CONCLUSIONS
1° L’arthrite à pneumocoques est rare. Elle est plus commune chez l'enfant que chez l'adulte, chez l’homme que chez la femme.
L'infection se localise aux lieux de moindre résistance ; le traumatisme et les atteintes articulaires antérieures sont les facteurs étiologiques principaux.
2° Elle évolue le plus souvent avant, pendant ou après une pneumonie. Quelquefois, l'infection part d’un foyer extra-pulmonaire. Enfin on observe des cas d’arthrite primitive.
3° L’infection se propage par voie sanguine.
4° Ce sont là des arthrites monoarticulaires des grandes articulations. Les lésions sont en général limitées à la synoviale et au cartilage. L’exsudat est le plus souvent purulent.
Nous
5° Dans la symptomatologie deux signes à relenir : la circulation collatérale et l’æœdème blanc périarticulaire.
6° L'évolution est aiguë, le pronostic sérieux.
7° Le traitement se résume à ceci : dans quelques cas la ponction unique ou répétée, suivie ou non de lavages de l'articulation peut suffire ; le plus souvent l’arthrotomie sera nécessaire. Elle devra être suivie, soit de l'application de la méthode de WizLems, soit du drainage avec immobilisation de courte durée. Mobilisation secondaire aussi précoce que possible.
Vu Pour le Doyen L'Assesseur,
Jeax LÉPINE.