‹ Étude démographique du divorce et de la séparation de corps dans lesChapitre 66 sur 112 · EXTRAIT DES ANNEXES · texte numérisé non relu

EXTRAIT DES ANNEXES

DANS LES DIFFÉRENTS PATS DE l'EUROPS

Parmi les auteurs qui se sont récemment oocapés du divorce, H en eait i^ qui n'aient eite des doonments statistiques plus on moins nombreux.

Mais ce n'est pas tout que citer des chiffres ; il faut en tirer parti. I! est très peu instructif de savoir qu'il y a eu dans le Wurtemberg i33 divorces en iSÎS et quMl y en a eu pendant cette année 181 en Danemark. C'est seulement lorsqu'on a mis ces chiffres en rapport avec une série d'antres qu'on en peut tirer quelque conclusion. Ce travail est pénible, délicat et mal récompensé, car le lecteur n'en sait généralement aucun gré à l'auteur. Mais si ingrat que soit ce labeur, il est indispensable.

Je ne crois pas qu'avant la présente Élude^ il ait jamais été poussé bien loin. La plupart des auteurs qui ont récemment écrit sur le divorce se sont contentés de citer une masse plus ou moins indigeste de chiffres absolus. Très peu ont entrepris de mettre ces documents en œuvre.

Et pourtant, c'est le seul moyen d'arriver à la vérité.

M. Laferriëre, président de section au Conseil d'État, en a fourni la preuve complète par une série d'erreurs plus ou moins lâcheuses qu'il a publiées par le journal le Temps en mai et juin 1882.

Si je m'en prends spécialement à cet auteur, c'est qu'il a eu du moins le mérité, grand à mes yeux, de placer la question sur son véritable terrain.

M. Laferrière commence par le déclarer hautement : € On ne peut nier que la situation des époux séparés ne soit plus douloureuse, plus asservie, plus immorale (1) que celle des époux divorcés. » Mais le législateur a charge d'âmes ! 11 ne doit pas se laisser attendrir par tel ou tel cas particulier. Les intérêts de la société doivent seuls passionner son cœur.

Examinons donc si les intérêts de la société seront lésés par le divorce.

I]n démographe ne peut qu'applaudir à de telles paroles. Car, lui aussi, ne s'attache qu'aux intérêts généraux de la société, et ferme les yeux sur tel ou tel malheur particulier.

Mais voici qui est mieux encore. Gomment M. Laferrière pense-t-tl distinguer si le divorce nuit à la société ? C'est par Tétudo des documents statistiques. Cet auteur, on le voit, est digne d'un examen particulier.

Mais, hélas I ici s'arrêteront les éloges que nous aurons â lui décerner.

Il ne demande qu'à s*mstruire par les documents statistiques; mais ces documents il ne les a pas ; il ne sait même pas se servir de ceux qu'il possède. Aussi cherche- 141 à deviner les faits statistiques plutôt qu'à les observer. Inutile de dire qu'il se trompe lourdement presque à chaque coup.

!• Ce mot se trouve deux lignes plus haut dans le texte de l'autei^r.

Ai^ at( rtMwr ; DéUcber ce cartoa au moment de la leUare et le détralre*

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