CCXXIIL. Crrsrum (Tournef.). CIRSE
Involucre à écailles imbriquées, se terminant par une pointe simple et ordinairement épineuse ; réceptacle hérissé de petites paillettes en forme de soies. Plantes herbacées, à feuilles épineuses.
* Feuilles hérissées en dessus de petites soies épineuses.
766. C. LANCEOLATUXM (Scop.). C. À FEUILLES LANCÉOLÉES. — Carduus Janceolatus (L.). — Cnicus lanceolatus (Wild.).
Tige de 6-15 déc., dressée, anguleuse, ailée; f. décur-
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rentes, à décurrence épineuse , profondément pennatifides, à divisions partagées en lobes inégaux, terminés par une épine très-piquante , divariqués de telle sorte que deux sont régulièrement relevés en dessus ; involucre pubescent, quelquefois un peu aranéeux dans leur jeunesse, à écailles lancéolées, se terminant insensiblement par une forte épine, et étalées dans leur moitié supérieure; fl. purpurines, quelquefois blanches, en capitules solitaires au sommet de la tige et des rameaux. @. Juin-août. (V. D.)
Bord des chemins. C. C. C.
767. C. ERIOPHORUM (SCOp.). C. A INVOLUCRE LAINEUX. — Carduns eriophorus (L.). — Cnicus eriophorus (Roth). -
Tige de 8-15 déc., dressée; robuste, angulense, laineuse ; f. non décurrentes, mais simplement amplexicaules, profondément pennatifides, à divisions partagées en segments terminés par une épine , divariqués de telle sorte qu’il y en a toujours deux qui sont régulièrement dressés ; avolucre globuleux, couvert d’une espèce de laine blanchätre, à fils entrecroisés, à écailles lancéolées, étalées dans leur partie supérieure, élargies au sommet, puis brusquement terminées en épine ; 1. rouges, en capitules très-gros, ordinairement solitaires au sommet des rameaux. ©. juillet-août. (V. D.)
Lieux stériles, bord des routes, champs ineultes: Yzeron ; l'Arbresle ; Ause; Amplepuis; l'Argentière, ete. ; dans l'Ain, abbaye de Meyriat: la Valbonne ; bords de l'Ain, de La Valserine, ete. P. C.
** Feuilles non hérissées en dessus de petites soies épineuses.
T Feuilles longuement décurrentes.
768. C. pacustTr# (Scop.). C. Des Marats. — Carduus palustris (L.). — Cnicus palustris (Hoffn.). (Vulg. Bâton-du-diable.)
Tige de 1-2 m., droite, cannelée, très-velue, à ailes épineuses, interrompues et comme déchiquetées ; f. d’un vert foncé en dessus, laineuses-blanchâtres en dessous, pennatipartites, à partitions décurrentes sur le pétiole commun, terminées par une épine faible et bordées de petits cils spinescents ; involucre ovoide, à écailles appliquées, marquées d’une tache noire, les extérieures ovales et terminées par une pointe courte et piquante, les intérieures linéaires, acuminées et rougeàtres au sommet; fl. rouges, rarement blanches, en Capitules agglomérés. @. Juin-août.
Prairies marécageuses. A. C.
769. C. MonsPessuLanum (All). C. DE Moxtrectiern — Cnicus Monspessulanus (Wild.).— Carduus Monspessulanus(L.).
Tige de C-15 déc., cannelée, dressée ; f. glabres, oblongues-
COMPOSÉES-CYNAROCÉPHALES. 297 lancéolées, bordées, ainsi que leur décurrence, de cils jaunätres et spinulescents ; involucre ovoide-globuleux , à écailles noirâtres au sommet, ferminées par une pointe courte ci faiblement spinescente ; fl. roses, en capitules petits, pédonculés, ramassés au sommet des tiges. %. Juillet-août.
Bord des ruisseaux, en descendant de la Grande-Chartreuse à Grenoble par le Sappey.
