‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 835 sur 1009 · EuPHORBIA (L.). EUPHORBE · texte numérisé non relu

EuPHORBIA (L.). EUPHORBE

Fleurs monoiques, toutes renfermées dans un périanthe commun, qui est campanulé et terminé par 8-10 dents, dont 4-5, membraneuses ou herbacées, sont des lobes proprement dits, et les 4-5 autres, alternant avec les premières et couvertes en dessus d’un disque charnu et glanduleux, sont nommées glandes pétaloidales ; 10-20 fleurs staminifères ow plus, consistant chacune en À seule élamine et insérées à la base du périanthe commun ; ovaire central, longuement pédicellé, surmonté par 3 styles libres ou soudés à la base; capsule formée de 3 coques monospermes, se séparant à la maturité de l’axe central et persistant qui les

réunit, et s'ouvrant avec élasticité. Plantes à suc laiteux, herbacées dans notre Flore, à fleurs disposées ordinairement en ombelles munies d’un involucre à la base, et, au-dessous des étamines, de 2 bractées représentant linvolucelle.

* Glandes pétaloïdales arrondies ou ovales, mais non échancrées en croissant.

+ Capsule lisse ou très-finement ridée, mais jamais tuberculeuse.

1704. E. neLioscoprA (L.). E. RÉVEILLE-MATIN.

Tige de 2-4 déc., droite, ordinairement simple ; f. éparses, obovales-cunéiformes, finement denticulées au sommet ; graines brunes, évidemment ridées en réseau; ombelles à 5 rayons, chaque rayon ayant 3 branches, dont chacune est dichotome; fl. à bractées jaunâtres. @. Juin-octobre. (V. D.)

Lieux cultivés. C. C. C.

1705. E. GERARDIANA (Jacq.). E. DE GÉRARD.

Racine dure, presque ligneuse, produisant plusieurs tiges; tiges de 2-5 déc., droites, simples ou présentant quelques rameaux fleuris au-dessous de l’ombelle ; f. glauques, éparses, linéaires ow lancéolées-cunéiformes, mucronées, très-entières ; ombelle à rayons nombreux, dressés, ordinairement dichotomes, rarement simples; bractées ovales, mucronées ; graines blanchâtres, lisses ; fl. à bractées jaunes. %. Mai-août.

b. var. lanceolala. Feuilles et bractées plus insensiblement atténuées au sommet; bractées vertes.

Lieux secs et saklonneux. — Rh. Saint-Alban; Beaunant; Yvour, etc. — Ain. La Pape; plaine de la Valbonne, etc. A. GC. — Var. b. Bords de l’Ain, sous Ambronay.

++ Capsule munie de tubercules saillants.

1706. E. PEATYPHYLLOS (L.). E. À LARGES FEUILLES.

Tige de 5-10 déc., droite, munie ordinairement de rameaux florifères au-dessous de Pombelle ; f. éparses, les inf. cbovales, atténuées en pétiole, les autres oblongues-lancéolées, sessiles, presque en cœur, finement denticulées au moins au sommet; ombelle communément à à, rarement à 3-4 rayons, ordinairement divisés en 3 branches 1-2 fois bifurquées ; bractées ovales-triangulaires, mucronées ; capsule assez grosse, munie de tubercules arrondis ; graines lisses, d'un gris brun métallique ; fl. à bractées verdâtres passant au jaune. @). Juin-septembre.

Haies, champs humides. — Ah. Saulées d’Oullins; Villeurbanne; Vaux-en-

Velin; Charbonnières; l’Argentière, etc. — Ain. Autour de Montluel; bords de la Saône, à Trévoux, Thoissey, etc.; le Bugey. — Is. Anthon.

1707. E. stricrA (L.). E. RAIDE. — E. parviflora (Steph.).

Diffère de la précédente 1° par sa tige ordinairement moins élevée ; 2 par les ombelles, qui sont ordinairement à 3 rayons, rarement à 5; 3° par la capsule 2 fois plus petite, hérissée de tuber-

cules cylindriques ; 4° par la couleur des graines, qui sont d'un brun rougeûtre. ®. Juin-septembre.

Lieux cultivés, fossés, bord des champs. C.

— Longtemps confondue avec la précédente, cette espèce se rencontre plus fréquemment.

