‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 619 sur 1009 · Crrsium (Tournef.). CIRSE · texte numérisé non relu

Crrsium (Tournef.). CIRSE

JInvolucre à écailles imbriquées, se terminant par une pointe simple et ordinairement épineuse ; réceptacle hérissé de petites paillettes en forme de soies. Plantes herbacées à feuilles épineuses.

* Feuilles hérissées en dessus de petites soies épineuses.

988. C. LANCEOLATUM (Scop.). C. A FEUILLES LANCÉOLÉES. — Carduus lanceolatus (L.). — Cnicus lanceolatus (Willd.), .

Tiges de 6-15 déc., dressée, anguleuse, ailée; f. décurrentes, à décurrence épineuse, profondément pennatifides, à divisions partagées en lobes inégaux, terminés par une épine très-piquante, divariqués de telle sorte que deux sont régulièrement relevés en dessus ; involucre pubescent, quelquefois un peu aranéeux dans dans sa jeunesse, à écailles lancéolées, se terminant insensiblement par une forte épine, et étalées dans leur moitié supérieure ; fl. purpurines, quelquefois blanches, en capitules solitaires au sommet de la tige et des rameaux. ©. Juin-août. (V. D.)

b. var. lanata. Involucre globuleux, très-laineux, à folioles recourbées jusqu’au milieu de leur longueur; f. radicales trés-laineuses.

Bords des chemins. C. C. C. — Var. b. Loire. Planfoy. R. (Chabert.)

989. C. ErR1oPHoRUu (Scop.). C. LAINEUX. — Carduus criophorus (L.). — Cnicus eriophorus (Roth.).

Tige de 8-15 déc., dressée, robuste, anguleuse, laineuse; f. non décurrentes, mais simplement amplexicaules, profondément pennatifides, à divisions partagées en segments terminés par une épine, divariqués de telle sorte qu’il y en a toujours deux qui sont régulièrement dressés ; 2nvolucre globuleux, couvert d’une espéce de laine blanchätre, à fils entrecroisés, à écailles lancéolées, étalées dans leur partie supérieure, élargies au sommet, puis brusquement terminées en épine; fl. rouges, en capitules très-gros,

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ordinairement solitaires au sommet des rameaux. @). Juillet-août. (V. D.)

Lieux stériles, bords des routes, champs geultes: — Rh. Anse; l’Arbresle; Yzeron; l’Argentière; Amplepuis. — Loire. Saint-Martin-en-Coalieu ; Chalmazelle, etc. — Ain. La Valbonne ; abbaye de Meyriat, le Jura ; bords de la Saône, de l’Ain, de la Valserine, etc.

** Feuilles non hérissées en dessus de petiles soies épineuses. + Feuilles longuement décurrentes.

990. C. PpALuSsTRE (Scop.). C. nes MARAIS. — Carduus palustris {L.). — Cnicus palustris (Hoffm.). (Vulg. Bälon-du-diable.)

Tige de 1-2 m., droite, cannelée, très-velue, à ailes épineuses, interrompues et comme déchiquetées; f. d’un vert foncé en dessus, laineuses-blanchâtres en dessous, pennatipartiles, à partitions décurrentes sur le pétiole commun, terminées par une épine faible et bordées de petits cils spinescents ; involucre ovoïde, à écailles appliquées, marquées d’une tache noire, les extérieures ovales et terminées par une pointe courte et piquante, les intérieures linéaires, acuminées et rougeâtres au sommet ; fl. rouges, rarement blanches, en capitules agglomérés. @). Juin-août.

b, var. torphacea (Gr. et Godr.). Plante grêle, à rameaux non ailés sous les capitules.

Prairies marécageuses. A. C. — Var. b. Ain. Belley; Magnieu, etc. — Is. Marais de la Boucherette, entre Génas et Meyzieu.

991. C. MonspessuLanum (All). C. DE MonTPELLIER. — Carduus Monspessula- ; nus (L.). — Cnicus Monspessulanus (Willd.).

Tige de 6-15 déc., cannelée, dressée, f. glabres, oblongues-lancéolées, bordées, ainsi que leur décurrence, de cils jaunâtres et spinulescents ; involucre ovoïde-globuleux, à écailles noirâtres au sommet, {erminées par une pointe courte el faiblement spinescente ; fl. roses, en capitules petits, pédonculés, ramassés au sommet des tiges. %. Juillet-août.

