TOME I
ne se ramificnt pas ou se ramifient peu. Les plus remarquables sont: les vaisseaux poreux, les vaisseaux en chapelet, les vaisseaux fendus ou fausses trachées, les trachees et les vaisseaux mixtes.
Les vaisseaux poreux (i) sont des tubes criblés de pelits trous disposés par lignes transversales ; on les appelle aussi vaisseaux ponctués (fig. 16 p).
Les vaisseaux en chapelet sont des tubes poreux successivement gonflés et étranglés d'espace en espace. On les trouve principalement au point de jonction de la racine et de la tige, de la tige et des branches, etc. (fig. 16 c).
Les vaisseaux fendus ou fausses trachées sont, suivant l'opinion la plus adoptée, des tubes coupés par des fentes transversales (fig. 16 /).
Les trachées (fig. 16 rt) sont des tubes formés par un ou plusieurs fils d’un blanc nacré s’enroulant en spirale, de façon que le tout a la plus grande ressemblance avec les élastiques en fil de laiton qu'on met dans les bretelles. À leur extrémité, les trachées finissent par une sorte de cône plus ou moins aigu. Dans les végétaux dicotylédonés, on les observe autour de la moelle; et dans les monocotylédonés, c’est ordinairement au centre des filets ligneux. Ils se trouvent quelquefois dans les racines ; mais on ne les rencontre jamais dans l'écorce ni dans les couches annuelles du bois. C'est dans les tiges des roses trémières qu'on les distingue le mieux.
Les vaisseaux mixtes sont, comme leur nom l'indique, ceux qui participent à la fois de la nature de tous
(1) De 0006, ouverture.
ÉLÉMENTAIRE. 27 les autres, c’est-à-dire qu'ils sont alternativement en chapelet, poreux, fendus et en spirale, dans les divers points de leur étendue.
20 LEs VAISSEAUX PROPRES sont ainsi nommés parce qu’ils servent à conduire un suc propre à la plante dans laquelle ils se rencontrent, tandis que les vaisseaux ordinaires ne servent qu’à conduire la sève. Ils diiferent des vaisseaux ordinaires par leur contexture. Leurs parois sont toujours unies, sans aucune sculpture; et, au lieu d’être fermés aux deux bouts, ils communiquent librement entre eux, formant par leur réunion un réseau diversement ramifié.
51. D'après leur structure intime, les végétaux se distribuent en trois groupes.
Le premier groupe comprend Îles espèces de l'ordre le plus inférieur. Ces plantes, privées de vaisseaux et nommées pour cette raison plantes cellulaires, appartiennent aux acotylédones ou cryptogames. Tels sont les nostocs, qui ont l'apparence d'une gelée; les conferves, qui sont composées d’un simple rang &e cellules placées bout à bout, ou bien qui, dans une substance épaisse et homogène, offrent des vides tubulés; les champignons et les lichens, dans lesquels on ne remarque qu’un tissu cellulaire plus ou moins allongé, semblable quelquefois à un feutre; les algues, qui ne sont encore formées que de tissu cellulaire, mais qui en présentent assez nettement trois modifications difirentes, savoir : des cellules régulières, des cellules à cavité prolongée en tubes, et des cellules allongées ou Higaeuses. ;
Le deuxième groupe comprend les végétaux d'un ordre plus relevé, qui ont, outre lés modifications du
tissu cellulaire, des trachées, des fausses trachées et des vaisseaux poreux, mais dans lesquels la direction des vaisseaux et l'allongement du tissu ont lieu uniquement de la base au sommet de la tige. Telles sont la plupart des plantes monocotylédones.
Le troisième groupe renferme les végétaux dont la structure est la plus compliquée. Ils offrent, comme ceux du groupe précédent, toutes les modifications du tissu cellulaire et vasculeux ; mais l'allongement de ces parties organiques s’opère chez eux, non seulement de la base au sommet, maïs encore du centre à la circonférence. Telles sont la plupart des plantes dicotylédones.
52. Les plantes des deux derniersgroupes, c'est-àdire celles qui, outre des cellules, ont encore des vaisseaux, se nomment plantes vasculaires. La destination générale des vaisseaux est d'établir des canaux de circulation dans l'intérieur de la plante. Ils en sont comme les veines et les artères, et supposent l'existence de différents fluides, dont le plus important est la sève (1) ou lymphe (2), qui, dans les végétaux, remplit les fonctions du sang dans l’économie animale.