transformant partiellement en sublimé et mercure. La vapeur d’eau agit de même.
D’après cela, il peut y avoir un certain inconvénient à trop laver, à l’eau bouillante, le calomel, pour en enlever le bichlorure provenant de la préparation.
— Un certain nombre de métaux déplacent le mercure,
— Le carbonate d’'ammonium, les carbonates terreux réagissent sur lui. Celui d'’ammonium le colore en gris, puis le dissout, sauf un résidu de mercure.
Le carbonate de magnésium ne donne rien à froid: à 100e il se forme une combinaison d'oxyde de mercure et de magnésie ; du mercure est mis en liberté (Buchner).
Le carbonate de calcium (Vogei), ceux de strontium et de baryum (Buchner) agissent de même (1).
— Le sulfure d'antimoine le transforme en sulfure: il se forme du chlorure d’antimoine,
— Le Kermès le décompose également (2).
— SnCE donne SnCl'+ Hg,
— Les sodures alcalins, de magnésium, de zinc, de {er donnent de l'iodure mercureux et de l’iodure mercurique.
Les bromures alcalins réagissent de même (3). Deux médecins différents, dans les convulsions chez un même enfant,
(4) Rép. de Ph. IH, 31 — IV, 289 — 1,34.
(2).3. P2C. VIT — 145, (3) Vigier — Un. Ph, 1886 — 249
pourraient les ordonner successivement, ce si serait peut-être dangereux pour le malade.
— Les chorures alcalins donnent Hg + HgCPF ; ilse forme des sels doubles.
En
— Le soufre, en excès, donne du sulfure de mercure et du chlorure de soufre : Hg’Cl? + 3 S — 9 HgS+SCP. Si c'estle calomel qui domine, il se forme HgCl + Hgs.
— L'iode (1) forme HgCF + Hgl°,si le métalloïde est en excès. Sinon on a Hg°CÙ + HeCF + Hg et un peu de Hgl, en présence de l'eau. Si le mélange est dans laxonge, la réaction ne se fait. pas.La pommade serait done Eds
— 1” Te @) dans un flacon bouché € et exposé à la lumière solaire, réagit sur le calomel :
2 CHE +3 Hg°Cl — 2 CHCP ” 3 Hg Dans une capsule découverte, il ne se produit rien.
Le chiorhydrate de cocaïne trituré avec le protochlorure de mereure donne lieu à une réaction, dans laqueile il se produit de l’oxyde de mercure. Avec une pommade où serait faite cette association, le résultat obtenu sur les yeux serait une irritation excessive, au lieu d'une anesthésie. Il se produirait un exychlorure, en quantité d'autant plus grande que la pommade serait plus ancienne (3). à
— Mais l’incompatibilité la plus étudiée est celle de l'acide cyanhydrique.
(1) Planche et Soubeiran. —J.P.C., XI (2) Drescher. — Un. Ph. 1887 — 431.
(3) Schell. — Union pharmaceutique. — Avril 14893 1753.
le mélange
P c est en 1890. que be signala le premier. H expliqui qu ‘il se formait du cyanure de mercure avec mise en liberté de | mercure, ce qui donne la coloration grise que l'on obtient.
dE e 1829, Regimbeau donna la même explication (4).
En 1843,ily eut un empoisonnement à Montpellier, chez un As ba auquel on avait administré une potion à l’eau de lauriervecse et au chlorure mercureux. Les experts nommés dans - cette affaire expliquèérent l’intoxication de la même façon. Soubeiran prétendit plus tard que le mercure ne se sépare | pas. :
ê Mialhe, qui s'est beaucoup occupé des chlorures de mercure, + et qui a essayé d'en expliquer l'absorption, admet deux phases dans la réaction. D’après lui, il se formerait d’abord HCI + Hg Ensuite, il y aurait une double décomposition partielle entre le éyanure de mercure et l'acide chlorhydrique.
__ En 1863, Bussy et Buignet ont émis une opinion bien diftérente. L'acide cyanhydrique n’agirait que par simple présence et se retrouverait toujours à la fin de la réaction, après avoir E transformé le calomel en sublimé.
He cr + 2 HCAz Her + Hg se CAZH
= dans les deux théories, au point de vue de la toxicité de | l'association. Dans le premier cas, la décomposition étant limitée, le danger ne serait pas considérable, Dans le second cas au contraire, une faible quantité de HCAZ serait
“susceptible de transformer en sublimé, une dose assez forte de calomel, qui deviendrait toxique sous son nouvel état.
