CONCLUSIONS
I. — Nos analyses thermiques sur les oxydes précipités ont montré, qu’au cours de la calcination, les transformations avec dégagement de chaleur sont des faits excep- {ionnels ; nous les avons seulement rencontré avec les sesquioxydes de fer et de chrome et l’oxyde de zinc. Il ne nous est pas possible d'admettre avec Bühm que ce dégagement de chaleur est dû au simple passage de l’état amorphe à l’état cristallin : l’alumine, la zircone, la silice précipitées à froid, qui sont amorphes ne donnent lieu à aucun phénomène exothermique.
En résumé : Fe?0, cristallisé devient rapidement à 4oo0 du Fe?045 également cristallisé.
Cr°O,$ amorphe bleu, se tranforme rapidement dans le vide à 700° en Cr°0. vert cristallisé.
Zn0, cristallisé passe, -à 300°, à l'état de ZnO, cristallisé.
IT. — L'analyse thermique nous a apporté de nouveaux faits permettant de comparer certains hydrates d’alumine naturels à ceux préparés au laboratoire.
L'hydrargylite, hydrate d’alumine à 3H?0, et l'hydrate précipité à froid se décomposent tous deux à 50°. L'hydrate à 2H?0 qui se prépare par précipitation à l’ébullition, se décompose à 2000, La bauxite, hydrate naturel à 1H?0, se décompose à 5000. Enfin l'oxydation de l’amalgame d’alumi-
nium donne naissance à de l’alumine chimiquement anhydre.
II. — L'analyse thermique a montré que le vert Guignet n’est pas un hydrate : c'est du sesquioxyde de chrome stable
très divisé; chauffé dans l'hydrogène, il conserve sa couleur vert-émeraude; traité par l'acide chromique, ou oxydé à Res : : 50.9 l'air, il donne naissance à du chromate de chrome, Cr O8 }
IV. — L’oxydation du sesquioxyde de chrome « conduit à un produit de formule CrO? dont l’hydrolyse donne un chromate Cr‘O ,°. En recuisant le Cr$O ,* entre 350° et oo! on
obtient un mélange de Cr‘O.? et de Gr?O*. À 45o°, cette
réaction se fait instantanément avec grand dégagement de chaleur, c’est elle qui provoque la transformation à l'air à 45o° du Cr°0,$ en Gr?06?.
IL existerait deux formes de Cr°O* que l’on obtiendrait respectivement par oxydation de chacune des deux formes de sesquioxyde de chrome.
V. — L'oxyde de chrome ferro-magnétique, dont la susceptibilité moyenne entre o et 200 gauss est dey— 6,6 X 10? (sensiblement égale à celle de la magnétite) aurait pour formule Cr$O? et semble être un état instable entre Cr°O °
et Gr‘O:?.
ŸI. — La susceptibilité du sesquioxyde de fer 8 reste constante depuis la température ordinaire jusque vers 600 (1), elle décroît alors brusquement, puis recommence à croître sensiblement vers 7000.
La susceptibilité de l’oxyde de chrome, constante de la température ordinaire jusqu’à 800°, augmente brusquement à celte température, passe par un maximum, pour diminuer après go0°. |
La mesure de la densité apparente de ces oxydes, jointe à celle des volumes de gaz occlus ou adsorbés, montre que l'état d'agglomération se modifie de façon discontinue aux
températures où nous observons des anomalies magnétiques. =
(1) Il s’agit bien entendu de la température de calcination, la mesure se fait à la température ordinaire.
TRANS DRMATIONS DANS LA GALCINATION DES SESQUIOXYDES 65 /
/ a CPC 13
| 12 Cro?2 15 Am |
CrsOR
Cr
O9 ge — >> Crs0y (Cr20 38) —7— > Cr5008
21/5 ii
6 1 5 5 CR20? gap ete | Verbguignét,
Cr?0ÿg b © a
Sels de chrome
Fig. 2r.
TABLEAU RÉSUMÉ DES RÉACTIONS D’'OXYDATION DU Cr?0* ET DE DÉCOMPOSITION DE CrO’
1. — Dans le vide vers 7000 avec grand dégagement de chaleur.