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copique sont ceux de la scoliose vulgaire : Déviation de là région dorso-lombaire avec convexité à gauche.
Un point particulier à noter, c’est la raideur que l’on perçoit dans les museles agissant sur le rachis. D'ailleurs, au palper, on sent très réellement cette mème sensation, que la vue de la scoliose avait fait pressentir. Une raideur semblable existe dans tous les mouvements, il y a dans la marche une certaine appréhension. J
Le professeur Lannelongue n’accepta pas le diagnostic de scoliose vulgaire. Après avoir observé la malade pendant quelques jours, il pratiqua lanesthésie sous chloroforme ; auparavant, on fit un peu de suggestion, en lui afürmant qu'à son réveil, elle serait guérie. Sous le chloroforme la malade fut redressée. É
La guérison se maintint quelques heures. Douches froides tous les jours, et au bout d’un mois la malade sort guérie.
Deux mois après, elle revenait dans le service de M. Lannelongue. La veille, elle avait fait une chüte sur le côté droit, et le lendemain s'était réveillée penchée sur ce même côté. Secliose à convexité gauche. Cette répétition d'une eontracture survenant brusquement, et disparaissant de même, ne pouvait ètre attribuée qu'à l'hystéro-traumatisme. Cette fois, on n’usa pas du chloroforme, des douches froides et la suggestion à l'état de veille, faite sur un ton impérieux, suffirent à déterminer la guérison complète en huit jours.
Ogseravriox Il (In thèse de Vic).
Albertine V..., 12 ans 1[?, entre le 10 octobre 1892, salle Gi-
raldès ht, n°25. > Antécédents héréditaires. — Le père a eu la fièvre typhoïde
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à 20 ans, il est bien portant, âgée de 35 ans, vigoureux et sain ; mais il semble naïf et lourd d'esprit. Il est légérement alcoolique. La mère est très nerveuse, à 45 ans, elle était restée penchée sur un côté, et cela lui avait passé tout d’un coup, dit le mari.
-Antécédents personnels. — Albertine lainée de la famille, est venue au monde à 7 mois 12 seulement ; l'accouchement avait été très pénible en présentation du sommet.
Elle a été élevée au sein par la mère, et à la dentition, elle a eu des attaques convulsives. Elle est d’un caractère très irritable ; elle se fâche très facilement dès qu’on la contrarie. Elle pleure et rit avec la même facilité. Elle a eu, il y a deux ans, une atteinte bénigne d'influenza et la fièvre scarlatine. Un jour, portant un sceau assez lourd de la main droite à bout de bras, elle trébucha contre une pierre, perdit l'équilibre et entrainée par le sceau qui se renversa, et heurta lourdement le flanc droit aux hords du vase. La douleur fut très vive sur le coup ; elle put néanmoins se relever et rentrer chez elle : la douleur ne dura guère et elle put prendre le train 3 ou 4 jours après pour Paris, où l’attendait son père, ne ressentant de son aceident qu'une vague et sourde douleur ou plutôt une simple gène qui ne devait pas tarder à disparaitre.
Placée chez un cocher de la Villette comme bonne d'enfant, ayant charge de promener sur ses bras un bébé de 7 mois, pendant 5 à 6 heures par jour. elle ressent au bout de 6 jours une srande fatioue dans tout le bras droit : tout son côté lui semble envahi de torpeur et d’engourdissement. Elle se couche très fatiguée, et le lendemain, elle est obligée malgré elle, de se pencher sur le côté droit. Elle garde encore l’enfant toute la journée, le prenant sur ses bras le moins possible, et le 8e jour elle se réveille toute penchée à droite et elle soulfre beaucoup.
Le 9 octobre, son père vient la chercher et le 10, illa conduit à l'hôpital Trousseau, où on l’admet d'urgence non sans que M. Guillemain interne du service, ait porté le diagnostic de scoliose hystérique.
