SOLUTIONS CONSTANTES 1.2.7 — IK
L'expérience a montré que l’iodure de potassium est susceptible de coexister avec les sels doubles 1.2.7 à toutes les températures entre l’eutectique et 100°. Comme IK reste toujours anhydre (!), les seuls changements de phase que l’on doive attendre sont ceux provenant de la variation d’hydratation de1.2 n. L'analyse thermique montre que le point de transition entre 1.2.1/2 et 1.2.2 reste inchangé par addition d'iodure de potassium ; au contraire, celui entre 1.2.2 et 1.2.3 (L; — 1503) est abaissé à — 173 Æ o°2 (point M).
La concentration en iodure de cadmium, en iodure de potassium, en eau, et les rapports moléculaires de l'iodure de potassium à la somme des sels dissous dans les solutions constantes ont été portés sur la figure 28. Les brisures M et Q confirment les résultats obtenus par analyse thermique. Par ailleurs, l'intersection de la courbe des rapports avec la
(:) Vérifié par un reste à — 2607.
droite de congruence des sels doubles 1.2 (figurée en traits interrompus) indique la limite supérieure de congruence de 1.2 2, égale à 76°. Enfin 1.2.3 étant toujours recristallisable dans l'eau, l’équilibre en présence de glace (H) correspond à un eutectique ternaire. On a :
solution 1.2 3 + IK + glace (— 3002; Q).
congruence 3 = Le 1.2
SOLUTIONS CONSTANTES [°Cd,nH?O — 1.1.1.
L'existence de solutions saturées de Cd et de 1.1.1 à 100? et à 20° fait prévoir celle d'une série de solutions analogues s'étendant à travers tout cet intervalle de température; l’expérience confirme cette prévision.
L'analyse thermique portant sur des mélanges de I?Cd, de 1.1.1 et d'eau a montré l’existence de deux points d'arrêt ; le premier à — 1009 + o°1 dérive du point de transition entre PCd et PCd.4H°0 par addition d’iodure de potassium ; l'autre à — 19°3 correspond à la solidification complète des mélanges.
L'expérience a montré que la série des solutions saturées à la fois d’iodure de cadmium et de 1.1.1 se prolonge jus-
SYSTÈME : l°Cd —IK — H°20 77
qu'à — 19°3 (C) (*); les concentrations de ces solutions sont représentées par la figure 29. Ces courbes présentent des brisures aux environs de — 10°9 (D); il y a donc une solution en équilibre avec [?Cd, PCd,4H?0 et 1.1.1.
g.l?Cd 20° O0 20° 40° 60 80 100° Fig. 29. — Solutions constantes I°Cd,nH?0 — 1.1,1.
D'autre part, en raison de la solubilité non congruente de 1.1.1, la congélation des mélaages de [?Cd, de 1.1.1 et d’eau correspond non à un eutectique ternaire, mais à un point de transition en présence de glace, conformément à la réaction :
I2Cd,4H20 + solution 2 1.1.1 + glace (— 1903; C). ISOTHERME DE 0°
L'isotherme de o°, réduite à sa partie centrale, est représentée par la figure 30. Les branches relatives aux sels doubles ont été tracées en entier ; celles des sels simples sont simplement amorcées.
L'isotherme est composée de cinq branches. Quatre d’entre “
(‘) Des restes, séparés dans des solutions très voisines de celles que je supposais saturées de ces sels, ont indiqué : 1.1.1 à — 187 et à ot; 12Cd,4H20O à — 1404 et — 1406 ; I?Cd à o0 ; la présence de ce sel se reconnaissait d’ailleurs facilement par son aspect nacré,
elles sont relatives aux solides que l’on a déjà rencontrés à 200 : Cd: 1.1.1 (bc); 1.2.2 (de); IK. La cinquième (cd) s'intercale entre les branches de 1.1.1 et de 1.2.2; elle représente des solutions saturées d’un sel double nouveau. Sa composition n’a pu être déterminée à o°; elle l’a été à température plus basse, et l’on doit attribuer à ce sel la for-
mule 212Cd, 31K, 4H°0 (2.3.4).
uorgnos ap 6001 Suep P):1 6
gIK dans 100g de solution
Fig. 30. — Isotherme de oc.
La branche de 2.3.4 à o° a une étendue extrêmement faible : les concentrations en iodure de cadmium sont pratiquement constantes; celles en iodure de potassium ne varient que de 38,2 à 38 g. 9 IK dans 100 g. de solution.
On remarquera que la droite de congruence de 2.3.4 coupe l’isotherme en un point de la branche relative à Cd. On se trouve donc en présence d’un cas analogue à celui de la décomposition du bromure 2.1.1 par l’eau aux températures comprises entre 55°6 et 5706 (cf. p. 58); lorsqu'on
SYSTÈME : I2Cd — IK — H20 79
traite 2.3.4 par de l’eau en quantité croissante, on a successivement les équilibres suivants :
10 2.9.4 + 1.1.1 solution 3° 1.1.1 + [Cd Z solution 20 1,1.1 Z solution 4o FPCd & solution