Pur al en, ee de comprendre la grande différence qu'il y a,
DICO EAX, pi 397.
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ee he
Bourgoin admet cette dernière théorie de Buignet. Les partisans de cette idée se basent sur le résultat d’une expérience qui semble bien leur donner raison en effet.
Si l’on agite 1 gr. de calomel, avec CyH étendu, le liquide cortient Ogr.57 HgCŸ qui, plus Hg libre, représente tout le mercure du calomel employé. De plus, si l’on distille, 1} passe CyH et, dans le résidu, il ne reste que HgCF.
Néanmoins, leur conclusion est fausse.
La question était trop intéressante pour qu'on ne la reprit. pas. C’est Fouquet (1) qui a donné, en 1889, la véritable explication par la thermochimie. è
Bien que :
2 HCI {anhy.)+HgCy”(sol.)—HgCF (sol.) +-2CyH (gaz) sa :
En liqueur étendue, c’est l’inverse qui se produit :
2 HCy(éten.)-L HeCI* (dis.)—HgCy°(dis.)+2 HCI (éten.) L6°,
C'est donc du cyanure de mercure qui se forme, comme on l'avait cru d’abord, En 1892, Cheynet (2) a voulu apporter de nouvelles preuves à l'appui de cette théorie. 11 a démontré la présence,dans la solution,de l'acide chlorhydrique et du cyanure de mercure. Il à prouvé l'existence de HCI libre, par une coloration de la tropéoline, qui ne donne rien par HCy seul, rien par Hg Cl seul, et qui se colore en rouge dans le mélange, comme elle le fait en présence des acides forts. H y à donc eu mise en liberté de HCI. |
Pour démontrer la présence de HgCy°, il traite par le carbonate d'argent qui sature l'HCI et il évapore, après filtration. 1l reste Hg Cy”, comme résidu de l’évaporation.
(4) Un. Ph. 1889, p. 501.
(2)3. P.C, 5° série, t. XXV, p. 456.
ES
à CA er ai
Buignet, qui n'avait pas saturé HCI, avait eu la réaction
; ci inverse, en concentrant par évaporation, et avail Jamais pu
obtenir que HgC, ce qui l'avait induit en erreur.
3 Patoin a essayé de démontrer celte erreur, après Chy net,
d’une autre façon encore :
à). — Ia traité le calomel par F'HCy — il y à eu réaction.
Ilafiltréetila ajouté d'autre calomel. Si er avait raison, il aurait dû y avoir une nouvelle réaction ; il ne s'est rien
ee produit.
b). — Il & essayé si la toxicité changeait, en faisant deux expériences comparatives sur des lapins. Le coefficient de toxicité ne change pas.
Par suite, les ilusions qu'il faut tirer de toutes ces recher- “ches sont les suivantes, celles de Patein :
; 4 L'association du calomel et de l'acide cyanhydrique est
mauvaise, au point de vue chimique ; il se forme du cranure
mereureux qui se transforme immédiatement en cyanure mercurique et mercure.
=2nLe mélange ne devient pas plus toxique.
3° La: FOATGUE dépend du composé cyanhydri jus ?
“EC acides organiques transforment partiellement le pro- = tochlorure de mercure en bichlorure.
| Par suite de toutes ces incompatibilités, il faudra éviter À. association du calomel avec : Ve
à): — Les gelées de fruits acides, les boissons acidules.
D). — s acide cyanhydrique, l'eau de laurier-cerise, le looch At contenant des amandes amères.
— €). — Le chlorhydrate de cocaïne, — l'iodoforme, — l'iode.
en ne faudra pas administrer le calomel, moins de
deux jours après la suspension d’un traitement iodique, à cause
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de l'accumulation de l'iodure et de l'iode. dans | l'organisme, e 72
de la transformation du sel de mercure qui poney en résulier, TS
. dans l’économie. (Bellini). F £ HE MAD mi fé
— Pour la même raison, On ne devra j jamais administrer du
bromure alcalin après ingestion de calomel. ra me AS Le à
; < — Enfin on ne devra pas associer ce dernier avec ue rures alcalins, les eaux chlorurées et, autant que ae
faudra recommander la privation d'aliments salés. et:
e). — On indique encore de ne un PRES
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er | MONO SRUR À US (Obseurité où flacons jaunes).
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