1708. E. puzcis (L.). E. poux. — E. purpurata (Thuill.).—E. solisequa (Rchb.).

Racine jaunâtre, rampante ; tige de 2-6 déc., droite, pubescente, émettant souvent des rameaux florifères au-dessous de l’ombelle ; f. éparses, molles, oblongues, très-finement ciliéesdenticulées dans leur moitié antérieure, les inf. atténuées à la base et très-courtement pétiolées ; ombelle à 5 rayons 1-2 fois bifurqués, rarement simples; involucre à 8 folioles ovales, ciliéesdenticulées ; bractées ovales-triangulaires, tronquées et même un peu en cœur à la base; capsule parsemée de tubercules épars, inégaux, obtus; graines lisses, grisâtres ; glandes pétaloidales ordinairement d'un rouge foncé, rarement d’un jaune pâle ; fl. à bractées vertes. %. Avril-juin.

Bois humides. A. C.

1709. E, verrucosA (L.). Ê. VERRUQUEUX.

Tiges de 2-6 déc., dures à la base, d’abord étalées, puis redressées ; f. éparses, ovales ou oblongues, sessiles ou presque sessiles, finement ciliées-denticulées sur les bords; ombelle à 5 rayons 1 ou 2 fois trifides; involucre à 5 folioles ovales; bractées ovales-elliptiques, atténuées à la base, au moins d’un côté, arrondies au sommet; capsule rude, chargée de petites verrues courtes et cylindriques ; graines lisses, ovoïdes, brunâtres; fl. à bractées jaunes pendant la floraison, devenant vertes à la maturité. %. Avril-juin et automne. (V. D.)

Pâturages humides. À. C.

4710. E. HyBERNA (L.). E. D'IRLANDE.

Tige de 4-6 déc., dressée, simple, ordinairement dépourvue de rameaux secondaires au-dessous de l’ombelle principale ; f. sessiles, ovales ou oblongues, larges, minces, trés-enhères, un peu velues en dessus ; ombelle régulière, formée de 3 à 6 rayons dichotomes ; bractées ovales, entières ; capsule très-grosse, couverte de verrues cylindriques et obtuses ; graines grosses, brunûtres, finement ponctuées (à une forte loupe); fl. d’un beau jaune. %. Avril-juin.

Bois. — Loire. Chaine du Forez (Lecoq et Lam.). R.

1711. E. parustris (L.). E. DES MARAIS.

Tige de 5-10 déc., droite, émettant au-dessous de l’ombelle un grand nombre de rameaux, dont les sup. sont florifères ; f. éparses, nombreuses, oblongues-lancéolées, atténuées à lavbase ; ombelle irrégulière, à rayons nombreux, partant de hauteurs différentes; braciées elliptiques, obtuses, atténuées à la base; capsule très-grosse, couverte de verrues courtement cylindriques :

graines lisses, luisantes, brunâtres ; fl. à bractées jaunes pendant la floraison, devenant vertes à la maturité. %. Maï-juillet.

Pâturages humides, marais, fossés. — Rh. Villeurbanne; Vaux-en-Velin., — Ain. Bords de la Saône, à Thoissey, etc.; marais autour de Belley; bords de la Reyssouze, etc.

* * Glandes pétaloïdales plus ou moins échancrées en croissant.

+ Graines ponctuées ou ridées en réseau; plantes annuelles où bisannueiles.

1712. E. Percus (L.). E. PÉPLUS.

Tige de 1-3 déc., droite; f. éparses, vertes, molles, ovales ou obovales, arrondies au sommet, les caulinaires distinctement pétiolées ; ombelle à 3 rayons 2-4 fois dichotomes ; bractées ovales, cbtuses, obliquement coupées à la base ; capsule glabre, à coques présentant chacune 2 ailes rapprochées sur les angles; graines d'un gris cendré, creusées sur un côté de 2 sillons longitudinaux et marquées sur les autres de petits trous disposés par lignes régulhières ; fl. à bractées vertes. ©. Juin-novembre.

Lieux cultivés. C. C. C.

1713. E. exIGua (L.). E. rLuert.

Tige de 1-2 déc., grêle, dressée, ascendante ou couchée à la base ; f. éparses, sessiles, linéaires ow linéaires-cunéiformes, d’un vert glaucescent; ombelle régulière, à 3-5 rayons dichotomes ; bractées linéaires-lancéolées, arrondies et presque en cœur à la base ; glandes pétaloidales échancrées en croissant, offrant 2 lonques cornes ; capsule glabre et lisse; graines d'un gris cendré, ridées en travers ; fl. à bractées glaucescentes. ®. Mai-septembre. b, E. retusa (D. C. F1. fr.). F. à sommet tronqué et mucronulé.

