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gion de l'orbite. De ce côté, le soureil est abaissé, fait sur lequel Charcot avait déjà insisté, et qui permet de reconnaitre la nature hystérique de l'affection ; car dans le spasme qui accompagne la paralysie avec chute de la paupière, le sourcil du côté atteint reste toujours à son niveau normal, symétriquement disposé par rapport à celui du côté opposé.
Il peut aussi se rencontrer des contractures des divers muscles moteurs de l'œil proprement dits. Parinaud et Borel les ont particulièrement étudiées et discutées dans les annales d’oculistique de 1887. Quelques auteurs les admettent sous forme de paralysies associées ; mais 1] convient de remarquer avec Souques, que le scepticisme de beaucoup d'auteurs à cet égard estau moins permis, puisque jamais on n'est arrivé, Jusqu'aujourd'hui, à les reproduire par la suggestion hypnotique.
- Cependant, la contracture existe et n'est contestée par personne. Tantôt elle entraine des troubles de l'accommodation, de la micro-mégalopsie, de la polyopie monoculaire, du strabisme hystérique divergent où convergent et de la diplopie. MM. Ballet (1) et Raymond (2) ont même rapporté des cas de contracture frappant à la fois tousles muscles de l'æil, et donnant äinss Heu à une véritable ophtalmoplégie, mais dans
(1) Bazzer Revue de médecine, 1888.
(2) Ravmoxp. Société médicale des Hôpitaux, 1894 .
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laquelle on ne constate jamais la mydriase; c'est qu'en effet, les réflexes lumineux semblent ètre constamment conservés dans ces contractures hystériques des muscles de Fœil.
À ces contractures, il faut joindre encore celle du muscle diaphragne qui, selon quelques auteurs, ne serait pas très rare ; ce serait à cette contracture qu'il faudrait attribuer ie météorisme.
Il peut encore exister des spasmes douloureux articulaires, décrits sous la dénomination d'arthralgies hystériques. Charcot en a fait une étude approfondie, et, selon lui, « celle du genou est la plus fréquente de « toutes. Sur un total de 70 cas, l’arthralgie aurait. « occupé 38 fois le genou, 18 fois la hanche, 8 fois le « poignet, 4 fois l'épaule, 2? fois le cou-de-pied. » Il s’agit là de contractures spasmodiques localisées dans les muscles moteurs de l’articulation, ou tout au moins, nettement prédominantes sur ees muscles. Une des formes les plus connues de ces arthralgies est la coxalgie hystérique. Brodie, qui la étudiée avec soin nous dit que « la sensibilité morbide siège dans « l'enveloppe cutanée ; si vous pincez la peau, la « malade se plaint plus que si vous poussiez la tête « du fémur sur la cavité cotyloïde. »
Comme cescontractures peuvent persister fort longtemps, elles peuvent à la longue s'accompagner de lésions définitives, de troubles trophiques et vasomoteurs ; ainsi on a observé de l'amyotrophie, de
l'œdème, voire même quelques déformations osseuses ; mais ce ne sont là, à la vérité, que deraresexceptions, et le plus souvent, même après une durée très prolongée les muscles restent intacts et sans altération. Ce qui est plus fréquent, comme la , bien montré Charcot, c'est la rétraction fibro-tendineuse, qui peut faire persister un certain degré de déformation, incorrigible Sans une intervention chirurgicale.
Dans son mémoire, Blum a rapporté un fait très curieux, qui montre à la fois l'intégrité des muscles, la disparition de la contracture dans l’anesthésie chloroformique, et sa réapparition irrésistible au réveil ; le voici tel quele résume Grasset : « Une malade pré- « sente unecoxalgie hystérique : on la chloroformise « et on applique pendant le sommeil un appareil plà- « tré, laissant le pied libre. Au réveil, le pied se tord «en varus exagéré. On applique un appareil plâtré « tenant tout : le plâtre ne résiste pas à l'effort des « muscles et une contracture nouvelle et semblable « réapparaît. Un mois et demi après, nouvelle ehlo- « roformisation ; redressement ; on place la patiente « dans une gouttière de Bonnet. Un an après, on «enlève l'appareil : la contracture reparaît. Quelque «temps plus tard, nouvel appareïl plâtré renforcé par « des bandes silicatées, toujours appliqué pendant « la ehloroformisation. L'appareil est enlevé deux «mois après : la contracture se développe de nouveau. «Un mois plus tard, nouvel appareilavee attelle métal-