‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 22 sur 403 · S 2. — TIGE · texte numérisé non relu

S 2. — TIGE

31. La tige, ou caudex ascendant, est celte partie de la plante qui, contrairement à la racine, tend toujours plus ou moins à s'élever vers le ciel. Elle en diffère encore essentiellement, parce qu’elle est toujours colorée en vert, au moins dans sa jeunesse, quand elle a été soumise à l’action de la lumière. La tige sert de support aux rameaux, aux feuilles et aux fleurs.

Ce double caractère sert à ne pas confondre avec les racines trois espèces de tiges souterraines, qui sont : la souche, le bulbe et le tubercule.

38. On appelle souche ou rhizôme (1) les tiges souterraines de certaines plantes vivaces, qui, courant sous terre, poussent de leur extrémité antérieure de nouvelles feuilles et de nouvelles fleurs, à mesure que leur extrémité postérieure se détruit (fig. 14). Tel est ce qu’on nomme ordinairement racine dans l'iris flambe de nos jardins et dans le muguet qui embaume nos bois ombragés. On voit par là qu’un grand nombre de plantes appelées ordinairement acaules (2), c'est-àdire sans tige, comme la péquerette, la violette odorante, ont sous terre une véritable tige plus ou moins développée. Ce qu’on nomme la Lampe est alors en réalité un pédoncule.

39. Le bulbe (3) ou oignon est une tige souterraine arrondie en bas, plus ou moins conique en haut

(1) De piêu, racine (2) D'x, sans, et caulis, tige.

(3) De bulbus, oignon.

(figures 411, 12). De sa partie inférieure naissent des racines, et du milieu de ses écailles ou tuniques s’élance le rameau qui porte les fleurs, véritable pédoncule auquel on donne improprement le nom de tige.

Quelques auteurs regardent le bulbe comme un bourgeon souterrain : alors les pellicules ou bases des anciennes feuilles en forment les écailles ou tuniques; le plateau qui les soutient est sa tige souterraine, et les filaments qui en descendent sont les racines. La Jacinthe, le porreau ont des bulbes à tunique (fig. 11); le lis blanc, un bulbe à écailles (fig. 12). On ne trouve de bulbes que dans les monocotylédones.

40. Enfin, le tubercule (1) (fig. 41 a), dontonaun exemple si familier daus la pomme de terre, est aussi une iige soulerraine, courte, renflée, et ordinairement assez irrégulière. Il diffère du bulbe en ce qu'il n’est jamais formé de tuniques ni d'écailles, mais d'une masse charnue et continue, enveleppée d’un épiderme ; en ce que les racines ne partent pas toutes ensemble d’un point commun, mais naissent sans aucun ordre déterminé sur toute sa surface ; et, enfin, en ce que sur divers points de celle-ci sont répandus des bourgeons appelés yeux, qui produisent des rameaux portant des feuilles et des fleurs. Ce sont ces yeux qui permettent de partager les pommes de terre en plusieurs morceaux quand on les plante.

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