ESCALIERS
Le limon est constitué comme une poutre, qui, avec le mur de la cage, quelquefois avec un second limon, soutient un hourdis fait comme un plancher incliné, dont l'armature pénètre dans le limon et dans le mur. Ce hourdis supporte à son tour les marches, qui peuvent être quelconques : en béton moulé, d'ailleurs sans armatures, en pierre, en bois.
Plus rarement il n'y a pas de hourdis et les marches sont posées sur le limon et le mur comme dans les escaliers ordinaires; dans ce cas, si elles sont en béton, comme l'appui continu du hourdis leur manque, on les fait en béton armé.
On peut aussi faire des escaliers suspendus, c'est-à-dire dont le hourdis est supporté seulement d'un côté, et même des escaliers à vis, dans lesquels les marches sont supportées par le noyau.
Système Hennebique.
Les figures 38 à 42 en montrent les dispositions.
La figure 38 donne la coupe du hourdis d'un escalier compris entre
un mura gauche et un limon à droite : le hourdis a m ,10 d'épaisseur; son armature, qui est celle d'un hourdis de plancher ordinaire, com-
Fig. 38. — Escalier entre mur et limon (système Hennebique). Fig. 39. — Limon tournant (système Hennebique).
prend des barres droites et des barres pliées, qui pénètrent dans les deux supports.
Fig. 40. — Escalier suspendu (système Hennebique), 1 er type.
La figure 39 est la vue schématique d'un limon tournant : les barres pliées se prolongent de 2 mètres dans le hourdis des paliers.
La figure 40 représente la coupe verticale d'un escalier suspendu, d un premier type. Le hourdis, de 14 centimètres d'épaisseur, n'est soutenu que par le mur de gauche, constitué par une cloison en
Fig. 41. — Escalier suspendu (système Hennebique), 2 e type. Coupe transversale.
béton armé. Des tiges repliées autour d'une barre (qui forme le bord intérieur de l'escalier et s'engage de 2 m ,50 dans le hourdis des paliers) ont leurs deux bouts noyés sur une grande longueur dans cette cloison. Elles sont munies d'étriers, que l'on voit au milieu du hourdis; des barres dont les sections sont aussi visibles sur la figure assurent la répartition des surcharges.
Un escalier suspendu, d'un second type, est celui dont les figures 41 et 42 donnent les coupes transversale et longitudinale. Le hourdis est beaucoup plus mince (6 centimètres) : il n'y a que le brin inférieur des tiges
repliées qui y soit noyé; le brin supérieur est dans la marche même, qui n'est dès lors plus indépendante du hourdis. Des étriers assurent la solidarité avec le béton des tiges repliées et de la barre autour de laquelle ces tiges se retournent.
Fig. 42. — Escalier suspendu (système Hennebique), 2 e type. Coupe longitudinale.