‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 824 sur 1009 · POLYGONUM (L.). RENOUÉE · texte numérisé non relu

POLYGONUM (L.). RENOUÉE

Périanthe coloré, à 5 (rarement 3, 4 ou 6) segments presque égaux ; 5-9 étamines (le plus souvent 8) disposées sur deux rangs ; stigmates en tête; fruit triangulaire, quelquefois aplati en forme de lentille, enveloppé par le périanthe persistant.

* Plantes volubiles.

1671. P. convozvuzus (L.). R. Liseron. (Vulg. Vrillée sauvage.)

Tiges de 2-10 dic., volubiles, anguleuses et striées, ordinairement un peu rudes; f. sagittées, en cœur à la base, pétiolées; fruit recouvert par les segments du périanthe, dont les 3 angles sont en carëne obtuse, non membraneuse ; anthéres violettes ; f. blanchôtres, en grappes ou fascicules axillaires. ©. Juin-septembre. (V. D.)

Champs, vignes, lieux cultivés. C. C.

1672. P. pumerorun (L.). R. pes Buissoxs. (Vulg. Grande Vrillée.)

Tiges volubiles, cylindriques, lisses, à peine striées, s’élevant à 4-2 mètres; f. pétiolées, sagiltées, en cœur à la base; fruit recouvert par les segments du périanthe, dont les 3 angles ont

leur carène développée en aile membrancuse; anthères blanches;

fl. blanchâtres, en grappes lâches, axillaires et terminales. @. Juillet-septembre.

Haies, buissons. C. C.

* * Plantes non volubiles.

+ Tige simple, terminée par 1 seul épi de fleurs. 1673. P. BIsTORTA (L.). R. BISTORTE. (Vulg. Bistorie.)

Racine épaisse, contournée sur elle-même; tige de 2-8 déc., droite, simple ; f. glauques en dessous, ovales ou oblongues-lancéolées, les radicales et les inf. à pétiole ailé, les sup. sessiles et un peu amplexicaules ; fl. roses, rarement blanches, en épi serré. %. Mai-juillet. (V. D.)

Prés des montagnes. — Rh. Vaugneray; l’Argentière. — Loire. Pilat; en-

virons de Montbrison; Pierre-sur-Haute; les Salles. — Ain. Le Haut-Bugey; le Revermont. — Is. La Grande-Chartreuse.

— On en cultive deux variétés : une à fl. blanches, et une à", d’un rose vif et élégant, Celle-ci a l’épi plus gros et plus serré que l’espèce sauvage.

70° FAMILLE. — POLYGONACÉES. 459

4674. P. vivipanux (L.). R. VIVIPARE,

Racine épaisse, contournée sur elle-même; tige de 4-2 déc.. droite, grêle, simple ; f. glauques en dessous, oblongues ou elliptiques-lancéolées, atténuées à la base, les inf. à péliole non ailé: f. blanches ou rosées, en épis souvent entremélés de bulbilles. 2. Juillet-août. (V. D.)

Pâturages des hautes montagnes. — Ain. Le Haut-Bugey; le Jura. — js La Grande-Chartreuse, sur les sommets.

— Les bulbilles de l’épi servent à reproduire la plante comme les graines c’est ce qui a fait donner à cette espèce le nom de vivipare.

++ Tige rameuse, à plusieurs épis.

1675. P. auPæiBium (L.). R. AMPHIBIE.

Plante venant ordinairement dans l’eau. Tige cylindrique, rougeâtre, rampante et radicante à la base ; f. pétiolées, à pétiole non ailé, oblongues-lancéolées, arrondies et un peu en cœur à la base. à nervures latérales saillantes et parallèles en dessous; 5 éfamines longuement saillantes hors du périanthe ; fruit ovoide-comprimé ; fl. d'un beau rose, en épis solitaires à l'extrémité de lu tige et des rameaux. %. Juin-août. (V. D.)

Etangs, fossés, marais, rivières. — Rh. Villeurbanne; Vaux-en-Velin; bords de la Saône, avant Couzon. — Loire. La plaine du Forez; Saint-Jodard; les Salles. — Ain. Lac de Nantua; la Bresse. — Js. Janeyriat.

— Quand la plante vient hors de l’eau, la tige est souvent simple; les f.. moins longuement pétiolées, sont pubescentes et un peu rudes en dessous, C'esi alors la variété terrestris de certains auteurs,

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