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P. LAPATHIFOLIUM (L.). R. A FEUILLES DE PATIENCE

Tige de 4-8 déc., verte ou rougeûtre, dressée ou étalée, rameuse ; f. oblongues-lancéolées, atténuées en pétiole à la base, souvent marquées d’une tache noirâtre en dessus (1); gaines bordées de cils trés-fins et trés-courts, quelquefois même nuls ; pédoncules et axe des épis couverts de petites aspérités tuberculeuses, visibles à une faible loupe; fruits tous comprimés, concaves sur les deux faces; fl. ordinairement d’un blanc verdätre, en épis axillaires et terminaux. @. Juillet-septembre.

b. P. incanum (Schm.). F. blanches-tomenteuses en dessous.

Lieux humides, fossés, bord des étangs. C.

1677. P. noposuu (Pers.). R. NOUEUSE.

Tige de 3-8 déc., à nœuds fortement renflés ; f. lancéoléesacuminées, les inf. ovales; gaines entières, non ciliées ; fruits tous comprimés, concaves, fl. souvent rouges, rarement blanches, en épis linéaires, allongés, un peu penchés. ®. Juillet-septembre.

Fossés, bord des rivières et des étangs. — Rh. Lyon, à la Mouche; Pierre- Bénite. — Ain. Belley ; Peyrieux.

1678. P. PERsicaRtA (L.). R. PERSICAIRE.

Tige de 4-8 déc., blanchâtre et souvent un peu rougeâtre, éla-

(1) Ce caractère s’observe aussi dans les espèces suivantes.

490 70€ FAMILLE. — POLYGONACÉES.

lée à la base, à rameaux diffus ; f. ovales-elliptiques ou oblongues= lancéolées, acuminées, finement ciliées, atténuées en court pé- Liole ; gaines bordées de cils allongés; pédoncule et axe dépourvus d’aspérités tubereuleuses ; fruits tantôt tous triangulaires et à face un peu concave, tantôt les uns triangulaires, les autres comprimés, et alors ceux-ci convexes des deux côtés ou plans sur Pun des deux; fl. ordinairement rouges, quelquefois d’un blanc verdâtre, en épis serrés, axillaires et terminaux. ®. Juillet-octobre.

Fossés, champs humides, bord des chemins. C.

— Les feuilles sont quelquefois blanches-tomenteuses en dessous.

1679. P. minus (Huds.). R. FLUETTE. — P. pusillum (Lamk.).

Tige de 1-5 déc., grêle, rameuse, étalée ou redressée ; f. étroites, lancéolées, longuement et insensiblement atténuées au sommet ; gaines à poils appliqués, bordées de cils allongés ; 5 étamies; fl. roses, en épis dressés, très-grêles, interrompus. ©. Juillet-octobre.

Fossés, bord des marais. — Rh. Lyon, à la Guillotière; Villeurbanne, etc. — Ain. La Bresse et la Dombes, où il est commun. — Js. Dessine; Janeyriat.

1680. P. pugium (Stein). R. pouTEUSE. — P. laxiflorum (Weihe).

Tige de 2-5 déc., rampante à la base, puis dressée, rameuse, quelquefois simple ; f. à saveur herbacée, lancéolées ou elliptiques, jamais tachées en dessus ; gaines velues, longuement ciliées; 5-6 étamines; 2-3 styles soudés à la base; fruits les uns triangulaires, les autres comprimés et convexes; fl. roses, quelquefois blanches, en épis cylindriques, interrompus, ordinairement dressés, quelquefois penchés. @. Juillet-octobre.

Fossés, lieux humides. — Rh. Lyon, aux Brotteaux, à Perrache, au Grand- Camp; Pierre-Bénite, ete.

1681. P. purro-PERSICARIA (Gren. et Godr.). R. HYBRIDE.

Tige de 5-8 déc., droite, élancée, rameuse, à rameaux dressés; f. à saveur herbacée, oblongues-lancéolées, atténuées aux deux extrémités; gaines à cils nombreux et allongés; fl. d’un joli rose, en épis grêles, dressés, peu ou point interrompus. ©. Juillet-septembre.

Lieux humides. — Rh. Lyon, au Grand-Camp, où elle est mélée avec les P. persicaria et dubium.

4682. P. HYDROPIPER (L.). R. POIVRE D'EAU.

Tige de 3-8 déc., dressée, rameuse; f. à saveur poivrée, oblongues-lancéolées, sessiles ou à court p‘tiole ; gaines presque glabres, bordées de cils raides, très-courts ou allongés, souvent presque nuls daus le haut de la plante; 6 étamines; fl. d’un blanc verdâtre, quelquefois bordées de rose, marquées de petits points glanduleux, disposées en épis très-grêles, ordinairement penchés. ©. Juillet-octobre. (V. D.)

