‹ Etude des conceptions actuelles sur la pathogénie et le traitement de l'asthme des foinsChapitre 10 sur 19 · IT. — TRAITEMENT SYMPTOMATIQUE · texte numérisé non relu

IT. — TRAITEMENT SYMPTOMATIQUE

Si nous considérons maintenant la maladie en évolution, le traitement des symptômes nous donne quelques résultats qui ne sont pas négligeables. -

Le port de lunettes à verres fumés ou à verres jaunes, calme souvent l'irritation de la conjonctive; en outre, il empêche la photophobie dont se plaignent si souvent les malades. L’obstruction nasale ainsi que le prurit sont justiciables de la cocaïne qui réussit bien habituellement; cependant ne eraignons que son emploi intensif par les malades ne les amène imsensiblement à la cocaïnomanie. On

a aussi conseillé l'atropine à titre d’antispasmodique; la

sensibilité inégale de l'organisme vis-à-vis de ce médicament en rend l'emploi souvent délicat et peut causer quelques ennuis. | |

Les pulvérisations intra-nasales d huile goménolée, d'huile de vaseline constituant, à la surface de la mu-

Jueuse ue sorte de vernis protecteur dans lequel le polé

len est inactif, ont été aussi utiliséés, mais leur durée de protection est assez courte. s

Contre l’hydrorrhée nasale on a employé l’adrénaline en solution à 1 pour 5.000. Lermoyez a signalé justement les dangers d'intoxication. L'usage de ce médicament, malgré ses bons effets immédiats, nous paraît peu à conseiller, car la vaso-dilatation consécutive est considérable.

La médication arsénicale étant indiquée dans le traitement de l’asthme nous l'avons utilisée dans deux cas d'asthme des foins. Nous nous sômmes adressé à l’ansenic sous forme d'hectine dont on avait vanté les effets heureux: les symptômes dyspnéiques nous ont pau moins violents, mais le coryza mous a semblé peu influencé. Cependant ce médicament, d'emploi facile, peut être utilisé comme adjuvant d’une médication plus active.

III. — TRAITEMENT CURATIF CHIRURGICAL / Le traitement classique par la galvanocautérisation semble être la méthode de choix. Elle a donné souyent des succès. Ces cautérisations sont pratiquées, si possible, quelques jours avant les premières atteintes du mal. Un malade qui a eu des crises pendant les années précédentes, + sait généralement, à quelques jours près, quand il commence à souffrir; on explore alors la sensibilité de la muqueuse nasale; les point dont l’attouchement provoque des éternûments sont cautérisés. Dans quelques cas particuliè- -rement heureux, une seule séance suffit pour la période annuelle d’asthme, mais souvent il faut répéter DORISRIS fois la cautérisatign pour arrêter les crises. , S'il y a des malformations intra-nasales, déviations, éperons de la cloison, queues de cornets, polypes, la résection

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IN ou l’ablation suffit quelquefois pour guérir définitivement le malade; mais même dans ces cas l’insuccès n’est pas

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