RumEx (L.). PATIENCE
Périanthe calicinal, formé de 6 sépales, dont 3 intérieurs plus grands et connivents; 6 étamines opposées 2 à 2 aux sépales du rang extérieur; stigmates en pinceau; fruit triangulaire, caché par les 3 sépales du rang iutérieur, qui se replient sur lui et ressemblent aux valves d’une capsule.
* Feuilles hastées ou sagittées, à saveur acide. — Acelosa (Tournef.).
1657. R. scurarus (L.). P. À FEUILLES RONDES. — R. glaucus (Jacq.). Plante d'un glauque blanchâtre. Tiges de 2-5 déc., cuuchées
. : L 4 (1) De ToÀUS, plusieurs, et yovral, angles, à cause de la forme de leurs £gralnes.
79° FAMILLE. — POLYGONACÉES. 485
et très-dures à la base, puis dressées, venant par touffes ; f. épaisses, toutes pétiolées, hastées, à peu près aussi larges que longues; fl. dioiques, mais mélangées de fleurs complètes, disposées en demiverticilles, formant de longues grappes grèles, effilées, interrompues, dépourvues de feuilles. @. Mai-août.
Rocailles, murs, vignes, carrières. — Rh. Couzon; Saint-Cyr-au-Mont-d’Or; Charly. — Loire. Pilat; Chalmazelle; Cervières. — Ain. Tout le Bugey et le Revermont; le Jura. — Is. La Grande-Chartreuse.
1658. R. acerosa (L.). P. oser. (Vulg. Oseille.)
Tige de 3-10 déc., droite, rameuse au sommet ; f. un peu épaisses, les inf. élargies, longuement pétiolées, hastées ou sagittées, à oreillettes parallèles au pétiole, les sup. plus étroites, en cœur, sessiles et amplexicaules ; fl. diciques, souvent à la fin rougeâtres, disposées en grappes le long des rameaux, qui forment par leur réunion une panicule terminale. %. Mai-juin, refleurit en automne. (V. D.)
Prairies, bois humides, C. — Jardins potagers.
1659. R. monranus (Desf.). P. DE MONTAGNE. — R.arifolius (All., non L.).
Tige de 3-10 déc., droite, sillonnée, rameuse au sommet ; f. larges, les inf. pétiolées, hastées, à oreillettes obtuses et divergentes à angle droit, à pétiole s’épanouissant en 5-7 nervures rayonnantes, les sup. ovales-cordiformes, amplexæicaules; fl. dioiques, à la fin rougeûtres, disposées en grappes le long des rameaux, qui forment par leur réunion une panicule terminale. %. Juillet-août.
Prés et bois humides des hautes montagnes. — Loire. Pilat; Pierre-sur- Haute. — Ain. Le Haut-Bugey; le Jura, à Thoiry ct sur la Dôle.
1660. R. AcETOSELLA (L.). P. PETITE oSEILLE. (Vulg. Oseille de brebis.)
Tiges de 1-3 déc., dressées, ou d’abord étalées, puis ascendantes; f. toutes pétiolées, oblongues ou linéaires-lancéolées, hastées, à oreillettes écartées à angle droit et recourbées en dessus, les plus voisines des fleurs quelquefois linéaires-lancéolées ; f. dioîques, disposées en grappes grêles, formant par leur réunion une panicule terminale. %. Avril-septembre. (V. D.)
Champs, pâturages. C. C. C.
“ * Feuilles n'étant jamais ni hastées, ni sagillées, ni à saveur acide. — Lapathum (Tournef.).
+ Segments intérieurs du périanthe entiers ou à peine dentés à la base.
1661. R. azrinus (L.). P. pes Azres. (Vulg. Rhubarbe des moines, Rapontic.)
Racine grosse et tortueuse ; tige de 2-6 déc., épaisse, sillonnée ; F. nervées, à pétiole canaliculé, les radicales en cœur arrondi, les sup. ovales-lancéolées ; segments intérieurs du périanthe en cœur ovale, entiers, dépourvus de tubercule sur le dos; fl. en grappes rapprochées en panicule serrée. %. Juillet-août.
