DEUXIÈME PARTIE
Suivant le plan que nous nous sommes tracé, nous étudierons maintenant sept Mucédinées végétant à la température du corps. De nombreux auteurs ont fait une étude complète de l’Aspergillus fumigatus et nous n'avons rien à ajouter à la description si parfaite du Sterigmatocystis nidulans donnée par Einau. Ces deux moisissures à pouvoir pathogène bien connu ne trouveront place dans cette étude que comme termes de comparaison avec les espèces suivantes. Les Sterigmatocystis nigra et carbonaria, virulents pour les uns, inoffensifs pour les autres, méritaient d’être examinés aux points de vue morphologique et biologique, pour en permettre la différenciation précise d'avec certaines formes voisines, dont les conidies sont également noirâtres ou noires. Les Sterigmalocystis lutea, fusca et le Pæcilomyces Varioti sont des Mucédinées peu connues ; le rôle pathogène des deux premières n’était pas encore démontré. Pour chacun de ces organismes nous donnerons, après quelques mots d'historique, l'aspect général et le développement sur les différents milieux de culture, l'optimum de température, les limites d’acidité et d’alcalinité, leur action sur les matières azotées et les hydrates de carbone, les résultats obtenus dans les inoculations au Lapin et au Cobaye, et nous terminerons par une courte diagnose avec les mensurations moyennes de diverses parties de l'appareil reproducteur.