Bords des ruisseaux, en descendant de la Grande-Chartreuse à Grenoble par le Sappey.

+ + leuilles non décurrentes ou (rarement) à décurrence très-courte. 992. C. oLERACEUM (Scop.). C. DES LIEUX CULTIVÉS, — Cnicus oleraceus (L.).

Tige de 6-12 déc., droite, cannelée, presque glabre ; f. glabres ou à peu près, bordées de cils épineux et inégaux, les radicales pennatifides et rétrécies en pétiole, les caulinaires, les sup. surtout, oblongues, entières ou dentées, à oreillettes ampleæicaules ; gros involucre ovoide, à écailles terminées par une épine molle, et un peu étlalées au sommet; fl. d’un blanc jaunätre, en capitules agglomérés, entourés de larges bractées décolorées, ovales-lancéolées, bordées de petits cils spinescents. %. Juillet-août.

Prairies humides. — Rh. Iles du Rhône, à Vaux-en-Velin, où il a sans doute été amené par les eaux (Chabert). — Ain. Saint-Rambert; Nantua; Dortan; Lélex, où il abonde dans les prairies. — 1s. Entre Bourgoin et la Verpillière.

— Villars l'indique aux environs de Vienne et à Saint-Julien, près de Crémieux.

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995. C. aysripuu (Koch). C. HyBRIDE. — C. palusiri-oleraceum (Næg.).

Comme son second nom l'indique, cette plante parait intermédiaire entre le Cirsium palustre et le Cirsium oleraceum ; la tige velue, les f. cuulinaires pennatifides ou pennatipartites, souvent un peu décurrentes, surtout les inf., la rapprochent du premier ; les involucres assez gros, munis ordinairement à leur base de 1-2 petites bractées, et à écailles terminées par une épine molle, la ramènent vers le second. Les f. sont jaunûâtres, lavées de violet, en capitules agglomérés au sommet de la tige. %. Juillet-août.

Ain. Marais de Divonne. R. (1) 99%. C. spiNosissMmum (Scop.). C. TRÉS-ÉPINEUx. — Carduus spinosissimus (Will). — Cnicus spinosissimus (L.).

Tige de 2-4 déc., simple, pubesceute, très-feuillée surtout au sommet ; f. à côte médiane fortement saillante en dessous, toutes amplexicaules, les inf. quelquefois un peu décurrentes, toutes pennatifides, à divisions sinuées-lobées, à lobes divariqués, bordées de petites épines blanchâtres dont la terminale est plus forte que les autres ; 2nvolucre ovoîde, à écailles finissant en longue pointe jaunâtre, faiblement piquante ; fl. d’un blanc jaunâtre, en capttules réunis par 8-12 au sommet de la tige et entourés de larges bractées blanchätres, pennatifides et épineuses comme les feuilles. %. Juillet-août.

Is. Le Grand-Som, à la Grande-Chartreuse.

995. C. ezuriIxosux (Lamk.). C. cLuTINEUx. — C. erisithales (Scop.). — Cnicus erisithales (L.).

Tige de 5-8 déc., pubescente, peu feuillée au sommet ; f. d’un vert foncé en dessus, blanchâtres en dessous, plus ou moins pubescentes, toutes amplexicaules, profondément pennatipartites, à partitions acuminées et dentées, bordées de cils légèrement spinescents ; involucre globuleux, à écailles visqueuses, simplement mucronées, étalées horizontalement dés leur milieu ou méme réfléchies ; fl. d’un jaune citron, rarement purpurines, en capitules penchés, solitaires ou groupés en petit nombre, entiérement dépourvus de bractées. %. Juillet-août.

Bois des montagnes. — Loire. Pierre-sur-Haute, au-dessous de Loule et à Gourgon.— Ain. Champdor ; Lélex; la Faucille, au-dessus de Gex ; la Dôle. R.

