LATHRÆA (L.). LATHRÉE
Calice campanulé, quadrilobé, muni d’une seule bractée ; corolle à 2 lèvres, la sup. entière, l’inf. plus courte et à 3 dents, {ombant avec sa base entière ; ovaire muni à sa base antérieure d’une petite glande libre ; stigmate entier ou à peine échancré. Plantes herbacées, à rhizôme garni d’écailles charnues ou imbriquées..
4615. L. squamarrA (L ). L. ÉCAILLEUSE.
Plante d’abord blanchâtre, noircissant avec l’âge et surtout par la dessiccation. Rhizôme rameux, tortueux, couvert d’écailles charnues et imbriquées; tige extérieure simple, dressée, écailleuse à la base; bractées obovales-arrondies; fl. blanchètres, lavées de rose, très-courtement pédicellées, penchées et disposées en épi terminal et unilatéral. %. Mars-avril.
Parasite sur les racines des vieux arbres. — Rh. Bois du Vernay, près de l’Ile-
Barbe, où mon ami M. l'abbé Thevenet me l’a fait trouver en 1846, — Ain. Pradon, près Nantua. — Js. Entre la Balme et Vertrieux. R. R.
66° FAMILLE. — PLOMBAGINACÉES. ATA
66° FAMILLE. — PLOMBAGINACÉES.
Cette famille doit son nom au Plumbago Europæa, plante du Midi, qui, écrasée entre les doigts, leur communique une couleur rougeûtre et plombée. Elle ne renferme que des plantes herbacées représentées par un seul genre dans notre Flore. Leurs fleurs ont un calice tubuleux, plissé, ordinairement à 5 dents, toujours persistant et membraneux, et une coroile tantôt réellement monopétaie, tuhuleuse, à limbe divisé en 5 lobes, tantôt formée de 5 pétales soudés à la base ; elles ont toujours 5 éfamines opposées aux pétales et aux lobes de la corolle. L’ovaire, sim ple, libre, uniloculaire, est terminé par 5 styles, ou par 1 style à 5 stigmates ; il devient une capsule monosperme, indéhiscente ou à à valves, recouverte par le calice persistant. Les feuilies sont toujours simples et entières.
A3. ARMERIA (Willd.). ARMÉRIE.
Calice membraneux, plissé, à 5 dents; corolle formée de 5 pétales onguiculés, soudés à la base ; 5 étamines insérées au fond de la corolle ; 5 styles; fleurs réunies en têtes terminales, entourées d’un involucre à folioles membraneuses, se prolongeant en gaine sur la hampe ; feuilles toutes radicales.
1616. A. PLANTAGINEA (Willd.). À. A FEUILLES DE PLANTAIN. — Slatice plantaginea (All.).
Souche dure, presque ligneuse ; hampes de 1-6 déc., droites, raides, glabres, un peu rudes; f. linéaires-lancéolées, souvent arquées, marquées de 3-5 ou 7 nervures ; foliolesextérieures de linvolucre cuspidées, les intérieures obtuses et mucronulées ; fl. d’un rose clair. %. Juillet-août.
Terres sablonneuses. — Rh. Le Pont-d’Alaïi; Villeurbanne; Saint-Georgesde-Reneins; route de Sain-Bel à Sainte-Foy-l’Argentière. — Loire. Saint- Julien-Molin-Molette; Saint-Alban, près de Roanne; Saint-Jodard.— Ain. Tous les bords de la Saône. A. C.
67° FAMILLE. — PLANTAGINACÉES.
Les Plantains (1), célèbres dans la médecineancienne, ne jouissent plus de leur vieille réputation, sinon peut-être auprès des oiseaux, qui trouvent dans leurs graines nombreuses une nourriture agréable et toujours abondante. Ils se font reconnaître à leurs fleurs en épi serré, seulement coloré par ses longues étamines, et
(4) Du latin planta, plante par excellence.
472 67° FAMILLE. — PLANTAGINACÉES.
porté le plus souvent sur une hampe à feuilles radicales étalées sur la terre ou dressées, toujours accompagnées d’une bractée. Les petites fleurs des Plantaginacées ont en outre un calice persistant, à 4 (rarement 3) divisions, et une corolle persistante aussi, scarieuse, tubuleuse, divisée au sommet en 4 lobes réguliers. Dans le tube de la corolle sont insérées 4 étamines qui alternent avec ses lobes et les dépassent longuement. L’ovaire, libre et simple, est terminé par un style fiiforme ; il devient une capsule, tantôt uniloculaire, monosperme et indéhiscente, tantôt, et c’est le plus souvent, à 2 ou 4 loges, contenant 2-4 graines, ou même un plus grand nombre, et s’ouvrant comme une petite boîte à savonnelte.