‹ Étude démonstrative de la langue phénicienne et de la langue libyqueChapitre 15 sur 66 · II. AI tu scias nunc, drliinc latinè jam loquar · texte numérisé non relu

II. AI tu scias nunc, drliinc latinè jam loquar

Sorvom berdè te esse oportet et iiequam et malum, lloniinrm (leregrinum alquo advmamqui irrideus!

ir»

A part le 35« vers, que je prcfÎTC lire, avec M, Vex, ffannon heerharede nnek,

ff ^nnon Mathumhal, filius Cor/A/rÿinif cyo ( roir scs expllc. De punieh plaulinis melelemofci,

;« DE LA LANGl E PHENICIENNE

Lipsiæ, p. 30-33 ), je n'ai ancunc observation à faire jasqD’anx vers 42 et 43, Mais ici je ne puis passer outre. Geseniusmel Mibar bocca, quo noppiif», tandis que Plaute a rendu le son par misera 6wera ; ce son ne se retrouve pas complètement dans la leçon de Gesenius. D'un autre c6té. la question qu'il met dans la Itouelie d'Hannon est-elle bien naturelle dans la préoccupation de ce personnage? Ne le détourne-t-elle pas de son but, contre toute vraisemblance? Je pense qu'on doit lire de préférence : ,n; ■'T’2, miser bô ca, per'grinua veniens hùc, ce qui est conforme

à la situation et correspond littéralement à la locution pereijrinum AuvcisaH qu'on trouve plus loin, au vers 71. 'Vt" se rencontre dans te verset du psaume 60 ; ’nrrS *ri"rt ■'f '2 percÿrinua factM sum, etc.

V. 46. — Le pluriel masculin rufen, proposé dans ce cas par Gesenius, ferait esception à la forme sous laquelle ce nombre sc présente dans le reste de la pièce; le manuscrit de lîome portant ru/’ren, n'est-il pas plus judicieux de penser que c’est une altération de ruftim?

V. 50. — Muphursa, rendu par explirationem , n'aurait pas, ce me semble, lieaucoupde sel. Ne peut on pas supposer qu'Hannon, indigne du persill.vge de Milpbion, répond ironiquement à son tour, lor.squ'on lui ilemande te qu'il est venu chercher dans cette ville : Le port, y'ZZf A quoi bon en effet une réponse sérieuse, puisqu’elle devait vire Irai estie |rar l’impudent interprète? Aussi, un peu ajirès, lorsque Agorasiocle s’enquiert de ce qu'il a dit. il s'empresse d’ajouer, en jouant sur le nom de Milpbion ( pour îSnS dnrens. avec le mrs suflixe formatif des noms propres ) : Le dnrleur vont l'apprendra. C’est le premier degré de son mcconteutement, dont nous allons suivre la rapide progression.

V. 54. — Ce passage a grandement embarra.ssé les commentateur#, du moins pour la première partie, car la seconde, li minuchvl, me |Mirait à l'abri de toute controverse. Le texte de la première proposition présente plusieurs variantes; voici celles qui sont citées par Gesenius.

Bx. llriOEi.a. — Ledeh rlaheonanam ;

ItoM. — Laecb lachananim ;

Lies. — Lalech lacJt an» m ;

Ed. Pbixc. — Lalecb labeana ni.

Saumaise, dans une note rapportée par Gronovius, dit ; Lalerh lib canani.

Gesenius adopte, avec Bellcrmann et Tychsen, la leçon de l’ancien manu.scrii de Rome, et, de même aussi que ces deux auteurs, U pense qu’il s'agit d'une formule d'imprécation qui se retrouve contractée an vers 33 de la scène suivante, Larhanam, mais il n’accepte pas leur version et il propose celle-ci : D'ttriV abi ad miséricordes! • Chananim, ajoute-t-il, tnisericordes viden-

• tur dii appcilati, de quibus verlto ]:n perstepè utunlur Poeni, neque ineptum est cum ad deo-

• rum misericordiam deiegari quem humanâ ope carere jubemus. » J'avoue en toute humilité que je ne suis point touché de cette considération, et je m’étonne qu'on ait été si loin chercher un sens douteux, quand on pouvait en trouver un si bien approprié à la circonstance dans le texte littéral de l’édition princeps, Lalech lab chanani, c’est-à-dire, non libi cor commiserant

tS "ihMS. Cette exclamation découle de la déclaration faite plus haut, Peregrinut

• advena ; Je vous ai dit que je suis étranger, que j’arrive d'un pays lointain, et vous vous jouez « de moi! Votre coeur reste fermé à la commisération! • C’était là, dans les moeurs de l'antiquité . une conduite impie, car il est dit, dans le p.saume 146, v. 9, que Dieu même prend les etrangers sous sa protection. Aussi cette pensée se reproduit.elle lorsque ilannon éclate et qu’il s'exprime en latin :

Servom hercle to oportet cs.so et noquam et malum,

Hominem perogrinum atquc advenam qui irrideas!

V. 57. — Geseoios dit, au sujet de sa leçon Palu me rega datho ou dalham : • In singulis nihil

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ET DE LA LANGIE LIBYOLE.

- dirrimltatU »al, prætcrqaam in voce np', qu» latinè rjo soripla «si. ex siiigulari Poenoruin • proDondandi ralione, qoâ p et : s.'cpè molliùs erreront, etc. >

On lèverait peut-être cette dirficolté en rapportant rega à la racine ahuiidal ; nttrum. fudm abundal rog$itio ejtu! ce qui serait une antijihra.sc ironique faisant en même temps allusion à la multiplicité des eiplieations sueceasivement données par Milphiun et à leur inanité. La mise du verbe au masculin, tandis que le sujet est féminin, n’a rien de trop insolite pour s’opjioser à cette leçon, surtout lorsque le verltc précède.

V. 63. — En rendant JftipAonnium sucoraAtm par s.Tspc an'Sîr:, Cesenius donne deux sons différents à la même terminaison en : il s’appuie avec, raison, pour le premier mot, sur l’exemple de Sgliohom, anSsf, sc. I, v. i. Mais, pour justifier l'autre, il se fonde sur une leçon do second vers de la première scène, que je crois avoir prouvé être inexacte, savoir : nrt’iaTO, et à laquelle j’ai substitué D’xaTC. Cette dernière analogie n’existe donc point réellement-, au contraire, dans toute la pièce, la terminaison im est l’exposant du pluriel masculin. Il ne me semble pas necessaire de changer Ici cette signilication, et je crois qu’il est plus rationnel de considérer suroraAt'm comme on simple pluriel, de même qu’au vers 4 de la I” scène, aiontm préci-dé de silobom.

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