‹ Étude démographique du divorce et de la séparation de corps dans lesChapitre 35 sur 112 · CHAPITRE V. — DBS MVORaS SAKS LES QR/U^DBS VILLES · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. — DBS MVORaS SAKS LES QR/U^DBS VILLES

is

Tableau XVIL

Fréquence des divorces dans les grandes viOés^

Popolation sédentaire.

Pour 1,000 mariages,

combien de

divorces prononcés

pendant la période indiquée*?

P^péfCiott des

divorces daiu

le pays on

Ib trouve

cbalind tille*

Bimelles. .

Belgique.

Liège. • • .

Gand. • • .

Anvers . . .

La Haye . .

Pays-Bas.

Rotterdam .

Vienne^ • .

Autriche.

Prague^ . •

Berlin . • .

Prusse. .

Cologne . .

Breslau. • .

Munich. . .

Bavière .

Francforl-s.-l.

San-Francisco

États-Unis .

Stockholm •

Suède • •

Christiania .

Norvège .

Copenhague.

Danemark

Bucarest • .

Roumanie .

iO.6

1. II ne s^agit dans ce tableau que des divorces prononcés définilivement; les séparations de corps n*y sont pas comptées.

Dans les périodes indiquées, les termes extrêmes sont inclus; ainsi 1865-74 forme une période décennale.

2. Les chiffres de cette colonne sont ceux de notre tableau I ; on trouvera dans ce tableau à quelle période ils se rapportent ; c'est généralement à la période IS?!-^, tandis que, le plus souvent, nous avons dû nous contenter pour les villes de la période 1855-74 (dix ans). Comme la population des divorces va généralement en augmentant, il en résulte que généralement les chitîrfs relatifs aux villes sont un peu plus Êûbles que s*ils se rapportaient à la période étudiée dans les États correspondants.

3. Le nombre relativement faible des divorces à Vienne s'explique par la clause de la loi.autrichienne qui interdU le divorce aux catholiques. Or les 65,612 mariages conclus pendant la période considérée se décomposaient ainsi qu*il suit au point de vue de la religion des flancés :

Célébrés par des prêtres catholiques .•••••• 69,646

— grecs catholiques • • . • 69

— grecs orientaux • • • • • 110 — - luthériens , « 2,478

— calvinistes. « 448

— Israélites 2,6S5

autorité civile 2H

Si nous ne tenons compte que des mariages susceptibles de se terminer par divorce (et c'est évidemment ce qu'il faut faire pour ôre logique), c'est-à-dire des mariages non catholiques, nous trouvons le rapport suivant : Pour 1,000 mariages non catholiques^ combien de divorces f \^.'l.

4. La même obseryation s'applique à Prague : Sur 1,000 mariages non catholiques^ combien de divorces M5.85.

Gand et Anvers (villes flamandes) ont moins de divorces que la Belgique, mais en ont beaucoup plus que leurs provinces respectives. (Voyez tableau XV.)

J*ai déjà montré plus haut que, dans les catholiques Flandres, les divorces sont rares. L'exception n'est donc qu'apparente.

En France, on ne compte pas à part les séparations de corps suivant rhabitat. Mais l'influence des villes sur la fréquence des séparations n'en est pas moins évidente. C'est elle qui fait que les départements delà Seine, des Bouches-du-Rhône, du Rhône, de la Gironde, et probablement aussi celui de la Loire-Inférieure, comptent un nombre de séparations de corps supérieur à celui de leurs provinces respectives, (voyez le tableau XVI).

La Haute^Garonne se ressent aussi visiblement de la présence de Toulouse (1).

1. Eiuiit des vWlt» secondaires, — Celte étude n'est possible, à ma connaissance, qu'en Bavière. Encore ne peut-elle y être faite d'une façon pleinement satisfaisante, et nous ne la citerions pas si nous ne tenions à être aussi complet que possible. Voici comment, dans ce royaume, on doit diviser les villes au point de vUe de la fréquence du divorce :

l» Villes dt 100,000 habitants au moins. — 11 n'y en a que deux en Bavière; ce sont Munich et Nuremberg (encore Nuremberg n'a-t-ii atteint ce chiffre que depuis peu). Toutes deux présentent, conformément à la règle ci-dessus démontrée, une fréquence du divorce exceptionnelle : trois ou quatre fois plus forte que celle des campagnes bavaroises.

2« Villes de moins de 100,OUO habitants. — Les villes bavaroises de 25 à 60,000 habitants (Furth, Wurzbourg, Âugsbourg et Ratisbonne) ne se distinguent pas par une fréquence exceptionnelle du divorce. Elles se rapprochent, sous ce rapport, de la moyenne des petites villes, c'est-à-dire d'un chiffre parfois supérieur à la moyenne des campagnes; mais en somme peu élevé.

G*est ce qui nous parait résulter du tableau suivant, dont nous ne cachons pas d'ailleurs rimperfection ; il est visible que les chiffres dont nous avons dû nous servir sont trop faibles pour offrir quelque stabilité. Ceux qui concernent Munich, Nuremberg, et les résultats généraux des dernières lignes, ne varient pas d*une période à l'autre, et peuvent être acceptés pour bons. Quant à ceux qui concernent Augâbourg, Wurzbourg, RaUsbonne et Furth, ils ne doivent être admis qu'à titre d'indication : ils montrent, en effet, que les divorces sont rares dans ces quatre villes, mais cette faible fréquence né peut être encore fixée par aucun chiffre.

Tableau XVIU.

Bavière. — Fréquence du divorce dans la villes.

Population Sar 1,000 mariages,

recensée combien de divorces?

L— Grandes villes.

Munich (Haute-Bavière) 169,693 18 14.8

Nuremberg (Moyenne-Franconie) 83.214 12 7.7

U. — YilUs de 25 à 60,000 traitants,

Augsbourg (Souabe) 51,220 5 1.5

Wurzbourg (Basse-Franconle) 40,005 2 »

Ratiabonne (Haut-Palatiaat) 29,185 3 6.3

Furth (Moyenne-Francoaie) 24.577 9 2.4

m.— Moyenne des ville» de moins de 30,000 habitants • . • 8 5.9

IW ,-~ Moyenne des campagnes ...»•• 5.7 4.3

Page 1