CALAMAGROSTIS (Roth). CALAMAGROSTIS
Glumes presque égales, lancéolées-acuminées, mutiques, beaucoup plus longues que les glumelles ; glumelles inégales, entourées & la base de longs poils soyeux, l’inf. aristée dans nos espèces ; fleurs en panicule rameuse.
* Arêle genouillée.
2093. C. syzvaTica (D. C.). C. DES FORÈTS. — Agrostis arundinacea (L.).
Chaumes de 3-8 déc., droits; f. planes, très-longues, très-aiguës, rudes en dessous ; languette obtuse, tronquée, un peu déchirée dans sa vieillesse ; poils 4 fois plus courts que les glumelles ; arête dorsale dépassant longuement les glumes ; fl. d’un blanc verdâtre, un peu lavé de rouge, en panicule très-serrée et trèsétroite, %. Juillet-août.
Bois et rochers des hautes montagnes. — Loire. Pilat; Pierre-sur-Haute. — Ain. Le Valromey. — Is. La Grande Chartreuse.
2094. C. montana (D. C.). C. DE MONTAGNE. — C. aculiflora (D. C.). — C. varia (Gren. et Godr.).
Chaumes de 4-8 déc., droits; f. planes, largement linéaires, rudes sur les bords; poils égalant à peu près les glumelles ; arête dorsale dépassant à peine les glumes ; il. rougeàtres, rarement pâles, en panicule allongée, dressée, plus ou moins étalée. %,
Forêts des hautes montagnes. — 4in. Nantua; le Reculet. — Js. Feyzin, sur les digues, où elle a été amenée par le Rhône; la Grande-Chartreuse.
— De Candolle ne distingue sa C. montana de sa C. aculiflora que par la présence d’un pédicelle poilu dont la glumelle inf. est accompagnée à sa base dans la première espèce, et dont elle est dépourvue dans la seconde. Koch observe avec raison que ce caractère n’est pas constant.
2095. C. ARGENTEA (D. C.). C. ARGENTÉE. — C. arundo (Roth). — Agrostis calamagrostis (L.). — Lasiagrostis calamagrostis (Link).
Chaumes de 4-10 déc., élancés, venant par touffes, garnis à la base de bourgeons rougeâtres, durs, ayant la forme d’un ergot de cog ; f. étroites, très-longues, à moitié enroulées en dessous quand elles sont sèches ; glwmelle inf. bifide, munie à sa base et sur les côtésde soies allongées, blanches, brillantes ; arête terminale naïssant dans l’échancrure de la glumelle, beaucoup plus longue que les glumes ; fl. luisantes et argentées, disposées en panicule étroite et resserrée. %. Mai-août.
Rochers et lieux stériles des montagnes. — Rh. Sables et iles du Rhône, ou elle est amenée par les eaux. — Ain. Culloz, près de l’embarcadère; environs de Nantua:; en allant d’Argis à Evoges; bords de la route de Tenay aux Hôpitaux, et entre Montange et Chézery.
** Aréle droite.
2096. C. LancEoLATA (Roth). C. zancÉOLÉE. — Arundo calamagrostis (L.).
Racine stolonifère; chaumes de 5-10 déc., droits, fermes ; f. linéaires, acuminées, souvent enroulées par leurs bords quand elles sont sèches; languette courte, obtuse, tronquée et déchirée ; arête rude, très-courte, dépassant à peine les lobes de l'échancrure au milieu de laquelle elie est insérée ; pois nombreux, plus longs que les glumelles, plus courts que les glumes ; f. violacées, quelquefois mélangées de vert ou de roux, eu panicule lâche, étalée. %, Juillet-acût.
b, C, Gaudiniana (Rchb.). Panicule verte, plus étroite, plus allongée.
Marais tourbeux. — Jh. Lyon, à la Mouche; îles du Rhône, — Ain. Marais des Echeyx. — Var. b. Is. Marais de Génas.
2097. C. zirronea (D. C.). CG. DES RIVAGES.
Racine un peu traçante; chaumes de 3-8 déc., droits, raides; f. glauques, un peu rudes, linéaires, très-allongées, tendant à se rouler légèrement par leurs bords quand elles sont sèches; languette allongée, déchirée dans sa vieillesse ; arêle terminale, égalant ou même dépassant en longueur la moitié de la glumellernf.; poils aussi longs que les glumes; fl. violacées ou roussâtres, en panicule pyramidate, allongée, assez fournie. %. Juillet-août.
Bords et iles du Rhône, aux environs de Lyon et de Belley. 2098. C. EpicE10s (Roth). C. TERRESTRE.
Racine longuement traçante ; chaumes de 5-10 déc., droits, fermes, épais ; {. glauques, planes, un peu rudes sur les bords et sur le dos ; languette longue, pointue, déchirée dans sa vieillesse ; glumelle inf. portant insérée sur son dos une arète droite qui dépasse à peine sa longueur ; poils nombreux, presque aussi longs que les glumes ; fl. verdàtres, quelquelois panachées de violet, en panicule bien fournie, très-allongée, peu étalée, paraissant comme lobée. %. Juin-août.
Lieux sablonneux et humides. — Ah. Lyon, à la Mouche; îles et bords du Rhône, — Ain. Belley; Peyricux. — 1s. La Grande-Chantreuse,
D31. GASTRIDIUM (P. Beauv.). GASTRIDION.
Glumes très-comprimées, présentant à la base un petit renflement formé par la graine ; glumelles très-courtes, sans poils à la base ; le reste comme au genre Agrosiis.
2099. G. zennicenun {Gaud.). G. vEnTRu. — Agrostis lendigera (D. C:). — Milium lendigerum (L.).
Chaumes de 2-4 déc., un peu courbés à la base, puis redressés ; Î. planes, étroites, rudes au rebours; arête courte, souvent nulle; fl. d’un vert blanchître et brillant, en panicule étroite, si resserrée qu’elle a la forme d’un épi. @. Juin-août.
Lierx secs, moissons des chamips sablonneux. — Ah. Sainte-Foy-lez-Lyon; Charbonnières; Messimy; Sainte-Colombe; Chessy. — Loire. Pilat. — Ain. Environs de Pont-de-Vaux ; Massicu, près de l’église, — 1s. Charvieux.
— Le Polypogon Monspeliensis (L.) avait été, il y a quelques années, trouvé accidentellement dans les fossés aux Brotieaux. C'est une espèce méridronale qu’on reconnait à ses glumes terminées l'une et l'autre par une aréte sélacée, et à ses fl. d’un vert jaunâtre, disposées en panicule spiciforme, oblongue, hérisséc.
Ile Sous-Trigu : STIPINÉES. — Gnaine-élroitement renfermée entre les glumelies endurcies el persislantes.