-Nous la voyons le 11 octobre, couchée salle Giraldès.
Etat actuel. — C’est une fillette bien conformée, l'air intelligent, légèrement sournois : elle répond'elairement aux questions. Elle n’est pas encore réglée. Je recherche avec soin les stigmates de l’hystérie dont on ne trouve que des traces. Le réflexe pharyngé est aboli : il y a dans tout le flanc droit et le membre inférieur correspondant, une hyperesthésie assez marquée. Couchée, elle présente une inclinaison latérale à droite, de tout le haut du corps. Les épines iliaques antérieures sont sur le même plan, et les membres inférieurs égaux. Etendue sur le ventre, on constate une concavité correspondant au flanc droit et une légère saillie de l'épaule gauche. A peine apercoiton une saillie des apophyses épineuses au niveau des dernières vertèbres dorsales. Au palper, dans le-flanc droit et un peu en arrière, on sent la masse musculaire raidie sous la peau. Cette raideur existe aussi au niveau du sacro-lombaire. La pression du muscle provoque une légère douleur : en marquant les apophyses épineuses, on constate que la colonne décrit, de la 7° dorsale au sacrum, une courbe à convexité gauche régulière, distante de 2 centimètres environ de l'axe médian. La malade examinée debout et par derrière, présente l'attitude scoliotique ; le tronc est creusé à droite d’une concavité profonde. L'épaule et les fausses côtes se penchent vers la droite, tandis que le rachis dont les 7e et 8e dorsales font une légère saillie, décrit à partir de ce point une courbure dorso-lombaire à convexité gauche, dont le point culminant est au niveau des premières lombaires. Le poids du corps repose sur la jambe droite, jouant à elle seule le rôle de pilier, tandis que la jambe
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gauche prend l'initiative de la progression. La marche est difficile en raison de la raideur qui semble présider à tous les mouvements. Les cuisses et les jambes sont légèrement fléchies.
Bromure de potassium, douches froides chaque jour. Suggestion.
Le 16 octobre, le malade‘va mieux. Le 18 octobre, elle est à peu près guérie ; le 19 le redresement est complet.
Ogservariox (II. (In thèse de Landois)
Mlle C.., âgée de 12 ans 1/2, présente le développement de 14 ans. ÿ
Anñtécédents personneis. — Enfant lymphatique et arthritique, très grande. Quelques années auparavant, scarlatine compliquée d’endocardite légère, sans albuminure. Pleurésie à faible épanchement à gauche, fugace et rapidement résorbée. — Rhumatisme articulaire aigu sans complications car diaques. En 1884, âgée de 7 ans, je fus consulté, parce qu’elle se tenait sur un pied.
Depuis quelques temps cette fillette était très nerveuse, agacée, irritable et faisait continuellement des grimaces. Elle avait des tics dont ni réprimandes ni menaces ne pouvaient la déshabituer.
Examen à nu, debout, les talons rapprochés, les bras pendant le long du corps. Ce qui frappe d'abord, c'est une tendance à se tenir debout sur le pied gauche. Les fausses côtes gauches se trouvent rapprochées de la crête iliaque ; le thorax est aplati du même côté, bombé à droite ; l’épaule gauche est abaissée. De plus, ii existe une légère cyphose au niveau de la région dorsale, compensée par une ensellure considérable
hors de proportion avec la convexité cyphotique, en sorte que l'enfant vue de face semble porter un ventre énorme. Elle est difficile à examiner et remue continuellement ; elle est tellement insoumise que je me demandais au premier abord, si elle n'était pas au début d’une chorée.
Antécédents héréditaires. — Mère vivante, extrèmement nerveuse, a eu quelques attaques d'hystérie.
Père vivant très nerveux.
Trailement. — Affusions froides sur la colonne vertébrale suivies de frictions énergiques. Gymnastique vulgaire au trapèze et aux anneaux, séjour aux bords de la mer.
Guérison complète, sauf un peu d’ensellure.