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8 vaisseaux afférent et efférent. Ce qui vient d'être dit æÆ suffit à le faire comprendre: il n'y a pas de forme de Le transition entre les deux sortes d'éléments; à la cellule 4 : plate succède immédiatement le plateau de la cellule en 3 pilastre, et la cavité du conduit prineipal, ou de ses : branches, se continue dans les lacunes du réseau.
# La cellule en pilastre est donc une simple cellule en- - dothéliale, mais d’un caractère tout particulier ; c'est à ‘ une cellule hautement différenciée, adaptée au double 3 rôle d'élément de revêtement et d’élément de soutien.
Par analogie, on peut regarder comme cellules endothéliales modifiées toutes celles qui forment la charpente de ces réseaux que nous avons nommés lacunaires, dans les divers points des voies sanguines ou lymphatiques où on les rencontre. On est alors logiquement conduit à rechercher quelle est la caractéristique morphologique de la cellule endothéliale vasculaire, d’après les notions le plus généralement reçues, comment les données précédentes se rattachent aux faits connus, s’il y a lieu d’en tirer quelque déduction particulière.
Nous devons reconnaître qu’actuellement la notion d’endothélium" n’est pas encore complètement arrêtée, et qu'il est impossible de trouver, pour définir ce terme, une formule générale capable de satisfaire la totalité des histologistes. Les faits connus ne fournissent pas, en effet, de critérium suffisant pour assigner à cette entité anatomique des limites absolument précises et incontestables. Le cadre de ce travail ne me permet pas d'aborder l'exposé des diverses opinions émises sur l’ensemble de ee la question, ni de discuter les définitions qui ont pu être proposées ; ce qu’il nous importe de considérer ici, c’est
LME 4. Sur Ja valeur du mot endothélium, voir la discussion résumée dans a la note de M. Jourdan (14).
ne
le seul revêtement interne des voies circulatoires, auquel la désignation de couche endothéliale n’est pas contestée ‘, quelle que puisse être d’ailleurs la portée
générale qu'on attache aux termes eux-mêmes. Laissant
de côté toute vue doctrinale, examinons certains faits. = Dans la très grande majorité des cas. les cellules de ce revêtement vasculaire ont l'aspect habituellement décrit de plaques minces”, à contours diversement figurés, à corps hyalin, très réduit en dehors de la zone occupée par le noyau, qui est toujours la seule portion saillante de l'élément ; sur la coupe, le tapis cellulaire n'apparaît que comme un trait à double contour, avec saillie des noyaux de distance en distance; les limites cellulaires sont révélées par l’imprégnation aux sels d'argent. À ce schéma classique on a fait connaître des exceptions. Tels sont les faits rapportés dans les observations de Van Beneden (3), qui a montré, dans les artères utérines de la Chauve-souris, des épaississements de l’endothélium formés de plusieurs couches de cellules, les plus superficielles parmi celles-ci, limitrophes de la cavité vasculaire, élant cuboïdes et finement ponctuées”: de
1. Quelques histologistes ont cru devoir séparer des formations dites endothéliales la couche cellulaire qui tapisse la séreuse pleuro-péritonéale ; ils la regardent comme un épithélium vrai (echtes epithel ; les termes d’endothélium, d'unechtes epithel s'appliquant au revêtement des vaisseaux). Tourneux (36), Neumann (26), Tourneux et Hermann (31), Waldeyer (40), Paladino (27) et, plus récemment, Kolossow (16 et 47) ont adopté cette manière de voir.
2. « Semblables à une écaille de vernis souple », dit M. Renaut (32, p. 242).
3. Il est intéressant de rapprocher cette disposition des proliférations endothéliales déterminées par un état pathologique.
Ce fait et les suivants sont exceptionnels, sans doute; mais il ne me paraît pas qu'on doive les regarder, avec Kolossow, comme de simples « curiosités » (ainsi s'exprime l'auteur en rappelant l'observation de Van Beneden) ; ils ont une signification dont il s’agit de rechercher et de saisir la véritable portée; leur valeur n’est pas dans leur nombre, mais dans les analogies qu'ils peuvent présenter entre eux et avec d'autres données.
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M. Rienaut (31) et, récemment, de W. Schoarlz (34) sur l’endothélium des artérioles et des capillaires, lesquels, dans certaines conditions d'examen, apparaissentrevêtus de cellules cylindriques, comme des tubes glandulaires : de MM. Ranvier (29) et Hortolès (13) sur l’endothélium des capillaires du foie et du glomérule rénal, granuleux et sans limites reconnaissables ; de His", d'Eberth (10), d'Asch (1), d'après qui, dans certains capillaires (du foie principalement), les éléments endothéliaux peuvent affecter la disposition en réseau, au lieu de former une couche continue, et ne sont pas délimités par les procédés ordinaires d'imprégnation ‘. De ces exemples on peut évidemment rapprocher le cas du réseau branchial des Poissons et des Crustacés: et il est certain qu'on en pourrait réunir d’autres dans une analyse bibliographique rigoureuse et dans de nouvelles observations. Il convient enfin de placer en regard des dispositions appartenant à l'état normal celles que l’on doit aux processus réactionnels suscités par lPexpérimentation ou les agents pathogènes. |
De tels faits sont très propres à éclairer la morphologie de la cellule endothéliale (il ne s’agit toujours que du système circulatoire) ; ils montrent dans cette cellule un élément essentiellement malléable dans sa forme, apte à se plier à des modifications structurales assez étendues, en vue d’adaptations fonctionnelles spéciales. La cellule propre de la branchie et des réseaux lacunaires n’est pas une production aberrante, isolée, mais une modalité de la cellule endothéliale témoignant au maximum de cette faculté d'adaptation.