SOCH2—SOSK)? + 2 CIO“H = S(CH2—SO8H}? + 2 CIO'K
Un gramme de sel en S a été dissous dans 10 g. d’eau et traité par 0 g.,67 d'acide perchlorique en solution concentrée; le perchlorate de potassium à immédiatement précipité ; la liqueur fut filtrée et le filtrat évaporé au bain-marie, puis dans le vide sulfurique. Au bout de 24
ERA]. Res
heures, il ne restait dans le cristallisoir qu'un résidu sirupeux de couleur ambrée, tenant en suspension quelques cristaux de perchlorate de potassium.
Ce résidu a été repris rapidement par l’eau et filtré à nouveau. Le filtrat était une solution aqueuse d’acide S(CH?-SOSH ».
L'expérience nous a montré qu'il était plus avantageux de reprendre le résidu par l'alcool absolu. Le perchlorate de potassium est, en effet, pratiquement insoluble dans l'alcool absolu, tandis qu'il est faiblement soluble dans l’eau ; l’alcool élimine ainsi presque totalement le perchlorate ; il est ensuite évaporé au bain-marie et remplacé par de l’eau pour permettre l’utilisation plus aisée de la solution acide. Afin de voir s’il était possible d’obtenir les acides sous forme solide, quelques centimètres cubes: de solution d’acideen S et d’acide en SO? ont été évaporés dans le vide sulfurique pendant trois semaines. Au bout de ce temps, quelques cristaux sont apparus. Après agitation pour répartir les germes, le tout s’est pris en masse. Les cristaux obtenus étaient blancs ; ils étaient englués dans un résidu brunâtre très visqueux. Les cristaux ont été placés sur une plaque poreuse dans le vide sulfurique. À la longue, ils sout devenus bruns ; ils sont extrêmement hygroscopiques, et au bout de quelques minutes d'exposition à l’air, ils s’hydratent et fondent.
On peut, soit titrer l’acide lorsqu'il est en solution, soit se contenter de saturer à chaud cette solution par un oxyde suivant la réaction :
L/ CH SO3H Re GH—S05,| + ZnO = < NZ 1120 Nr SO3H CH2S02/ En
où par un carbonate :
2= O8 > CH2-2S0$ /CE SOSH CH?2—SOSNa
+ CONa = S< SK GH2SOH
+ CO2 + H20 NGU2—SOSNa “s
dc:
OR
On obtient ainsi les sels correspondants. Les acétates peuvent même être employés; l’acide acétique, plus volatil que les acides en S et en SO, est déplacé, à condition de chauffer assez longtemps. Ë
On peut aussi préparer le sel de baryum des acides en S et SO?, et opérer ensuite par double décomposition avec un sulfate, d’après la réaction suivante :
CH2—$S03 CH2—$S03 ss N Ba + SOiCu = sc Cu + SO‘Ba NcH2-s0%/ NCH2—S03
Le sulfate de baryum est enlevé par essorage et la solution mise à cristalliser.
Dans tous les cas, pour obtenir la cristallisation du
nouveau sel préparé, on doit pousser très loin l’évapora-
tion de sa solution. Tous les sels de ces séries sont très solubles, et ne cristallisent que lorsque la solution arrive à consistance sirupeuse.
La proportion d’impuretés contenues dans la solution d’acide a été déterminée de la façon suivante :
Un volume de solution correspondant à 0,74 d'acide en S a été additionné de 10 gouttes d’acide sulfurique, évaporé à siccité au bain-marie, puis calciné jusqu’à cendres blanches ; quelques gouttes d'acide sulfurique ont été ajoutées à nouveau, et on a procédé à une nouvelle calcination. Le résidu de sulfate de potassium pesait 0 g.,015, ce qui représente 0 g.,024 de perchlorate de potassium, soit 3,2 p. 100 du poids d’acide. Ce résultat correspond à une préparation faite en reprenant l'acide en S par l’eau. Un autre dosage elfectué sur de l'acide en SO?, repris par l'alcool absolu, n’a donné que 0 g.,003 de sulfate de potassium, soit 0 g.,0043 de perchlorate pour 0 g.,77 d'acide en SO?, soit 0,55 p. 100.