‹ Etude des divers systèmes de constructions en ciment arméChapitre 9 sur 35 · VERS · texte numérisé non relu

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autre à la taloche, puis une troisième et même une quatrième. Cette dernière manière s'applique très bien à l'exécution des revêtements étanches dans les constructions exposées aux infiltrations, le coffrage étant alors remplacé par le mur à recouvrir. L'ossature métallique est reliée aux maçonneries par des attaches qu'on y scelle.

Système Cottancin.

M. Cottancin, trouvant que le mortier de ciment se prête mal à la confection des pièces verticales, notamment à cause du défaut auquel donne lieu, entre le sable et le ciment, la différence de densité, intercale dans les mailles de son ossature des solides pleins ou creux.

Quand il emploie des briques pleines, les brins de la chaîne et de la trame de l'ossature passent dans les joints horizontaux et verticaux. Quand il emploie des briques creuses, les brins passent dans leurs trous. Lorsqu'on veut avoir des cloisons n'ayant pas besoin de porter de grandes charges, on ne met qu'un certain nombre de briques ainsi armées, et on remplit les intervalles avec d'autres briques, des carreaux de plâtre ou de ciment disposés comme ceux d'une cloison ordinaire. Quand, au contraire, on veut avoir une grande résistance, on constitue la paroi tout entière avec des briques armées, et on la fortifie encore avec des épines-contreforts.

Avec des briques décoratives, des grès, des faïences, on obtient de très jolis effets, tout en utilisant véritablement ces matériaux au point de vue de leur résistance et non pas seulement comme placages.

Système Hennebique.

Dans les cloisons en ciment armé, il y a plusieurs cas à considérer :

1° Cloisons ordinaires chargées verticalement, telles que cloisons des maisons d'habitation ;

2° Cloisons ayant à supporter des efforts de poussée d'un seul côté, telles que cloisons de soutènement des terres ;

3° Cloisons soumises alternativement à des efforts de poussée agissant d'un côté ou de l'autre de la paroi, telles que cloisons de séparation de réservoirs, pouvant être simultanément pleins ou vides.

Pour le premier cas, on doit se préoccuper du voilement vertical,

si la cloison a une hauteur assez grande ; pour l'éviter, les fers verticaux sont placés alternativement de chaque côté de la paroi et portent des étriers qui rendent ces fers solidaires de la masse du béton (fig. 34 et 35).

Pour le deuxième cas, avec poussée des terres d'un seul côté, l'armature verticale se trouvera sur la paroi opposée et sera calculée pour résister en chaque point aux efforts de poussée qui se produiront sur la cloison.

Un cas intéressant est lorsqu'on arrive à avoir des cloisons dont la longueur est sensiblement égale à la hauteur et que l'encastrement se fait sur les quatre côtés de la cloison. Il y a lieu de tenir compte de ce que les efforts fléchissants peuvent aussi bien se développer horizontalement que dans le sens vertical ; par suite les cloisons seront armées dans les deux sens : par une combinaison toute spéciale de son système, M. Hennebique arrive à une solution très intéressante et qui a donné jusqu'à présent les meilleurs résultats.

Si la cloison formant mur de soutènement des terres a une grande longueur, elle est renforcée de distance en distance par des nervures, poutres verticales qui ramènent la cloison au cas précédent.

Pour le troisième cas, où la poussée peut se faire alternativement d'un côté ou de l'autre, il faut absolument que Ton considère chaque sens séparément, et que chaque paroi soit armée comme si elle devait résister seule.

L'épaisseur des cloisons dans le système Hennebique varie de 8 à 12 centimètres d'épaisseur. Elles sont moulées entre coffrages ; une paroi du coffrage est montée dans toute sa hauteur, les fers verticaux ayant été placés au préalable; on monte ensuite la deuxième paroi du coffrage, au fur et à mesure que le remplissage de la cloison s'exécute : on met les barres horizontales très facilement et on surveille parfaitement la fabrication, ce qui est on ne peut plus important.

Fig. 34 et 33. — Cloison système Hennebique.

Système du métal déployé.

L'armature est formée de barres rondes verticales, autour desquelles s'entrelacent les feuilles de métal déployé (fig. 36).

Fig. 3ft. — Cloison armée avec du métal déployé.

Quand la cloison est creuse (fig. 37), des montants verticaux, en fers cornières entretoisés par des fers horizontaux, séparent les deux pa-

Fig. 37. — Cloison creuse armée avec du métal déployé.

rois. Chacune d'elles porte du côté interne une armature en métal déployé, de l'autre un crépi.

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