‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 867 sur 1009 · Acorus (L.). ACORE · texte numérisé non relu

Acorus (L.). ACORE

Fleurs complètes, recouvrant entièrement un spadice qui nait latéralement ; périanthe à G divisions; absence de spathe ; fruit capsulaire, à 3 loges ; feuilles à nervures parallèles.

1795. A. cALAmUS (L.). À. rosEau. (Vulg. Roseau odorant.)

Racine horizontale, spongieuse, articulée, très-aromatique ; hampe de 6-12 âéc., mi-cylindrique, canaliculée d’un côté, semblable aux feuilles à son sommet; f. très-longues, en forme de glaive, engaînantes par la base; fl. en épis latéraux, d'un roux jaunâtre, longs et gros comme un doigt. %. Juin-juillet. (V. D.)

Marais, rivières. — Rh. Lyon, à la Tête-d’Or. — Ain. Rives du Rhône, sous Pougny. R.

83° FAMILLE. — AMARYLLIDACÉES:

Il faut convenir que les anciens botanistes étaient plus heureux que les modernes dans le choix des noms qu’ils donnaient aux plantes. Autrefois ils les appelaient Rosa, Lilium, Iris, Chlora, Nymphæa, Daphne, Narcissus, Amaryllis, et la science, ainsi parée par la poésie, trouvait par Pimagination plus facilement accès dans la mémoire; mais aujourd’hui, quand il faut prononcer et apprendre des mots tels que ceux-ci : Erucastrum, Hirschfeldia, Sarothamnus, Helcsciadium, Prismatocarpus, Arctostaphyllos, Scheuchzeria, Gleditschia, et tant d’autres

Es terribles noms, mal faits pour les oreilles,

Pesprit recule épouvanté, s’imaginant, dit un aimable et spirituel auteur (1), « voir une armée de Tartares Kalmoucks qui ont fait irruption dans une ville de l’Italie, et qui viennent opposer leur face anguleuse aux lignes pures et suaves du visage romain. » Puisqu’ici nous n’avons rien de semblable à craindre, analysons paisiblement les caractères des Amaryllidacées. Aussi belles que leurs noms, à la richesse des couleurs elles réunissent souvent les odeurs les plus suaves. Les racines de la plupart sont bulbeuses, leurs feuilles radicales et engaïnantes; leurs fleurs, solitaires ou en ombelle, sont enveloppées avant la floraison dans une spathe membraneuse. Leur périanthe, toujours coloré, forme un tube plus ou moins long, adhérent à l'ovaire qu’il surmonte, et se divise à son sommet en 6 lobes plus ou moins profonds. Les étamines, au

(1) Emm. Le Maout, Botanique, xur.

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nombre de 6, ont leurs anthéres tournées en dedans. L’ovaire, infère, offre un style à stigmate simple ou trilabé, et se convertit en une capsule à 3 loges s'ouvrant par 3 valves, portant chacune une cloison médiane. Les graines nombreuses adhèrent à leur angle interne, et ont un embryon droit, à périsperme charnu. Toutes les espèces sont herbacées.

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