‹ Etude des Arthrites à Pneumocoques et en particulier des Arthrites PrimitivesChapitre 5 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les travaux contemporains ont montré que presque toutes les maladies infectieuses peuvent s'accompagner de localisations articulaires, jadis improprement appelées arthrites rhumatismales.

Sans être très fréquentes, ces arthrites s’observent dans la pneumonie. On connaît même des cas où, en dehors de toute pneumonie, le pneumocoque s'est fixé primitivement sur une articulation.

L’arthrite pneumococcique est connue de longue date car les complications articulaires de la pneumonie ont été signalées bien avant la découverte du microbe de TaALAmon-FRAENKEL, qui remonte à 37 ans déjà.

L'histoire de ces arthrites peut être divisée en trois périodes :

1° Cas douteux sans preuves bactériologiques. — GRisoLLe (1864) semble être le premier à avoir signalé les complications articulaires de la pneumonie. En 1880, Doréris observe une arthrite pluriarticulaire au cours d’une pneumonie. Mais l'agent pa-

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thogène étant encore inconnu tous ces cas sont éliquetés «arthrites rhumatismales ».

En 1881, BoucnaArDp constate une arthrite de l'épaule chez un pneumonique et, en faisant un examen microscopique du pus, i trouve «une infinité de points que le violet de méthylaniline colore fortement ; quelques-uns sont allongés et ressemblent à de très courts bâtonnets ». C'est déjà l’existence du pneumocoque soupçonnée avant sa découverte.

2° Cas certains avec preuves bactériologiques. — La découverte du pneumocoque, en 1883, apporte enfin la certitude dans la pathogénie de la pneumonie et de ses complications. Cependant, ce n'est qu'en 1888 que WeicnsELBAUM signale la première observation d’arthrite à pneumocoques certaine avec preuves bactériologiques.

Viennent ensuite les cas de : Monrr (1889) ; Prc- QUÉ et VEILLON (1891) ; Caantemesse (1891) ; Juvi- GNY (1894), etc. \

Mais jusque là on ne trouve que des observations d’arthrites évoluant au cours d'une pneumonie.

3° Cas d’arthrites primitives. — L'année 1896 marque une nouvelle étape dans l’histoire de ces arthrites car elle apporte le premier cas d'arthrite primitive qui est celui de GRIFFON.

Après lui, Wipaz et Mescay (1896), Wipaz et LEsné (1898), Mac Doxazp (1898), Brzzines et PRE- BLE (1899), Barnarp (1902), SEecrÉ (1904), For-

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NACA (1905), PasrTeur et CourTAuLzr (1906), Mac Conrpicx (1910), publient de nouveaux cas d’arthrites à pneumocoques primitives.

À l'heure actuelle, la littérature médicale possède sur cette question des documents assez nombreux. Cependant, comme nous le verrons en étudiant l'étiologie des arthrites pneumococciques, c’est une affection rare, très rare même en tant qu'affection primitive évoluant sans autre localisation du pneumocoque.

C'est cette rareté qui nous a semblé mériter de consacrer ce modeste travail à l'étude des arthrites à pneumocoques et de rapporter un nouveau cas d'arthrite primitive chez l'adulte, le premier publié depuis 1910

Nous compléterons cette observation par une étude d'ensemble en insistant plus particulièrement sur les caractères des arthrites primitives.

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