‹ Étude de quelques transformations observées au cours de la calcination des sesquioxydes de fer, de chrome et d'aluminiumChapitre 4 sur 16 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Er mesurant la susceptibilité magnétique du sesquioxyde de fer R. Wallach avait-constaté qu’elle variait avec le mode de préparation et la température de recuit de l’oxyde. Nous avons voulu vérifier ces résultats et voir si l’on observait des phénomènes analogues avec d’autres oxydes, C’est, en effet, un problème important de savoir si la méthode magnétique est capable dans ce cas de signaler des transformations qui n'auraient pas été décelées par les méthodes classiques ; l'analyse thermique différentielle, par exemple.

Nous avons fait nos expériences sur les oxydes précipités à froid et nous avons suivi leur évolution entre la température ordinaire et 1.000° environ au moyen du galvanomètre différentiel enregistreur Saladin-Le Chatelier. Les mesures de susceptibilité étaient faites avec la balance magnétique Curie-Cheneveau.

Cette étude nous a conduits à préciser différents phénomèe-

nes intéressants au sujet des oxydes de fer, de chrome et

d'aluminium, par exemple, la transformation avec incandescence des oxydes de fer et de chrome, nous avons aussi cherché à expliquer pourquoi le passage du Cr?0,5 bleu au Cr?O$* vert se faisait dans l'air à une température plus basse

que dans le vide ou dans un gaz inerte; nous avons dû pour cela refaire une étude des chromates de chrome, ainsi que du vert Guignet et de l’oxyde de chrome ferro-magnétique, tous encore bien mal connus.

Dans l'interprétation de nos résultats, nous avons tenu compte des diagrammes de rayons X publiés récemment par Bühm et par Hedwal sur quelques-uns des corps que nous avons étudiés ; malheureusement beaucoup de diagrammes n’ont pas encore été faits et nous n’avions pas à notre disposition les moyens d'appliquer cette technique à notre travail ; nous le déplorons car nous aurions pu très probablement obtenir ainsi d’utiles vérifications. Qu'il me soit permis en. terminant d'exprimer toute ma reconnaissance à M. Georges Chaudron, sous-Directeur du laboratoire de chimie minérale au Collège de France qui n’a cessé de me prodiguer ses conseils et ses précieux encouragements.

Je tiens à témoigner ma vive gratitude à M. Henri Le Chatelier, membre de l’Institut, qui a eu l'extrême obligeance de présenter à l’Académie des Sciences quelques-uns des résultats contenus dans ce travail, à M. C. Matignon, membre de l’Institut, professeur au Collège de France, qui a mis à ma disposition les ressources de son laboratoire, à MM. les professeurs et préparateurs de l’Institut de Chimie de Paris qui m'ont initié à la pratique du laboratoire et m’ont encouragé à poursuivre des travaux originaux. Je veux encore remercier ici MM. Damiens, professeur à l'Ecole de Pharmacie, Chevallier, préparateur au Collège de France et Orcel, assistant au Muséum, pour les conseils qu’ils ont eu l’occasion de me donner.

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