‹ Etude des divers systèmes de constructions en ciment arméChapitre 10 sur 35 · MURS · texte numérisé non relu

MURS

En associant deux cloisons du genre de celles que nous venons de décrire, entrecroisées par des ossatures de fer et ciment, on obtient des murs légers et bien isolants.

Avec des cloisons jumelles, en briques de 50 millimètres d'épaisseur, armées d'épines-contreforts, M. Cottancin élève des façades de maison à six étages, avec planchers capables de supporter telle charge qu'on le désire.

Quand on n'a pas besoin d'une aussi grande résistance, on n'emploie guère les cloisons en ciment armé (1). Si l'on ne veut pas se contenter

(1) Au contraire, dans certains cas, où on a besoin d'une résistance énorme, on peut non seulement employer des cloisons en ciment armé, mais même faire en béton armé des murs épais et massifs, comme l'indique, pour les escarpes et les contre-escarpes les plus exposées aux coups, M. le capitaine Boitel, dans une intéressante étude des

de murs ordinaires en maçonnerie, presque toujours plus économiques que le ciment armé, on peut employer ce dernier pour les parties que Ton fait d'habitude en pierre de taille, bois ou fer : encadrements de portes et de fenêtres, linteaux de baies (on en fait de 8 et 10 mètres)

Parfois on fait en ciment des piliers suffisamment espacés, et Ton remplit les intervalles avec de la maçonnerie de briques ou de moellons. Et ceci nous amène à parler des piliers isolés.

Mais auparavant nous devons dire que les revêtements des cloisons et des murs, à l'intérieur ou à l'extérieur des habitations, se font comme ceux des murs et cloisons ordinaires : on peut appliquer sur le béton toutes espèces de crépis, stucs, badigeonnages, peintures.

Page 1