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AGROSTIS (L.). AGROSTIS

Glumes un peu inégales, aiguës, mutiques; glumelles membraneuses, ordinairement munies & la base d'un petit faisceau de poils très-courts, l'inférieure plus grande, lantôt mutique, tanlôt pourvue d’une arèle très-fine insérée sur son dos, la supérieure manquant quelquefois; stigmaies plumeux, sortant vers la partie inférieure des glumelles ; fleurs en panicule dont les rameaux sont verlicillés.

* Feuilles toutes planes; 2 glumelles.

+ Glume inférieure plus longue que la supérieure, 2085, A. ALBA (Schrad.). À. BLANCHE,

Souche émettant souvent des rejets rampants et stolonifères ; chaumes de 3-8 déc., rampants et rameux à la base, puis redressés; f. rudes au rebours, linéaires, planes, à languette oblongue et saillante; glumes un peu hispides sur la carène; glumelles ordinairement mutiques, rarement aristées; rameaux de la panicule dressés et contractés avant et après la floraison ; fl. communément blanchâtres ou jaunâtres, rarement rougeûtres, en panicule allongée, pyramidale pendant l'épanouissement. %. Juin-septembre. (V. D.)

b, var. gigantea (Mey.). Chaumes dressés, plus robustes; f. larges; #1, ordinairemgnt verdâtres, en panicule plus grande et plus serrée.

c, À. slolonifera (Auct. non L.), Tige trés-rameuse à la base, à rejets nombreux, rawpantis et radicauls. ,

d, var. prorepens (Koch). Racine stolonifère; chaumes grêles, peu élevés; f. glauques et rougeâires, três-courtes; glumelle inf. aristée; fl. rougeñires, en pauicule lâche,

Lieux humides et sablonneux, À. CG. — Var, d. Iles du Rhône, au-dessous de Lyon.

2086. A. vERTICILLATA (Vill.). À. VERTICILLÉE,

Chaumes de 5-8 déc., durs, épais, un peu inclinés à leur partie inférieure ; f. planes, larges, rudes, à languette tronquée et dentée, de moitié plus courte que dans l'espece précédente ; glumes enticrement pubérulentes, velues sur la carène ; glumelles mutiques ; rameaux de la panicule dressés et contractés avant et après la floraison ; fl. d’un vert noirâtre ou blanchâtre, très-nombreuses, en verUcilles très-garnis, formant une panicule obiongue ou ovale-vblongue. %. Juin-septembre.

Ain. Cascade de la Fouge, au-dessus de Poncin. R.

2087. À. vuLGARIS (With.). À. COMMUNE.

Racine fibreuse, rarement stolonifère ; chaumes de 4-4 déc., assez grèles, couchés et souvent même un peu radicants à la base, puis redressés; f. rudes au rebours, linéaires, planes, à languette tronquée et très-courte; glumes ordinairement mutiques; rameaux de la panicule plus ou moins étalés après comme pendant Ja floraison; {L communément rougeâtres. %. Juilletseptembre. (V. D.)

b, var. pallescens. FI. d'un vert blanchâtre.

c, À, dubia (D. C.). Glumelle inf, aristée.

d. À. capillaris (Vill.). — A. hispida (Willd.). Panicule à rameaux trésgrêles ; glunes à 2 nervures, un peu rudes sur le dos,

Prés, champs, hois. C. C. — Var. c. Bord des ruisseaux, à Saint-Etienne en Forez. — Yar.d. Lorre. Saint-Etienne en Forez. — Ain, Saint-Rambert, sous le bois de Ja Chandeloz,

— L'A. sylvalica (Poll.) n'est qu’une forme.vivipare de cette espéce, L’À, pumila (L.) n’est qu'une autre forme naine, dont les graines, grosses et &h@r &rinées, sout gâtées par un uredo,

+ + Glume inférieure plus courte que la supérieure.

2088. A. spica-venT1 (L.). À. JOUET-DU-VENT. — Apera spica-venti (P. Beauv.).

Chaumes de 5-10 déc., grèles, dressés ; f. très-rudes au rebours, linéaires, planes, à languette scarieuse, oblongue, obtuse, souvent déchirée; glumelle inf. portant insérée au-dessous du sommet une arêle droite et très-longue ; anthères oblongues-linéaires ; f1. verdâtres ou violacées, disposées en panicule ample, pyramidale, à rameaux ouverts. ®. Juin-juillet. (V. D.)

b. var. gracilis. — A. purpurea (Gaud.). Plante plus grêle; panicule à teinte rougeàtre, plus lâche, moins multiflore ; f. plus étroites.

Moissons. C. CO. — Var. b. Champs près de Divonne (Reuter). 2089. A. INTERRUPTA (L.). A. INTERROMPUE, — Apera interrupta (P. Beauv.). Se rapproche de la précédente. En diffère 1° par sa panicule étroite, contractée, ordinairement interrompue à la base; 2° par ses élamines à anthères ovales-arrondies. @. Juin-juillet.

Lieux sablonneux. — Rh. Lyon, à Perrache et à la Mouche; vallon d’Oullins. — Ain. Bourg; Reyrieux; bords de l’Ain, sous Molon. A. R.

** Feuilles radicales enroulées-filiformes; glumelle supérieure manquant ordinairement.

2090. A. cANINA (L.). À. DES CHIENS. |

Chaumes de 4-6 déc., lisses, grèles et effilés; f. radicales enroulées-filiformes, les caulinaires à limbe étroit, court, plan, rude sur les bords; glumelle inf. portant ordinairement insérée vers le milieu de son dos une arête coudée plus longue que les glumes ; pédoncules capillaires, demi-verticillés ; fl. violacées, panachées de vert, rarement jaunâtres, disposées en panicule contractée avant et après la floraison. %. Juin-août. (V. D.) b. var. mutica. Glumelle inf. sans arête.

Prés et bois humides. A. C.

2091. A. ALPINA (D. C.). A. DES ALPES. — A. festucoides (Vill. Prosp. 16).

Chaumes de 1-2 déc., droits, grêles; f. presques toutes radicales, tendres, longues, flexibles, d'un beau vert ; arête coudée, un peu plus longue que la glumelle, insérée vers sa base ; rameaux et pédicelles un peu rudes; glumes aiguës, violettes à la base, jaunes au sommet, entièrement roussâtres à la maturité; fl. en panicule oblongue, étalée après l'épanouissement. %. Juillet-août.

Pâturages secs de la chaîne du Jura.

2092. A. ScuLetcuert (Jord. et Verlot). A. DE SCHLEICHER. — A. rupestris b filiformis (Gaud.).

Chaumes de 5-8 cent., très-grèles ; f. capillaires, assez allongées ; giumel'e entourée à la base par une touffe de poils; valve extérieure de la glumelle irrégulièrement tronquée au sommet, se terminant par 2 petites soies, portant sur son dos, insérée près de la base, une arête droite ou genouillée, 2 fois plus longue qu'elle ; rameaux flexueux, rudes, dressés, dont un ou deux à la

fois s’étalent pendant la floraison et se redressent ensuite; fl. en panicule étroite, lancéolée, resserrée après la floraison. %. Juinaoût.

Rocailles humides des hautes montagnes, sur les versants tournés au levant.

— Ain. Le Jura, au vallon d’Ardran, près du Reculet, sur le Colombier et à la Faucille.

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