CONCLUSIONS
De cette rapide étude, tirons quelques déductions pratiques en terminant. Nos conclusions seront les suivantes.
I. À côté des formes étendues et communes de contractures hystériques, il en est de localisées qui entrainent des attitudes vicieuses, simulant des affections organiques.
IT. C’est ainsi qu'il existe un pied-bot hystérique, et des déviations du rachis pouvant, suivant leur siège el leur forme, simuler le torticolis vrai, la scoliose, la cyphose. Il y a donc des torticolis, des scolioses et des cyphoses hystériques. |
II. La contracture peut porter sur les deux masses communes et fixer la colonne vertébrale rigide dans l'extension, simulant absolument le mal de Pott.
IV. Le diagnostic de ces manifestations hystériques peut cependant être fait, si l’on recherche avec soin les stigmates de la névrose, et particulièrement le tremblement spasmodique des paupières. L’intensité de la contracture, son mode de début sont encore des signes en faveur de la nature hystérique, signes que
mor confirme la disparition brusque par le sommeil hypnotique et la suggestion, ou l’anesthésie chloroformique.
V. Le pronostic n’est pas grave en général ; pourtant il est plus sérieux pour le pied-bot hystérique, surtout si l'affection a duré longtemps.
VI. L'Hypnose est un moyen de guérison rarement indiqué ; on tentera plutôt l’anesthésie générale. Et seulement alors, s’il persiste une attitude vicieuse, après guérison de la contracture, on pourra soulever la question d’une intervention chirurgicale.
VII. L'hydrothérapie et le bromure de potassium, le traitement général de l'hystérie, seront à continuer ensuite pour maintenir la guérison.
Vu : le Doyen.
BROUARDEL Vu par le président de la thèse, JOFFROY
Vu et permis d'imprimer, Le vice-recteur de l’Académie de Paris.