CHAP. XX. — PRÉQUBNGB DU DIVORCE ET DURÉE DU MARIAGE
Mais il n*e8t pas vrai de dire que 1,000 mariages annuels de veufs supposent un^ population de veufs remariés à peu près égale à la population de mariés eu premières i^oces que supposant; 1,000 m^iriages annuels de oéUbatairos. En effet, les célibataires se marient vers vingt-cinq ou trente i^ps, et les ménages quMls fotz ment durent très longtemps; aussi lorsque, dans un pays, il y a 1,000 de ces mariages par an, on peut supposer que la durée moyenne des ménages est de vingtcinq ou trente ans, et que par conséquent il y a actuellement dans le pays 25 ou 30,000 ménages provenant de mariages en premières noces.
Au contraire, les vents sont ibrcément vieux ; la plupart des mariages en secondes noces ont done lieu vers quarante ans ; la durée des ménages qu'ils forment n^est en moyenne que d'une douzaine d'nnnées ; ainsi, si un pays compte 1,000 mariages en secondes noces, on ne doit pas attendre qu'il compte en moyenne plus de 12,000 ménages provenant de mariages en secondes noces.
Ainsi le rapport d 5 divorces pour 1,000 ipariages en premières noces » signifierait 5 divorces pour 25«000 ménages en premières noces ; tandis que le rapport f 5 divorces pour 1,000 mariages en secondes noces i signifierait 5 divorces pour 12,000 ménages en secondes noces. C'est assez dire que ces deux rapports n^ont pas du tout la même signification, et qu'ils ne sont pas comparables (1).
Aussi je suis convaincu que j'aurais trouvé des résultats très différents de ceux qui précèdent, si le recensement nous disait le nombre des veufs remariés vivant au jour du recensement en Italie, et que j'eusse pu calculer les rapports suivants : a Sur 100,000 ménages en premières noces, combien de séparations annuelles? » d'une part; et d'autre part: c Sur 100,000 ménages en secondes noc^s, combien de séparations ? »
Ainsi la conclusion qui précède ne doit pas être admise sans de fortes réserves. Je la formule surtout pour appeler de nouvelles rechercbes sur ce sujet.