ATRIPLEX (L.). ARROCHE
Fleurs monoiques, quelquefois mélangées de fleurs à étamines et carpelles, toujours dépourvues de bractées; calice des fleurs carpellées formé de 2 sépales libres ou un peu soudés, couvrant le fruit el grandissant avec lui; calice des fleurs à étamines formé de 3-5 sépales soudés à Ja base ; 3-5 étamines. Plantes herbacées dans notre Flore.
1655. A. PATULA (L. ex Moq.-Tand.). A. À RAMEAUX ÉTALÉS. —A, Jatifolia var. b (Wahl. et Koch). — A. hastata (Dub., non L.).
Tige de 3-9 déc., dressée, très-rameuse, à rameaux inf. trèsallongés et très-étalés; f. pétiolées, vertes sur les deux faces, mais légèrement glaucescentes en dessous, foutes élargies, atténuées en coin à la base, triangulaires-hastées, plus ou moins dentées à l'exception des sup., qui sont ordinairement plus étroites, lancéolées et entières; segments des calices fructiféres hastéstriangulaires, presque rhomboidaux, entiers ou finement denticulés sur les bords, ordinairement finement tuberculeux sur le dos, quelquefois lisses ; fl. d’un vert blanchâtre, à cause d’uve fine poussière qui les recouvre ainsi que extrémité des rameaux, disposées en épis effilés, interrompus, axillaires et terminaux, formant par leur réunion des grappes plus ou moins feuillées. ©. Juilletoctobre.
Champs, lieux cultivés. C.
— La véritable A. hastata de Linné se reconnaît aux segments du calice
(4) Voyez tome III.
A8S4 710® FAMILLE. — POLYGONACÉES.
R fructifère, qui sont divisés en dents subulées-acuminées et rayonnantes. C’est une plante du nord de l’Europe que Balbis indique à Lyon par erreur.
1656. À. ANGUSTIFOLIA (Sm.). A. A FEUILLES ÉTROITES. — À. littoralis var. b (Moq.-Tand.). — À. patula (D. C., non L., ex Moq.-Tand.).
Tige de 2-9 déc., très-rameuse, diffuse, étalée ou droite, à rameaux divariqués; f. courtement pétiolées, vertes des deux côtés à peine pubérulentes, la plupart lancéolées ou lancéolées-linéaires et trés-entiéres, les inf. seules hastées et souvent dentées; segments des calices fructiféres rhomboidaux, munis à la base de 2 petites dents qui les rendent un peu hastées, du reste très-entières; fl. verles ou grisâtres, disposées en épis axillaires et terminaux, Courts, interrompus, raides à la maturité. @. Juilletoctobre.
Jardins, champs cultivés. C.
— D'après Koch, Boreau et quelques autres auteurs, cette espèce serait la véritable A. patula de Linné.
70° FAMILLE. — POLYGONACÉES (1).
Les Polygonacées, nommées ainsi à cause de leur fruit ordinairement anguleux, sont des herbes très-remarquables par leurs feuilles. Leur péliole part d’un anneau membraneux, véritable gaine formée autour de leur tige noueuse, et leur limbe est toujours roulé sur ses bords avant son développement. Leurs fleurs, verdâtres ou colorées, naissent à laisselle de bractées membraneuses, plus rarement à l’aisselle des feuilles. Les segments de leur périanthe, au nombre de 3-5 ou 6, libres ou soudés, égaux ou inégaux, quelquefois disposés sur 2 rangs, soutiennent à leur base des étamines en nombre défini. L’ovaire, libre, est surmonté de 2-3 styles libres ou soudés inférieurement, quelquefois réduits à de simples stigmates ; il devient un fruit monosperme et indéhiscent, plus ou moins recouvert par les segments persistants du périanthe.