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nie. À ce point de vue, elles rentrent dans le même ordre dé phénomènes que les figures de dissolution qui peuvent également être attribuées soit aux défauts d'homogénéité, soit à la structure idéale des cristaux.
jette dernière hypothèse reste la plus vraisemblable : il y aurait un certain parallélisme entre les deux phénomènes inverses, la cristallisation et la décristallisation; toutes deux s'opéreraient par des faces planes.
Quand aux figures de croissance, lorsqu'elles ont pu être observées, elles ne ressemblent pas aux figures de déshydratation. Sur les cristaux des sulfates de cuivre, de zinc, de nickel, par exemple, les faces des zones verticales sont striées parallèlement à l’axe de ces zones, et les raies successives sont reliées par des lignes courbes. Ces défauts de constitution, comme tousles autres, influent évidemment sur la forme des figures, mais elles n'empêchent pas celles-ci de se rapprocher d’un type limite bien différent.
IL est un dernier caractère observé sur certaines figures de de déshydratation et qui est peut-être à généraliser : c’est la présence d’une phase liquide.
Mais il faut distinguer ce phénomène d’une dissolution par un liquide étranger.
Eug. Blasius et M. Gaubert, ayant produit certaines figures polygonales par l’intermédiaire de liquides déshydratants, ont pensé à rapprocher ces figures des figures de dissolution. Les liquides employés ne sont pas toujours inactifs, surtout lorsqu'ils ne sont pas bien secs et, lorsque la dissolution est appréciable, les figures dèshydratées apparaissent sous la forme de pyramides dont la matière dèshydratée n'oceupe que là partie centrale. Maisle plus souvent dans les exemples qui ont été cités la dissolution était insignifiante, et les fragments secondaires reCouvraient loute la surface corrodée du cristal primitif.
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Même lorsqu'il se produit une légère dissolution, le liquide extérieur n'est pas en contact avec le cristal primitif au point où se produit la transformation. Particulièrement lorsque les fragments sonttrès gros, le coutact des deux cristaux primilif et secondaire ne permet pas l'intervention du liquide extérieur. D'ailleurs la meilleure preuve que les faces planes ne sont pas dues à la dissolution, c'esi que de nombreuses figures polygonales ont été obtenues dans l'air, par exemple surles sulfates de manganèse, de zinc et de nickel.
La phase liquide dont on parle iciest une dissolution partielle du sel dans son eau de cristallisation. Des stries de croissances, des sillons remplis d'un liquide apparaissent sur les bords des figures, non seulement de celles qui dérivent du cristal déshydraté mais aussi quelquefois de celles qui dérivent du polyèdre primitif, notamment dans le sultate de nickel. A la vérité, la phase liquide n’a été observée que dans les circonstances les plus favorables, lorsque la pellicule déshydratée était plus développée en profondeur ; mais il est possible que ce phénomène soit général et favorise la formation des plans naturels de l’un ou de l’autre cristal en présence.
La déshydratation accompagnée d'une phase liquide n’est pas un fait exceptionnel. Sa généralité ressort d'observations nombreuses dont je n'ai compris la signification qu'après avoir constaté de visu la phase liquide. Au cours de mes recherches sur la proportion d’eau éliminée correspondant à laformation de chaque espèce de figure, j'ai bien souvent observé le phénomène suivant : un cristal réduit en fragment était étalé sous une faible épaisseur pour que l'évaporation se fasse plus rapidement. Or, je constatais que cette poudre, mobile au début, devenait assez compacte quand une certaine quantité d'eau s'était dégagée. La solution formée était venue s’intercaler entre les fragments et les
avait cimentés. Si l’eau se dégageait à l'élat de vapeur, les fragments n’acquerraient aucune cohésion.
Les corps très efflorescents comme le sulfate et le carbonate de sodium manifestent encore d'une autre manière la présence de la phase liquide: lorsqu'on examine une figure d’efflorescence sous le microscope par lumière transmise, elle parait opaque à cause de la multiplicité des fragments que rencontre la lumière. Cependant on y voit apparaître brusquement des plages moins opaques : chacune de ces plages nait en un point de la périphérie ets’étend rapidement autour de ce point, puis elle redevient insensiblement opaque. Ce phénomène s'explique simplement par le dégagement d'un liquide qui vient s’intercaler entre les particules déshydratées et diminuer les différences de réfrangibihté entre les divers milieux que traverse la lumière.
On peut attribuer aussi à la présence d'une phase liquide le fait qu'aucune figure de déshydratation n’est absolument dépourvue de consistance. La matière déshydratée ne tombe pas spontanément en poussière, et lorsqu'on la remue elle se détache par masses et non par particules séparées.
2° Figures polygonales dérivées du polyèdre secondaire. — Les figures de ce deuxième type se produisent dans les mêmes conditions de température et d'hygrométrie que celles du premier type, par la formation du même sous-hydrate. On n'a pu identifier que dans 4 cas les polyèdres secondaires donnant leur forme à ces figures, mais il est probable que tous les cristaux qui produisent des figures du premier type en produisent également de celui-ci.
Un caractère commun à ces figures est d’être composés de fragments crislallins plus étendus en largeur et en profondeur que celles du premier type. C'est grâce à cette particularité que les figures du deuxième type présentent presque