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Tous les auteurs anciens qui se sont occupés de ce produit lui reconnaissent la propriété de purger par le bas la colère, les Îlegmesiet les aquosités ; mais à cause de la sensation de brû- lure qu’il occasionne à la gorge, ils recommandent d’enduire les graines de farine, ou de les avaler dans un grain de raisin, ou environnées de miel cuit: ir
C'est à cause de de plos que les anciens sant des graïnes de gnide ou cnide, cocca gmidia, grana gnidia, +5 Linné à donné à une espèce le nom de gnidium.
Toutes les parties du Garou ont été utilisées: feuilles, baies, racines et écorce. >
Les feuilles du Garou ont joui pendant fort Fo d’une très grande réputation, et il y a encore peu de temps que son emploi est tombé en désuétude. La décoction de feuilles fraiches aurait donné des résultats merveilleux dans des cas de dartres rebelles, de douleurs ostéocopes, d’exostoses .vénériennes et autres accidents de syphilis invétérée, contre lesquels le mercure aurait été inefficace; Home la préconise comme spécifique des engorgements de toute nature, et Cullen cite le cas de nombreux ulcères guéris dans trois semaines par l'emploi de cette médication.
Quoi qu’il en soit, elle a des propriétés purgatives.
Les baies sont à la fois violemment purgatives: et émé- ‘tiques, et contiennent des graines d’une saveur âcre. et poivrée.
Elles sont employées par les paysans russes comme purgatives (30 baies environ), et par les paysans du Dauphiné (8-10 seulement).
Par leur aspect et leur couleur, les baies, avant maturité, ont beaucoup de rapport avec les fruits du groseillier roug cependant les empoisonnements par les baies du Garou ne sont point nombreux ; toutefois, Linné rapporte que 12 baies ont. suffi pour donner la mort à. une fille.
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Quoique funestes à la plupart des animaux {on en fait des appâts pour tuer les loups et les renards), les baies du Garou sont pour les oiseaux une nourriture inoffensive.
Autrefois, elles étaient utilisées à la confection de certains médicaments composés ; Dioscoride recommande l'emploi de la semence pilée et mélée avec du nitre et du vinaigre aux personnes qui suent difficilement.
La racine a eu son temps de vogue, et a été administrée par un médecin anglais en décoction contre divers engorgements squirreux, vénériens et surtout contre les tumeurs chroniques des parotides, de la glande thyroïde et des testicules.
Elle a été aussi employée comme remède souverain contre les douleurs de la’ carie dentaire par les Russes, au dire de Pallas.
Aujourd’hui, il est parfaitement constaté que A racine de Garou n’agit que par son écorce.
L’écorce est à présent la seule PRrRe employée en pharmacie, et elle est uniquement réservée à l'usage externe.
“Appliquée sur la peau, elle y produit une vive irritation, de la douleur, de la rougeur, du gonflement, le soulèvement de l'épiderme et une abondante exsudation de sérosité.
À l’intérieur, d'après Wedel, Hoffmann et Linné, elle détermine la cardialgie, une ardeur brûlante qui s’étend du pharynx au cardia, des trachées, la superpurgation, la chute des forces et quelquefois même la mort.
En 1767, après la publication d’un ouvrage de Leroy, l’emploi du garou fut étendu à un grand nombre de maladies, et on lui attribua les avantages réunis du cautère et du vésicatoire. Bien qu'il agisse plus lentement que ce dernier, son usage prolongé produit souvent beaucoup de douleur, quelquefois une inflammation érysipélateuse ; il a toutefois cet avantage sur le vésicatoire, qu’il n’a pas d’action sur la vessie.
De nos jours, l’écorce de Garôdu, en médecine, est uni-
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frottaient. les joues dans le bain avec de s coques gnidiennes ét ee …
— se procuraient ainsi un. gonflement -et-une-sorte de rougeur =
__ inflammatoire du visage, qu'elles prenaient pour de la beauté. : . Le même usage cosmétique était établi parmi les femmes — Re É
tartaress 7 : ee = Le Garou a été l'objet de elques AUTe supersti- |
tieuses (1). el ee = , | ee Dans certaines contrées, on croyait que, ee les bestiaux =
avaient la diarrhée, pour enrayer la maladie, il n’y avait qu’à
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d’écorce de Daphne..; 31: D FN ae es : ‘