996. C. rRIvuLARE (Link). C. DES RuissEAUx. — C. tricephalodes (D. C.). — Carduus erisithales (Vill. non Scop.).

Tige de 4 m. et plus, droite, simple, ordinairement rougeûtre, nue et couverte d’un duvet floconneux et blanchätre dans le haut ; f. d’un vert assez foncé en dessus, d’un vert blanchâtre en dessous, pennatifides ou pennatipartites, à divisions ou partitions oblongues, étroites, étalées ou un peu confluentes, à peine dentées, mais bordées de cils un peu spinescents, les inf. atténuées

.(i) Ces marais ont été desséchés, mais la plante peut se trouver dans les environs et partout où croissent en société les C. palustre et oleraceum.

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en un long pétiole ailé, cilié-épineux, dilaté et amplexicaule à la base, les sup. sessiles, embrassant la tige par deux oreillettes élargtes et dentées-épineuses; involucre à écailles appliquées, mucronées, mais non terminées par une épine ; fl. rouges, en capitules ordinairement agrégés au nombre de 2-4 au sommet de la tige. %. Juillet.

Prairies humides des montagnes. — Loire. Pierre-sur-Iaute (abbé Chevrolat). — Ain. Lélex.

997. C. RIVULARI-OLERACEUM (Næg.). C. INTERMÉDIAIRE. — C. ochroleucum b D. C.).

Tige de 6-8 déc., droite, simple, cotonneuse-blanchâtre et quelquefois un peu visqueuse dans le haut; f. d’un vert gai, plus pâles en dessous, glabres ou pubescentes, bordées de cils un peu épineux, les radicales elliptiques, dentées, atténuées en un long pétiole ailé, les caulinaires ordinairement pennatifides ou pennatipartites dans le bas de la tige, souvent oblongues et simplement dentées dans le haut, mais toujours toutes embrassantes par deux larges oreilles dentées-épineuses ; involucre souvent un peu cotonneux à la base, à écailles appliquées ou un peu étalées au sommet, les extérieures terminées par une épine courte el faible ; f1. d’un blanc jaunâtre, quelquefois un peu rougeâtre au sommet, en capitules dressés, courtement pédonculés, agrégés au nombre de 2-4 au sommet de la tige, ordinairement accompagnés de 1-2 bractées vertes ou à peine décolorées, toujours plus courtes et plus étroites que dans le Cirsium oleraceum. %. Juillet.

Prairies humides des montagnes. — Ain. Lélex, au-dessous des châlets Girod. R.

— Cette plante n’est qu’une hybride entre les Cirsium rivulare et oleraceum, en société desquels elle croît. Elle tient, surtout par ses feuilles, tantôt plus de l'un, tantôt plus de l’autre. Elle a aussi quelques rapports avec le Cirsium glulinosum ; mais les capitules de celui-ci, toujours penchés, dépourvus de bractées, à écailles toujours gluantes, très-étalées ou même réfléchies dans leur moitié supérieure, servent facilement à le distinguer.

998. C. acauLE (AI). C. AcAULE. — Carduus acaulis (L.). — Cnicus acaulis (Willd.).

Tige nulle ou trés-peu élevée, et alors toujours très-simple et uniflore ; f. en rosette radicale, glabres, lancéolées, sinuées-pennatfides, à divisions ovales-triangulaires, bordées de petites épines jaunâtres, dont la terminale est plus forte que les autres ; involucre assez gros, ovoide, glabre, à écailles appliquées, faiblement épineuses ; Îl. rouges, rarement blanches, solitaires. %. Juinaoût.

b, var. caulescens.— Carduus Roseni (Willd.). Tige de 8-15 cent., feuillée jusqu’au sommet; 1-4 capitules pédonculés.

Pelouses sèches, surtout des terrains calcaires. P. R, — Var. b. Vaux-en- Velin ; Jonage.

999. C. Tararicum (D. C. F1. fr.). C. ne TARTARIE. — C. rigens (D. C. Prodr.). — C. oleraceo-acaule (Hampe).

Comme son second nom l'indique, cette plante semble tenir du

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Cirsium oleraceum et du Cirsium acaule. Du premier elle a les ft. d’un blanc jaunûâtre, en capütules entourés à la base de bractées dentelées-épineuses, mais ces bractées, au nombre de trois, sont vertes et linéaires; du second elle prend les écailles de l’involucre faiblement épineuses, quoique un peu étalées au sommet, et les f. pennatifides ou pennatipartites, à divisions lobées et bordées de petites épines. La tige uniflore ou un peu rameuse au sommet s’élève de 1 à 6 déc. %. Juillet-août.

