FERROCYANURE DE POTASSIUM ET DE SODIUM : M
Ce sel (Fe Cy° K# Na, 3H20,) isomorphe du précédent, cristallise moins bien que lui. Les figures superficielles sont semblables à celles du ferrocyanure de potassium, les figures internes sont plus petites et moins nettes.
FERROCYANURE DE sObIUM : M.192.
Le ferrocyanure de sodium cristallise en beaux cristaux limpides. Il se déshydrate facilement à la température ordinaire dès que la tension de vapeur d’eau est inférieure à 3,3 millimètres ; mais le cristal primitif se brise dans le voisinage de la moindre tache de déshydrataion, en sorte qu'ilm'a été impossible de reconnaître la forme des figures. Je le cite ici comme un exemple des corps inaptes à donner des figures de déshydratation, malgré la beauté de leurs cristaux.
FORMIATE DE CUIVRE : M.4.
Les cristaux de ce sel se déshydratent facilement à l'air libre en donnant une matière pulvérulente d’un vert plus pâle que le cristal primitif. Au début de ce phénomène, on voit sur les faces p (001) des lignes d’efflorescence parallèles au plan de symétrie, accompagnées latéralement d’autres lignes plus courtes, en barbes de flèche se rapprochant des deux directions parallèles aux faces » et m'. Sur les autres faces, on trouve uniformément des lignes parallèles à la base P, qui est une face de clivage facile.
Les figures obtenues par un échauffement rapide ont sur la base la forme d'un V orienté conformément à la symétrie du cristal, la pointe tournée vers le sommet o, mais l’angle du V est inférieur ou au plus égal à l'angle des faces »#m/. La masse déshydratée remplit l’espace compris entre les deux branches el se termine par un troisième côté plus où moins arrondi. Quelques-unes de ces figures ont la forme d’un losange dont les côtés sont parallèles aux faces 2.
Des cristaux conservés depuis longtemps dans un flacon, et déshydratés très lentement, offrent des figures plus parfaites : les bases p portent des losanges parallèles aux faces 72.
Celles-ci,de même que les faces bp? (411) portent des parallélogrammes dont les côtés sont parallèles à la base p et aux faces voisines.
Ces figures dérivent donc d’un polyèdre de déshydration qui à les combinaisons p et m» du cristal primitif.
Les cristaux complètement transformés se délitent suivant la face p qui est une face de clivage facile du cristal primitif, et les lamelles ainsi obtenues ont un éclat nacré. Lorsqu'on examine par la face m les cristaux très petits complètement transformés, on constate qu'ils s’éteignent parallèlement à la trace du clivage p.