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el vont en S’aplatissant de sa base vers son sommet:elles contiennent un noyau plus ou moins arrondi ou ovalaire, plus énergiquement colorable que celui des cellules axiles. Il existe enfin une couche moyenne, séparant le cartilage de l’épithélium et formant la limite interne de la cavité centrale du bourgeon. Cette zone intercalaire, qu'on pourrait appeler aussi couche génératrice, est en général peu épaisse, mais très inégale, et caractérisée par l’aspect variable de ses éléments : ce sont. des cellules dont on ne voit bien nettement que lesnoyaux;irréguliers, souvent allongés et onduleux, comme comprimés, étirés entre les deux autres couches cellulaires, ces noyaux donnent l'impression que les éléments aux- Fig. 9. — Alevin de Truite. Coupe d'un bourgeou de Quels ils appartiennent lamelle branchiale. uc, cellules de l'axe cartilagi- + . axe epHNeli tés mao aux de S0Ntu mobiles retts in cellules de la couche intercalaire; cp, cellules en . + pilastre ; !, lacune du réseau; (me, lacune margi- sinuent entre les éléee ae acte line mménts Voisins en vertu hématies. de leur plasticité, ainsi que font les cellules migratrices dans les mêmes conditions. Le corps protoplasmique, peu abondant, ne se distingue que difficilement sur les coupes. Ces formes cellulaires allongées se rencontrent surtout dans les portions de la zone intercalaire situées dans l'intervalle des bourgeons; elles sont généralement isolées et se suivent à des distances variables.
À la base de chaque bourgeon, les éléments de cette même couche génératrice se groupent, en nombre restreint, de manière à constituer une sorte de petit cumulus
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dont la coloration plus marquée attire l'attention sur ce point de la coupe; les novaux y prennent le plus souvent une forme irrégulièrement ovalaire. L'observation montre une identité manifeste entre les cellules du cumulus et d’autres que l'on voit occuper en partie la cavité du bourgeon, affectant déjà plus ou moins la dis- position des cellules propres des lamelles adultes. Au niveau du eumulus on trouve ordinairement des formes de passage, des cellules qui abandonnent la masse commune pour s’avancer dans l’espace laissé libre devant elles par les cellules précédemment émigrées.
Tel me paraît être, en effet, le processus en vertu duquel s'effectue l'extension du réseau lamellaire. Ce sont les cellules de la couche intercalaire, c'est-à-dire des éléments que leur position et leurs caractères désignent comme cellules du mésenchyme, comme cellules mobiles du tissu conjonctif embryonnaire, qui fournissent à cel accroissement en venant, l’une après l’autre, oceuper la place assignée aux pilastres de la lamelle. La multiplication des cellules fixées — que j'ai vue se produire par division directe — ne semble entrer que pour une faible part dans le développement, car les figures de division sont toujours en petit nombre. La part la plus importante revient à l'immigration de cellules dont la multiplication se fait ailleurs; on ne peut, en effet, observer ce phénomène sur les éléments du cumulus.
[l'estun point que je n'ai pu complètement éclaircir encore : c’est le mode d'apparition dans les premières lacunes du réseau des corpuscules sanguins, qu'on y rencontre dès le début: Il m'a paru que le processus formateur donnant naissance au bourgeon avait pour point de départ l'anse vasculaire de la lame ; de cette anse émane une anse secondaire qui sera la lacune marginale de la lamelle ; on peut l'observer par transparence sur l'organe
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entier, lorsque les bourgeons font une saillie appréciable. La paroi interne de cette lacune marginale est précisément formée par le cumulus mésenchymateux cidessus décrit, dont les éléments se séparent peu à peu et se disposent en réseau, pendant que le pli épithélial tégumentaire s'étend par division karyokinétique des cellules. Les lacunes du réseau communiqueraient donc dès le début avec les vaisseaux de la lame contenant du sang en circulation.
Les cellules en pilastre offrent d'abord des caractères embryonnaires, un corps réduit, un noyau volumineux et irrégulier, fortement colorable; les espaces intercellulaires sont petits; on ne peut apercevoir encore de limitante différenciée à la périphérie du réseau. Par la suite, les cellules propres se rapprochent de leur forme adulte, le noyau devient régulier, moins fortement colorable, le protoplasma augmente de volume et les lacunes élargies prennent une forme bien déterminée; on commence à distinguer, en dehors, une fine membrane qui se confond avec les bases et les bords étalés des cellules propres.
Je n’ai pu observer la formation des colonnettes. Mais, au stade décrit en dernier lieu, qui correspondait chez mes truites au commencement du second mois de la vie post-larvaire, les cellules propres les plus différenciées offraient à leurs extrémités l'indication des enfoncements cupuliformes; et, d’après ce que J'ai admis précédemment sur les relations qui existent entre la présence des colonnettes et la forme des cellules propres, on peut fort bien voir dans l'apparition des cupules basales une preuve de la formation de ces colonnettes. Elles deviennent d'autant plus nécessaires que la lamelle acquiert une plus grande surface, l'effet de distension produit par la poussée intérieure étant en rapport avec étendue sur laquelle celle-ci s'exerce.