‹ Etude des conceptions actuelles sur la pathogénie et le traitement de l'asthme des foinsChapitre 16 sur 19 · LE · texte numérisé non relu

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La méthode manquait de rigueur scientifique: la quantité de pollen inhalé était mal connue, la durée utile du traitement peu déterminée ; cependant les résultats obtenus par l’auteur paraissent encourageants.

Récemment, Noon et Freeman ont réalisé des expériences plus probantes et imaginé un procédé beaucoup mieux réglé

[ls, préparent, suivant le procédé de Dunbar, un extrait de Phleum pratense : la quantité de toxalbumine de l’extrait est déterminée par le nombre d'unités par centimètre cube. Cette unité correspond par 1/10.000.000 de gramme de pollen.

Les malades à vacciner n’étant pas en état de crise, 2 vérifie le diagnostic par l’ophtalmo-réaction ou la cutiréaction. L’ophtalmo-réaction indique en unités la sensibilité de chaque sujet: l’expérience a prouvé aux auteurs qu'elle ou de 4 à 170 unités.

Le traitement est commencé plusieurs mois avant les crises ; Noon indique d’injecter, pour la première fois, trois fois moins d'unités qu’il n’en a fallu pour provoquer l’ophtalmo-réaction® la seconde et la troisième injection ne doivent être que la moitié de la première; la quatrième, cinquième, la sixième, sont le double de la première ; un intervalle de huit à dix jours doit être mis entre chaque injection. ue D

Pour prendre un exemple concret, supposons un malade ayant eu une ophtalmo-réaction positive avec 18 unités, la première injection devra être de six unités; la deuxième et la troisième, de 3 unités seulement; la quatrième, la cinquième, la sixième, comporteront, 12 unités chacune. Pendant toute la durée du traitement, l’ophtalmo-réaction sera pratiquée obligatoirement avant chaque injection et aussi dans l'intervalle pour contrôler efficacement les progrès de la désensibilisation. Un assez grand nombre de person-

nes, atteintes de fièvre des foins à forme asthmatique, ont subi cet essai et, dans la plupart des cas, la sensibilité a été grandement diminuée.

Les résultats obtenus avec cette méthode sont donc très intéressants. Le grand reproche à lui faire est sa difficulté d’application. Cependant, actuellement employée dans le traitement de cas d’asthme, d'autre origine, elle donne des succès nombreux.

On voit par ce qui précède, que la thérapeutique de l'asthme des foins, grâce à la sérothérapie et à la désensibilisation| par vaccination, est devenue d’une efficacité plus grande surtout dans ces dernières années: on peut, avec quelque vraisemblance, espérer qu’elle s’améliorera encore et que la fréquence de cette pénible affection ira peu à peu

en diminuant. \

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