‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelle (volume 2)Chapitre 21 sur 403 · LE · texte numérisé non relu

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elle s’est faite le véhicule pour en décharger la plante. Il en résulte que ce terrain peut devenir mortel pour une plante de même espèce qu'on placerait dans le même endroit. Aussi est-ce un principe bien reconnu en agriculture qu’il est des terrains qu'il faut absolument laisser en repos quelque temps, et même plusieurs années, avant de leur confier la même récolte.

Mais ces excrétions, nuisibles à l'espèce ou même au genre de la plante qui les a produites, sont quelquefois très-utiles à d’autres, auxquelles elles servent comme d'engrais. Ainsi, les céréales s'approprient avantageusement toutes les sécrétions des légumineuses, telles que pois, lentilles, trèfle, luzerne ; la salicarre croit au pied du saule, l’orobanche rameuse vers la racine du chanvre, tandis que le cirse des champs nuit à l’avoine, l’inule aulnée à la carotte, et l’ivrate au froment. L'étude des sympathies ou antipathies végétales est pour le cultivateur du plus grand intérêt, et c'est sur elle que repose toute la théorie des assolements. Elle consiste à savoir faire allerner dans un même terrain des récoltes successives de plantes qui demandent au sol des aliments différents.

36. Les racines, d'après leur forme, ont reçu différents noms qu'il est important de connaitre. Ainsi, elles sont rameuses (fig. 6), quand elles ont, comme la tige, un tronc qui se divise en branches et en ramifications souterraines : c’est la forme la plus ordinaire aux plantes dicotylédonées. On les nomme fibreuses, quand elles ne sont formées que de filaments simples partant d’un même point (fig. 14, 12), et fasciculées, quand ces filaments sont réunis en faisceaux (pl. 3).

Les racines sont encore granulées ou en chapelet

(fig. 7), quand elles présentent des renflements et des étranglements successifs, comme dans la filipendule ; pivotantes, fusiformes (1) (figure 3), napiformes (2) (fig. 5), quand elles offrent un pivot unique, plus ou moins effilé, conique ou arrondi, s’enfonçant dans la terre, sans autres divisions que de minces chevelus à son extrémité : Ex. : la carotte, la rave, etc. Ces dernières racines, charnues pour la plupart, ne sont pas seulement pour la plante un réservoir de sucs nourriciers, mais offrent encore à l'homme et aux animaux un moyen d'alimentation facile. Elle est même si naturelle, qu’elle a dû faire celle des premiers hommes, avant que l’industrie et le besoin eussent appiis à connaître toutes les propriétés nutritives des plantes, et à exploiter les richesses nombreuses que la Providence a déposées pour nous au sein du règne végétal.

QUESTIONNAIRE

Quel est le troisième âge de la plante? — Que deviennent la radicule et la gemmule? — Qu'entend-on par collet ou nœud vital? — Qu'estce que la racine? — Quel est son caractère le plus essentiel? — Sur quoi repose la pratique de la bouture et du marcottage? — En combien de parties divise-t-on la racine? — Quelles sont ses fonctions relativement au végétal? — Sur quoi repose et en quoi consiste la théorie des assolements? — Quels sont les noms principaux donnes aux racines, d'après leurs formes? — Donner des exemples.=

(4) De fusus, fuseau.

(2) De napus, navet.

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