‹ Étude de quelques moisissures thermophiles: (Aspergillus Micheli, Sterigmatocystis Cramer, Pœcilomyces Bainier)Chapitre 2 sur 40 · INTRODUCTION — HISTORIQUE · texte numérisé non relu

INTRODUCTION — HISTORIQUE

Les premiers végétaux signalés comme parasites furent des moisissures que DEGNER [23] et P. S. Honrx [44] ont vu apparaitre en 1739 sur le corps de vieillards atteints de gangrène sénile. Mayer (1815) trouve un thalle parasite dans les sacs aériens, les bronches et les poumons d’un Geai. JæGEr (1816) découvre des moisissures vertes dans les cavités aériennes d’un Cygne, HeusiNGEr (1826) sur la face interne des sacs aériens d’une Cigogne, THgiLe (1827) dans les poumons d’un Corbeau, Owen (1833) dans les cavernes pulmonaires d’un Flamant, DEesLoncxamps (1841) dans les sacs aériens, les bronches, les os du bassin et les membres supérieurs d’un Canard Eider. A la même époque, RoussEAU et SERRURIER (1841) observent une moisissure verdâtre dans les poumons d’une Perruche et rapportent le premier cas de mycose relatif à un mammifère, le Cervus axis. En 1842, Müzzer et RETZIUS trouvent des moisissures dans les bronches et les sacs aériens d’un Faucon, ReinxarT chez une Oie, un Pingouin et un jeune Cormoran, RayEer et MonTAGNE dans les poumons d’un Bouvreuil, MAxEer (1844) dans le pus d’une otorrhée, ReMak (1845) dans les crachats d’un pneumonique, SLUITER (1847) dans une caverne gangreneuse d’un poumon, SPRiNG

(1848) dans l’un des sacs aériens d’un Pluvier. Charles

pis

Roi (1853) donne le premier une description détaillée de la Mucédinée qu'il a rencontrée dans les poumons et les sacs aériens d’un Faisan mort de phtisie; il la nomme Aspergillus nigrescens, mais lui refuse tout rôle pathogénique. La même année, GAIRDNER trouve une moisissure dans la plèvre d’un phtisique et KucaenmeisTER, en 1855, dans un cancer pulmonaire. Vircow (1856) publie un 1mportant mémoire contenant trois cas très soigneusement observés etdécrits de mycose bronchopulmonaire. Rivozra (1856) trouve des fragments de mycélium dans une tumeur pharyngienne du Cheval, et deux ans plus tard, Grüce et d'Upeken retrouvent des filaments identiques dans Îles voies aériennes d’un Aigle. Boucxarp aurait, d’après CaRviLLe, observé en 1866 des moisissures dans les poumons d’un Perroquet. Gürrt (1871) rencontre des filaments mycéliens dans l’oreille d’un Chien. Haye (1873) dans les voies aériennes d’un Canard, et HEUsINGER (1875) dans celles d’un Flamant. À la même date (1875), FRESENIUS décrit un Aspergillus trouvé dans les poumons d’une Outarde ; il le figure sous le nom d’Aspergillus fumigatus.

Rappelons encoreles observations de PEcx (1876) sur des Chevaux nourris avec de la paille moisie, de Zürn (1876) sur une Vache trachéotomisée, de GENERAL (1879), de BozzinGer (1880) et de Kirr (1881) sur des Pigeons, de MarrTin (1884) sur un Cheval amaigri. PERRoNcITO (1884) relate un cas d’aspergillose miliaire chez la Poule, et RœcKkL (1885), Praxa (1886) refont des observations identiques chez des Vaches. Après les mémoires de RôLz (1885), de Bizarb et Pommay (1887), DiguLaroY, CHANTEMESSE et Wipa démontrent (1890) que les gaveurs de pigeons

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