Prés des bergeries et des châlets, dans les gras pâturages des hautes montagnes. — Loire.w#ÆLa chaine du Forez (Lecoq et Lam.). — Ain. Le Jura. — Is La Grande-Chartreuse.
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1662. R. HyprozapaTaum (Huds.). P. DEs RIVIÈRES. — R. aquaticus (D. C., non L.). — R. longifolius (D. C. F1. fr. suppl.). (Vulg. Patience aquatique.)
Tige droite, grosse, cannelée, s’élevant à 1-2 mètres; f. à péliole plan en dessus, oblongues-lancéolées, atténuées à la base, décurrentes sur le pétiole, les inférieures longues de 4 à 8 déc.; segments intérieurs du périanthe ovales-triangulaires, fous munis d'un tubercule sur le dos ; fl. disposées en grappes le long des rameaux, qui forment par leur réunion une panicule terminale. %. Juillet-août.
Fossés, bord des eaux. — Rh. Villeurbanne; Sain-Fonds; Yvour, etc. — Ain. La Bresse et la Dombes.
1665. R. crispus F ). P. A. FEUILLES cRÉPUEs. (Vulg. Patience frisée, Parelle crépue.
Tige de 5-10 déc., droite, sillonnée; f. à pétiole canaliculé, oblongues-lancéolées, ondulées et frisées sur les bords, décurrentes sur le péliole ; segments intérieurs du périanthe en cœur ovale et obtus, ordinairement trés-entiers, munis sur le dos d’un petit tubercule plus saillant sur l’un d’entre eux, manquant quelquefois sur les deux autres; fl. pendantes, en grappes dressées, trèscompactes à la maturité, formant par leur réunion une vaste panicule. %. Juillet-septembre. (V. D.)
Fossés, lieux humides. C. C.
1664. R. nemorosus (Schrad.). P. pes pots. — R. nemolapathum (D. C. F1.fr.).
Tige de 5-10 déc., droite, anguleuse, à rameaux dressés; î. pétiolées, oblongues, obtuses ou aiguës au sommet, ordinairement un peu ondulées sur les bords, les inf. arrondies ou en cœur à la base, les autres atténuées ; segments intérieurs du périantheoblongs, obtus, érés-entiers, un seul muni d’un tubercule sur le dos, les deux autres en étant dépourvus ou n’en ayant qu’un rudimentaire; fl. verdâtres ou rougeûtres, en verticilles tous ou la plupart dépourvus de feuilles. %. Juin-août.
b, R. sanguineus (L.). Tige et nervures des feuilles d’un rouge de sang.
Bois et prés humides. P. R. — Var. b cultivée sous le nom de Sang-de-dragon ; quelquefois subspontanée près des habitations. (V. D.)
1665. R. coNGLOMERATUS (Murr.). P. À FRUITS AGGLOMÉRÉS. — R. glomeratus (Schreb ). — R. nemolopathum (Ehrh., non D. C.). — R. acutus (Sm.).
Tige de 4-8 déc., droite, anguleuse, souvent rougeûtre, à rameauæ souvent divergents ; f. toutes à court pétiole, ovales-oblongues ou oblongues-lancéolées, arrondies ou en cœur à la base ; segments intérieurs du périanthe oblongs-linéaires, obus, trésentiers, tous munis d’un tubercule sur le dos ; fl. verdâtres, en verticilles compactes, fous ou la plupart munis d'une feuille qui leur sert de bractée. %. Juillet-août.
Fossés, bois humides. C.
— Les fruits sont agglomérés en petites masses compactes dans chaque verticillé; c’est de là que ce Rumex a pris son nom.
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+ + Segments intérieurs du périanthe fortement dentés à la base.
