PREMIER AGE DE LA PLANTE. — SOMMEIL DANS LA GRAINE
9. La graine est comme l’œuf végétal ; c’est par elle que la plante commence. On peut même l'y découvrir en miniature; mais comme elle serait trop sèche à l’état de maturité parfaite, il faut l’examiner un peu avant, ou bien la faire ramollir dans l’eau. Dans cet état de souplesse, l’anatomie d’une graine de haricot, par exemple, nous la montre composée de deux parties : l'une supérieure et enveloppante, nommée épisperme ; l'autre intérieure et protégée par la première : c’est l’amande.
$S 4%. — ÉPISPERME.
10. L'épisperme (1), comme l'indique son nom, est une enveloppe plus ou moins membraneuse ou ligneuse, qui, par sa consislance sèche el coriace, préserve l’amande et la conserve ; il est comme la coquille de l'œuf. Souvent aussi il offre, comme elle, deux tuniques su-
(4) D'êrt, sur, et onéoux, germe.
perposées : une extérieure, plus épaisse, et que l'on nomme zeste (1); et une intérieure, plus souple et plus mince, qui s’appelie fégument (2). La châtaigne les offre toutes deux d’une manière très-sensible; mais dans la plupart des graines elles sont moins distinctes, et tellement adhérentes l’une à l’autre, que l'épisperme paraît être simple et ne former qu'une tunique. Dans tous les cas, il ne participe que très-peu, et même pas du tout, à la propriété nutritive de la graine : c’est lui que l’on sépare, sous la forme de son, de la fleur de farine.
A1. Il est toujours un point de l’épisperme qui se distingue du reste, ou par une espèce de cicatrice plus ou moins grande, ou par une teinte particulière, si sensible dans le marron d'Inde : c’est l’'ombilic ou hile (3). Dans la graine mûre, ce point a peu d'importance; mais il en avait beaucoup quand elle grandissait, car c'était par lui qu’elle adhérait à la mèreplante. #