‹ Étude de quelques moisissures thermophiles: (Aspergillus Micheli, Sterigmatocystis Cramer, Pœcilomyces Bainier)Chapitre 15 sur 40 · AVR · texte numérisé non relu

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Pour la soude, le pouvoir inhibitoire est de : 33,9 — 23,8 Te Per 12 X 0,002 Action sur les composés azotés. — Albumine d'œuf cuite.— L’Aspergillus y forme dès le troisième jour une petite tache bleutée qui s’accroit et passe au noir dans les vieilles cultures. Le milieu ne subit aucune liquéfaction.

Lait saturé de craie. — Un voile recouvre bientôt toute la surface. Le lait devient jaunâtre et transparent ; le vingtième jour, il est transformé en un liquide un peu visqueux et opalescent.

Caséine. — Le cube se délite en donnant un liquide trouble.

Action sur les hydrates de carbone.— (Résultats obtenus cinq jours après addition de la solution de ferments).

Saccharose.— Il y a interversion et la solution renferme par litre 19 gr. 6 (en glucose) de sucre réducteur.

Maliose.— L'augmentation du pouvoir réducteur et une déviation inférieure de 1° 46° au polarimètre indiquent le dédoublement de ce sucre.

Lactose.— Aucun changement ; avec la phénylhydrazine, uniquement formation de lactosazone.

Glucose.— Pas de production d'alcool, non plus que dans les cultures.

Empois d’amidon. — La gelée se liquéfie peu à peu, mais la liqueur obtenue reste toujours trouble ; elle contient après six jours 16 gr. 2 (en glucose) de sucre rédueteur par litre.

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Pouvoir pathogène.— L’Aspergillus fumigatus, comme nous l’avons vu, peut provoquer des affections virulentes et mortelles chez les sujets qui se nourrissent d'aliments végétaux, à la surface desquels on rencontre très souvent les conidies de ce champignon. Il peut déterminer chez l'Homme une pseudo-tuberculose assez fréquente chez les gaveurs de pigeons et les peigneurs de cheveux, d’après de nombreuses observations de RÉNON. Pour amener des : désordres graves, il est nécessaire que les conidies pénètrent en grande quantité dans les voies pulmonaires, et cette raison explique les limites restreintes de son champ d’action. Il est facile cependant de montrer par linoculation que l’Aspergillus fumigatus a un pouvoir pathogène bien marqué. Nous ne reviendrons pas ici sur les lésions expérimentales que décèlent l’autopsie et l'étude histologique ; nous renvoyons pour cette partie aux mémoires que nous avons cités.

Le Lapin et le Cobaye contractent facilement la maladie. Le Chien et le Mouton y paraissent réfractaires (Lucer): Le Singe se montre très sensible à la contamination aspergilienne(DiEuLaroY, CHANTEMESSE et WipaL). Les Oïseaux paraissent en général plus réceptifs que les Mammifères, et parmi eux, le Pigeon occupe à cet égard la première place. S'il est facile de provoquer l’aspergillose chez les animaux, longue à obtenir estla guérison des sujets atteints de cette maladie. Un traitement à base d’iode et d’arsenic produit une amélioration sensible ; mais aujourd’hui, dans la pensée que l’action pathogène était due à des toxines, on a cherché à remplacer par des sérums ces substances médicamenteuses. L’Aspergillus fumigatus introduit dans l'organisme agirait, non par le traumatisme occasionné dans les viscères où il se développe, mais par les poisons renfermés dans son protoplasme (endotoxines) ou excrétés au dehors (toxines ou agressines). KorziaR [50], en injectant à des Pigeons le liquide résiduel

SRE RUESS

d’une culture d’Aspergillus fumigatus, n’obtint la mort d'aucun de ces Colombins. Il en conclut que « d’une façon « générale l’Aspergillus fumigatus ne forme pas de toxine « dans les milieux où on le cultive ordinairement. » « Or ce « fait n'est pas une preuve suffisante pour une telle aflir- « mation. Si sensible, en effet, que soit le Pigeon à « l’action de PAspergillus fumigatus, il se peut que les « toxines auxquelles donne naissance la culture de cette « Mucédinée soient insuffisantes, à elles seules, pour « provoquer la mort d’un de ces Oiseaux à qui on les « injecte et que cependant elles existent et soient capa- « bles de déterminer un malaise passager, accusé seule- « ment par des variations thermométriques ». Lucer démontre son assertion, en injectant dans le torrent circulatoire d’un Lapin, 4 ce. d’un liquide soutiré d’une vigoureuse culture à 37°, et filtré sur porcelaine. La température rectale de 38°7 atteint progressivement, après huit heures, 40°6, pour redescendre ensuite ; d’autres essais furent aussi concluants. RÉNON ne trouve « pas « plus de toxines intra-cellulaires que de toxines extra- « cellulaires ; ou du moins s’il existe des produits toxiques « dans le mycélium, ceux-ci sont aussi incapables de tuer « les animaux que de les prémunir contre une nouvelle « inoeulation ». CarLo CEN1 et CarLo BEsra [14] retirent de l’Aspergillus fumigatus et de l’Aspergillus flavescens une toxine qui détermine chez les sujets d’expérience les mêmes symptômes que linjection des conidies ellesmêmes ; mais le mode d'extraction qu'ils emploient porte à croire qu'il s’agit là non d’un albuminoïde mais d’un principe chimique d’ailleurs non déterminé. Bonn et L. Gaurier [6] observent des phénomènes convulsifs, tétaniques et paralytiques après l’inoculation intra-veineuse ou sous-cutanée du liquide nutritif laissé au contact du mycélium pendant plusieurs jours. Dans des cultures analogues, Orro [65] ne rencontre aucune toxine, mais

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en traitant par l'alcool deux races italiennes d’Aspergillus fumigatus, il obtient deux extraits souvent mortels pour le Lapin et le Cobaye à la suite d’ingestion ou d’inoculation intra-péritonéale.

Que conclure de toutes ces assertions contradictoires, sice n’est qu'avant de parler d’immunité, il faut savoir si le champignon sécrète réellement des toxines, susceptibles après atténuation de faire naître dans l'organisme de nouveaux éléments de défense analogues aux stimulines de METSCHNIKOFF ou aux opsonines de WRIGHT ?

Caractéristiques de l’Aspergillus fumigatus Fresenius.

Couleur des cultures sur Raulin : 373 GC. des C. au quatrième jour.

Mensurations (en à) :

Contdiermr ST NE LE DUR LES Re DAS RAD NT ne ONE URR, Dabo ont ee RO € 6.3 à 7 Stérigmate (longueur)..:.......... 159 67,8

— (diambtre) eee 2 Fa 2,5 Conidiophore (hauteur)............ 150 à 300 —= (diam. moyen du pied) L°7 — (diam. moyen delatèête) 20

ee (diam. des filam.myc.). 2 à°3

Optimum de croissance : 37°-38°.

Pouvoir inhibrtotre : Acide chlorhydrique, 331. Acide azotique, 191. Acide sulfurique, 245. Acide oxalique, 126.

Potasse, 344. Soude, 404.

Ferments sécrétés : Caséase, invertine, maltase et amylase.

Pathogène : pour le Lapin et le Cobaye.

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