1666. R. prarensis (Mert. et Koch). P. Des PRÉs. — R. acutus (Willd.; D. C.). (Vulg. Parelle sauvage.)
Tige de 5-10 déc., droite, rameuse, sillonnée; f. pétiolées, les radicales et les caulinaires inf. oblongues, aiguës, en cœur à la base, les sup. lancéolées ; segments intérieurs du périanthe ovales, un peu en cœur, obtus, dentés à la base, non prolongés en lanquette, tous ou deux seulement munis d’un tubercule sur le dos; fl. verdâtres ou rougeâtres, disposées en verticilles nombreux, non feuillés, formant des épis bien fournis. %. Juillet-septembre.
Lieux humides, fossés. — Rh. Pierre-Bénite ; Francheville. A. R.
4667. R. Fniesri (Gren.etGodr.). P. ne Fries. — R. obtusifolius (D. C., non L.).
Tige de 5-10 déc., droite, rameuse, sillonnée; f. pétiolées, les radicales et les caulinaires inf. ovales ou oblonques, obtuses ou un peu aiguës, en cœur à la base, les sup. lancéolées et aiguës ; segments intérieurs du périanthe ovales-triangulaires, dentés à la base, prolongés au sommet en une languette trés-entiére, obtuse ou aiguë, tous munis d’un tubercule sur le dos ; fl. verdâtres ou rougeâtres, disposées en verticilles nombreux, non feuillés, formant à la fin des épis lâches et interrompus. %. Juin-septembre.
Lieux frais, bord des chemins, saulées. C.
1668. R. PaLusTRIS (Sm.). P. DES MARAIS. — R. limosus (Thuill.).
Tige de 2-6 déc., ordinairement un peu couchée à la base, puis dressée, à rameaux grêles, souvent fiexueux, communément dressées; f. lancéolées-linéaires, ou simplement lancéolées et allongées, atténuées en pétiole, jamais arrondies ni en cœur à la base ; segments intérieurs du périanthe ovales-oblongs, tous munis d’un tubercule sur le dos, terminés en pointe entière, mais présentant de chaque côté deux dents en aléne plus courtes que le segment lui-méme ; fl. verdâtres, disposées en verticilles espacés et fous feuillés. @. Juillet-septembre..
Marais. — lih. Villeurbänne. — Ain. La Bresse. — Is. Dessine; Janeyriat.
1669. R. mariTimus (L.). P. MARITIME.
Tige de 2-6 déc., droite, ordinairement rameuse, à rameaux moins grêles que dans l’espèce précédente ; f. longuement oblongues-lancéolées, entières, foutes atténuées en pétiole; segments intérieurs du périanthe ovales-triangulaires, tous munis d’un tubercule sur le dos, terminés en pointe entière, présentant de chaque côté sur les bords deux dents sétacées aussi longues que le segment lui-méme ; fl. verdâtres, à la fin jaunâtres, en verticilles feuillés, très-fournis, les sup. très-rapprochés. ©. Juillet-septembre.
Bord des étangs et des mares, prairies grasses et marécageuses. — Loire. Etang de Savigneux, près de Montbrison (Royer). — Ain. Trévoux, petite Saône; entre Bâgé et Saint-Sulpice (Du Marché), R.
488 70® FAMILLE. — POLYGONACÉES.
1670. R. puLcHer (L.). P. ÉLÉGANTE. (Vulg. Oseille-violon.)
Tige de 2-8 déc., dressée, souvent courbée, à rameaux effilés et trés-divergents; f. radicales longuement pétiolées, oblongues, en cœur à la base, ordinairement échancrées de chaque côté comme un violon, les sup. étroites et lancéolées ; segments intérieurs du périanthe réticulés, bordés de dents presque épineuses, tous munis d’un tubercule sur le dos; fl. verdâtres, disposées en verticilles espacés, fous feuillés, à l’exception quelquefois des supérieurs. @). Juin-septembre. (V. D.)
b. R. divaricatus (L.). F. non échancrées de chaque côté.
Bord des chemins, le long des haies, contre les murs. C. C.