Conc. Valic, cap. 'f
le ciel et sur la terre des choses si grandes, si incompréhensibles, que nul n'en saurait pénétrer les merveilles. Si les œuvres de Dieu étaient telles que la raison de l'homme pût aisément les comprendre et les mesurer, elles cesseraient d'être merveilleuses et ne pourraient être appelées ineffables 1. »
D'autre part, si Dieu a tenu à nous révéler quelquesunes de ses merveilles, et plus que nous ne pouvons comprendre, ce doit être pour notre bien et par amour pour nous. C'est là un bienfait que nous ne saurions mépriser sans une grave offense envers Lui, car il nous enrichit sans rien nous ôter.
De même que la grâce de Dieu ne détruit pas notre nature, mais seulement la complète ; ainsi la science de Dieu complète, sans la détruire, la science de l'homme. Au-dessus de nos connaissances sensibles, il y aies connaissances de la raison ; au-dessus de celles-ci, les connaissances par le témoignage humain, et tout au sommet les connaissances par le témoignage divin. Or ces quatre étages se correspondent et s'harmonisent sans se confondre, en se complétant mutuellement. L'édifice des sciences a une base sensible et matérielle, un corps raisonnable et humain, et un couronnement divin, semblable à la statue aux pieds d'argile, au corps de bronze et à la couronne d'or.
Dans cet ordre et cette hiérarchie, il nous est impos- Rien sible de découvrir rien d'humiliant pour la raison hu- liant ni
. de
maine, ni rien de gênant pour la liberté du savant gênant. catholique.
Dans chaque domaine des sciences, il entreprend et poursuit à son gré ses laborieuses recherches, avec ses propres méthodes et ses lumières propres, nous l'avons déjà dit. L'Eglise ne lui demande que de ne pas empié-