Fossés humides, bord des eaux C.

70® FAMILLE. — POLYGONACÉES. A9!

1683. P. mire (Schrk.). R. iNstP1DE. — P. hydropiperi-dubium (Gren. et Godr.).

Tige de 3-6 déc., grèle, ordinairement rameuse, rampante à la base, puis dressée; f. à saveur herbacée, minces, délicates, presque glebres, munies seulement sur les bords et sur la nervure médiane de quelques poils appliqués; gaines longuement ciliées ; styles divergents, un peu réfléchis au sommet; fruits larges, ovales-oblongs, en partie triangulaires, en partie comprimés et convexes sur les deux faces, lisses, peu luisants, très-finement rugueux vers le sommet; fl ordinairement pourprées ou roses, souvent aussi blanches, en épis filiformes, lâches, interrompus, arqués-pendants. @. Juillet-octobre.

Lieux humides, fossés. — Rh. Lyon, à Perrache; Pierre-Bénite; Charbon: niéres, etc. — Ain. Relley; la Bresse et la Dombes.

+++ Fleurs solitaires ou fusciculées à l’aisselle des feuilles.

1684. P. avicurare (L.). R. DES PETITS OISEAUX. (Vulg. Traînasse.)

Tiges de 1-6 déc., très-rameuses, ordinairement couchées, quelquefois ascendantes, feuillées jusqu'au sommet; f. ovales, oblongues-lancéolées ou elliptiques, sessiles ou à court pétiole ; gaines argentées et déchirées; graines un peu luisantes, à faces concaves ; fl. blanches ou rougeâires, toutes axillaires. ®. Juinoctobre. (V. D.)

Champs, chemins, rues des villages, presque partout. C. C. C.

1685. P. wicrospenmum(Jord.) R.A PETITES GRAINES. — P. aviculare var. microspermum (Desv.).

Diffère de la précédente 1° par la tige et les rameaux plus grèles ; 2° par les f. linéaires-lancéolées, plus étroites, plus rapprochées sur les rameaux; 3° par les gaïnes plus courtes, moins profondément déchirées ; 4° par les fruits plus petits, d’un brun plus mat, à faces à peine concaves. ®. Juillet-octobre.

Champs. — Rh. Quincieu (Chabert).

1686. P. FLAGELLARE (Spreng.). R. FLuET. — P. flagelliforme (Lois.).

Tiges de 4-12 déc., couchées, très-rameuses ; rameaux trèsallongés, promptement dénudés à la base, feuillés seulement au sommet ; f. d’un vert glauque, linéaires-lancéolées, acuminées. planes ; gaines d’abord entières, puis finement et profondément laciniées; graines brunes, peu luisantes, triangulaires, un peu rugueuses sur toute la surface, finissant en pointe mousse sf verdâtres, rougeûtres sur les bords. %. Août-septembre.

Sables des rivières. — Rh. Pierre-Bénite, sur les bords du Rhône. — Loire. Sables de la Loire.

1687. P. BeLLaro1 (AÏL.). R. DE BELLARDI.

Tiges de 2-5 déc., très-rameuses, raides, droites, à rameaux dépourvus de feuilles au sommet ; f. d’un vert jaunâtre, à peine pétiolées, elliptiques, les sup. lancéolées-acuminées; gaînes argentées et déchirées ; fl. roses ou blanchälres, les inf. axillaires. les sup. paraissant disposées en épis mierrompus, parce que le

492 71° FAMILLE. — THYMÉLACÉES.

sommet des rameaux manque de feuilles ou n’en a que de trèscourtes. (®. Juin-juillet.

Champs des terrains calcaires. — Rh. Couzon. R. Fe

74e FAMILLE. — THYMÉLACÉES.

À part une plante annuelle, la famille des Thymélacées n’offre

ue des arbrisseaux dont quelques uns sont remarquables par la beauté de leur feuillage, quelques autres par l’élégance de leurs fleurs, et surtout par la suavité de leur parfum. Leurs fleurs, sessiles à l’aisselle des feuilles ou au bout des rameaux, ont un périanthe plus ou moins coloré, divisé en L lobes ou segments (rarement 5) soudés en tube à la base. À sa gorge ou dans le tube sont insérées 8-10 étamines à filets courts et à anthères bilobées. L’ovaire, le style et le stigmate sont uniques. Le fruit, sec ou charnu, est toujours monosperme et umiloculaire.

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