Champs et lieux cultivés. A. C. $

1714. E. raLcara (L.). E. À GLANDES FALCIFORSES.

. Tige de 1-5 déc., étalée ou très-rameuse. ou droite et presque Simple; f. éparses, atténuées à la base, toutes mucronées, les inf. spatulées, obtuses ou échancrées, très-caduques, les autres lancéolées, aiguës ou acuminées; ombelle irrégulière, à 3 (rarement 5) rayons étalés, plusieurs fois bifurqués; bractées ovales, mucronées, arrondies obliquement et un peu en cœur à la base ; glandes pétaloidales échancrées en croissant, mais à cornes courtes, ayant la forme d’une petite faucille ; graines d’abord rougeàtres, à la fin grisàtres, marquées de petits sillons transversaux ; fl. à bractées d’un vert jaunâtre. ©. Juiliet-octobre.

b. E. acuminala (Lamk.). F. acuminées, longuement atlénuées à la base et au sommet.

. Terres cultivées, champs pierreux. — Rh. Lyon, à la Mouche; Villeurbanne, à Mont-Chat; Oullins. — Ain. La Pape; de Belley à Saint-Germain-les-Paroisses; bords de la Burbanche; environs de Saint-Rambert; plaine d’Ambronay ; Royssiat, dans le Revermont; Thoiry. A. R. — La var. b. Is. Champs au-dessosu des Balmes-Viennoiïses, près du Molard. .

1715. E. zATHyRIsS (L.). E. ÉPURGE.

Tige de 6-12 déc., droite, rameuse, cylindrique, grosseet ferme, couverte d’une poussière glauque surtout au sommet ; f. opposées, disposées sur X rangs réguliers, sessiles, oblongues, un peu en cœur à la base, vertes en dessus, glauques en dessous; ombelles très-grandes, ordinairement à 4 rayons dichotomes ; bractées oblorigues, aiguës, très-grandes ; glandes pétaloïdales échancrées en croissant, à cornes courtes et obtuses ; capsule très-grosse, à angles arrondis et sillonnés; graines rousses, ponctuées de brun, VD . réseau ; fl. à bractées d’un vert jaunâtre. ©). Juin-juillet.

Champs, jardins, bois, dans le voisinage des habitations. P.R.

+ Graines lisses; plantes vivaces.

1716. E. cyparissrAs (L.). E. À FEUILLES DE cyprès. (Vulg. Tithymale.)

Tige de 1-5 déc., émettant souvent pendant la floraison, audessous de l’ombelle, des rameaux la plupart stériles; f. éparses, sessiles, linéaires, celles des rameaux capillaires ; ombelle à rayons nombreux, simples ou 1-2 fois dichotomes; bractées cordiformes-triangulaires, obtuses, non mucronées ; glandes pétaloidales à cornes courtes, courbées en dedans ; fl. d’un vert jaunûtre. %. Avril-septembre. (V. D.)

Lieux stériles, bord des chemins. C. C. C.

— Cette plante offre souvent ses feuilles couvertes de points roussâtres, qui ne sont autre chose qu’un petit champignon parasite nommé ÆExcidium Euphorbiæ. Sous l'influence de ce parasite, elle s’étiole et ne peut fleurir. Dans cet état, elle a été, à tort, décrite comme espèce sous le nom d’E. degener.

1717. E. PSEUDO-cyPARISSIAS (Jord.). E. FAUx cypRÈs. — E. pinifolia (Lamk. ?).

Tige de 2-5 déc., munie ordinairement de nombreux rameaux stériles ; f. vertes, linéaires-lancéolées, assez longues, de forme presque égale, très-entières à la marge, celle des rameaux stériles plus étroites ; ombelle à rayons assez nombreux, dichotomes; bractées cordiformes, sensiblement mucronées ; glandes pétaloïdales à cornes dressées, peu ou point courbées en dedans ; fl. jaunàtres. %. Mai-juin.

Lieux frais. — Rh. Bords de la Saône, à Collonges, à Saint-Germain-au- Mont-d’Or et à Quincieu. — Ain. Rossillon (Auger ?). R.

— Les f., un peu plus larges que celles de l'E. cyparissias, ont 3-6 cent. de longueur sur 3-5 mill. de largeur.

1718. E. RIPARIA (Jord.). E. DES RIVAGES.

Tige de 3-4 déc., droite, souvent munie de rameaux stériles ; f. d'un vert pâle, largement linéaires ow oblongues-linéaires, faiblemeut denticulées à la marge près du sommet; ombelle principale à rayons dichotomes, allongés, ouverts, souvent accompagnés de rayons accessoires ; bractées ovales-réniformes, à peine en cœur, à bords inf. peu ou point contigus, finement denticulés ; glandes

pétaloïdales à cornes courtes, non fléchies en dedans; fl. jaunes. %. Mai-juin.