Prairies et forêts humides des montagnes. — Ain. Marais de Divonne; Nantua ; la Tour ; Pradon; forêts des monts d’Ehen.

1000. C. Anezicum (L.). CG. D'ANGLETERRE.

Souche rampante, à fibres gréles, non renflées, rarement un peu épaissies vers leur milieu; tige de 3-5 déc., laineuse, ordinairement simple, longuement nue au sommet; f. vertes et pubescentes en dessus, blanches-tomenteuses en dessous, oblongues-lancéolées, bordées de cils spinescents, inégalement dentées ou sinuéespennatifides, les radicales atténuées en pétiole, les caulinaires peu nombreuses, demi-embrassantes, les sup. en forme de petites écailles ; involucre un peu blanchâtre-aranéeux, ovoide-cylindracé, à écailles lancéolées, faiblement épineuses, apprimées ; fl. rouges, en capitule ordinairement solitaire, longuement pédonculé (rarement 1-2 capitules latéraux, rapprochés du capitule terminal). %. Juin-août.

Prairies, pâturages marécageux.— Rh. Au-dessous de la Roche-d’Ajoux, dans le Haut-Beaujolais (abbé Fray).

1001. C. euzsosum (D. C.). GC. BuLBEUx. — C. pratense (Balb. F1. lyonn.). — Carduus tuberosus (Vill.). — Cnicus tuberosus (Willd.).

Racine courte, à fibres ordinairement renflées en forme de fuseau; fige de 3-6 déc., plus ou moins couverte de flocons d’une espèce de laine blanchâtre, presque sans f. au moins dans sa moitié supérieure; f. un peu rudes et vertes en dessus, couvertes en dessous de flocons blanchätres, profondément pennatipartites, à partitions irrégulièrement lobées, décurrentes sur le pétiole commun, et bordées de cils épineux ; 1-2 f. caulinaires beaucoup plus petites et moins divisées que les autres ; #nvolucre ovoïde-globuleux, un peu floconneux, à écailles appliquées et musronulées ; fl. rouges, longuement pédonculées, ordinairement solitaires, rarement 2-3 au sommet de la tige et des rameaux. %. Juin-août.

Bois, prés humides. — Rh. Saint-Romain-au-Mont-d’Or; Yvour. — Ain. Plaine d’Ambronay; Belley; Périeux; Argis. — Is. La Grande-Chartreuse.

1002. C. BuLBoso-acaurE (Næg.). — C. BULBEUx-ACAULE.— C. medium (AIl., Bor.)

Racine à fibres radicales peu épaissies ; tige de 2-5 déc., trèsfeuillée à la base; pédoncules allongés, cotonneux, nus, pourvus seulement de quelques petites bractées ; f. fermes, non auriculées, rétrécies en pétiole, un peu poilues, mais non aranéeuses, sinuéespennatifides ou pennatipartites, à lobes ovales, divergents, épineux à la pointe ; 2nvolucre non ou à peine cotonneux, à folioles oblon-

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gues, se terminant brusquement en une petite épine très-courte et étalée ; corolle à limbe à peine plus. long que le tube ; fl. purpurines, en capitules peu nombreux (1-4), assez gros, solitaires au sommet de la tige ou des rameaux, dépourvus de bractées. %. Juilletseptembre.

Prairies, lieux herbeux. — Is. Jonage (Chabert). H.

— Cette plante, hybride des C. acaule et C bulbosum, a les feuilles du premier et les capitules du second.

1003. C. ARvENSE (Scop.). C. DES cHAmPs. — Serratula arvensis (L.). — Cnicus arvensis (Hoffm.). (Vulg. Chardon hémorrhoïdal.)

Tige de 5-10 déc., cannelée, frés-rameuse au sommet ; Ê. sessiles, quelquefois un peu décurrentes, pennatifides ou sinuées-ondulées, bordées de petites épines, presque glabres, pubescentes ou floconneuses-blanchâtres en dessous ; 2nvolucre ovoïde, à écailles appliquées et à peine épineuses ; fl. d’un rose pâle ou blanches, ex (D) disposés en une panicule corymbiforme. %. Juin-août.

Terres, vignes. C. C.

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