QUATRIÈME AGE DE LA PLANTE. — FRUCTIFICATION
160. La plante touche à son automne; à l’agréable va succéder l’utile; les fruits viennent remplacer les fleurs. Dès que les carpelles ont reçu l'action de la poussière séminale, tous les soins de la nature se concentrent sur l'ovaire, qui, dès lors, porte le nom de fruit. Les étamines et la corolle, devenus inutiles, tombent ou se flétrissent. Le calice tombe aussi quand il est polysépale ; mais s’il est monosépale, il persiste presque toujours. Très-souvent il accompagne le fruit jusqu’à ce qu’il soit mûr, comme dans la fraise. Quelquefois même il se développe et prend un accroisse-
ment considérable à l’époque où le fruit approche de sa maturité, comme on le voit dans le coqueret (physalis alkekengi).
461. Tous les fruits, quelle que soit leur espèce, offrent toujours deux parties : la graine proprement dite, dont on a vu l’anatomie et la destination, et son enveloppe, nommée pericarpe. Cette dernière partie est d'autant plus digne d’être étudiée, que de ses modifications dépendent celles des fruits, et que les botanistes modernes y ont puisé des caractères plus précieux que les autres, parce qu’ils sont plus constants.
Nous parlerons donc d’abord du péricarpe, et ensuite nous donnerons la classification des différentes
espèces de fruits.