Champs humides. — Rh. Lyon, à Perrache; Collonges.

Les f. sont longues de 4-6 cent. sur 5-8 mill. de largeur.

1749. E. Ararica (Jord.). E. DE LA SAÔNE.

Tige de 4-6 déc., droite, raide, munie de rameaux stériles ; f. d'un vert clair, opaques, étroitement oblongues-lancéolées, rétrécies aux deux extrémités ; ombelle principale à rayons dichotomes ; bractées en cœur, réniformes, très-élargies transversalement, non rétrécies vers la base; glandes pétaloidales à cornes assez longues, fléchies en dedans ; fl. jaunâtres. %. Mai-juin.

Saulées, bord des fossés. — Rh. Bords de la Saône, à Gollonges, Quincieu, Mogneneins, etc. ; iles et bords du Rhône sous Vernaison et Soleize, ordinairement en société de l'E. salicetorum et quelquefois aussi de l'E. pseudo-cyparissias. A. C. 3

— Les f. sont longues de 4-6 cent. sur G-10 miil. de largeur.

1720. E. Mosana (Lej , Bor., F1. centr. ed. 3). E. DE La Meuse. — E. salicifolia (D. C.). — E. lucida (Auct. part. non Waldst. et Kit.).

Tige de 3-8 déc., droite, émettant ordinairement au-dessus de Pombelle principale des rameaux florifères, et au-dessous de ceuxci des rameaux stériles et feuillés ; f. non luisantes, glaucescentes, surtout en dessous, oblongues-lancéolées, longuement atténuées à la base ; ombelle principale à 8 rayons dichotomes ; involucre à folioles oblongues ; bractées élargies, réniformes, mucronées, régulièrement tronquées à la base et contiguës par tout leur bord inf. ; graines d’un gris luisant, très-finement ponctuées et parsemées de quelques taches noirâtres quand on les regarde au microscope ; fl. d’abord jaunes, puis vertes. %. Mai-Juillet.

Lieux humides, bord des rivières. — Rh. Lyon, à la Mulatière, dans les saulées (Chabert.)

— LE. lucida (Waldst. et Kit.) a les f. lancéolées, luisantes en dessus.

1721. E. sacicerorum (Jord.). E. pes sAULÉES. — E, esula (Auct. non L.). — E. lucida (Auct. part. ron W. K.).

Tige de 4-7 déc., droite, ferme, émettant au dessous de l’ombelle principale des rameaux la plupart florifères ; f. glabres, d’un vert foncé et souvent un peu luisantes en dessus, plus pâles en dessous, oblongues, larges, obtuses, atténuées dans leur moitié inf. ; ombelle principale à rayons dichotomnes; involucre à folioles obovales, mucronées ou tronquées-denticulées au sommet ; glandes pétaloïdales d’un vert jaunâtre, à cornes courtes, souvent munies d’une petite dent entre les deux cornes; capsule à coques rugueuses, nues sur les sillons, rudes sur le dos ; graines avales, luisantes ; fl. d’un vert jaunâtre. %. Juin-août.

Lieux frais, saulées. — Rh. La Mulatière; Oullins; Collonges, etc. — Ain. Commun dans les prairies aux bords de la Saône.

— Les 5 dernières espèces que nous venons de décrire sont comprises par la plupart des auteurs sous le nom d’E. esula (L..) L’E. pseudo-cyparissias paraît être celle qui se rapproche le plus de la plante linnéenne, puisque le botaniste suédois compare l'E. esula avec l'E. cyparissias.

504 77° FAMILLE. — URTICACÉES.

1722. E. AmYGDALOIDES (L.). E. AMANDIER. — E. sylvatica (Jacq. non.L..).

Tige de 4-8 déc., dressée, dure à la base, pubescente-velue au sommet, émettant au-dessous de l’ombelle principale de nombreux rameaux fructifères; f, pubescentes, obovales-oblongues, atténuées en pétiole, rapprochées au milieu de la tige florifère ; ombelle à 5-8 rayons 1-2 fois bifurqués; bractées soudées ensemble à la base ; glandes pétaloïdales échancrées en croissant, à cornes assez allongées ; capsule glabre ; fl. à bractées d’un vert jaunâtre. %. Mai-juin.

Bois taillis, haies ombragées. A, C.

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