+ + Feuilles non décurrentes ourarement à décurrence très-courte. \
770. C. oseraceux (Scop.). C. pes LIEUX GULTIVÉS, — Cniens oleraceus (L.!.
Tige de 6-12 déc., droite, cannelée, presque glabre; f. glabres ou à peu près, bordées de cils épineux et inégaux, les radicales pennatifides et rétrécies en pétiole, les caulinaïres, les sup. surtout, oblongues, entières ou dentées, à oreitlettes amplexicaules ; gros involucre ovoïde, à écailles terminées par une épine molle, et un peu étalées au sommet; jf. d'un blanc jaunûtre, en capitules agglomérés, entourés de larges bractées décolorées, ovales-lancéolées, bordées de petits cils spinescents. %. Juillet-août.
Prés entre Bourgoinet la Verpillière ; dans l'Ain, Nantua, Saint-Rambert, Lélex, où il abonde dans les prairies.
— Villars l'indique aux environs de Vienne et à Saint-Julien, près de Crémieux.
771. C. uysripuu (Koch). C. Hypripe. — C. palustri-oleraceum (Nægcli).
Comme son second nom l'indique, cette plante parait intermédiaire entre le Cirstum palustre et le Cirsium oleraceum; la tige velue, les f. caulinaires pennatifides ou pennatipartites, souvent un peu décurrentes, surtout les inf., la rapprochent du premier ; les énvolucres assez gros, munis ordi- * nairement à leur base de 1-2 petites bractées, et à écailles terminées par une épine molle, la ramènent vers le second. Les fl. sont jaunâtres, lavées de violet, en capitules agglomerés au sommet de la tige. %. Juillet-août.
Marais de Divonne. R.
772. C. spiNosisstmum (Scop.). C. TRÈS-ÉPINEUX. — Cnicus Spinosissimus (L.).— Carduus spinosissimus (Vill.).
Tige de 2-4 déc., simple, pubescente, très-feuillée surtout au sommet ; f. à côte médiane fortement saillante en dessous, toutes amplexicaules, les inf. quelquefois un peu décurrentes, toutes pennatifides , à divisions sinuées-lobées, à lobes divartqués, bordés de petites épines blanchâtres, dont la terminale est plus forte que les autres; 2nvolucre ovoide, à écailles finissant en longue pointe jaunatre, faiblement piquante ; fl. d’un
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blanc jaunâtre , en capitules réunis par 8-12 au sommet de la tige, et entourés de larges bractées blanchätres, pennatifides et épineuses comme les feuilles. %. Juillet-août.
Le Grand-Som, à la Grande-Chartreusce.
773. C. GLUTINOSUM ren C. GLuTINEUX, — C. erisithales (Scop.). — Cnicus erisithales (L.
Tige de 5-8 déc., pubescente , peu feuillée au sommet ; f. d’un vert foncé en dessus, plus ou moins pubescentes, toutes amplexicaules, profondément pennatifides , à divisions acuminées et dentées, bordées de cils légèrement spinescents; irvolucre globuleux, à écailles visqueuses, simplement mucronées, étalées horizontalement dés leur milieu ou même réfléchies ; fl. d’un jaune pâle, rarement purpurines, en capitules penchés, solitaires ou groupés en petit nombre , entièrement dépourvus de bractées. %. Juillet-août.
Bois au dessous de Loule, à Pierre-sur-Haute ; la Faucille, au dessus de Gex. R 774. C. RIvVULARE (Link.). C. DES ruisseaux. — C. tricephalodes {D. C.).
Carduus erisithales (Vill. non Scop.).
Tige de 1 m. et plus, droite, simple, ordinairement rougeûtre, nue et couverte d’un duvet floconneux et blanchâtre dans le haut ; f. d’un vert assez foncé en dessus, d’un vert blanchètre en dessous, pennatifides ou pennatipartites, à divisions ou partitions oblongues, étroites, étalées ou un peu confluentes, à peine dentées, mais bordées de cils un peu spinescents, les inf. atténuées en un long pétiole ailé, ciliéépineux, dilaté et amplexicaule à la base, les sup. sessiles, embrassant la tige par deux oreillettes élargies et dentéesépineuses ; involucre à écailles appliquées, mucronées, mais non terminées par une épine ; fl. rouges, en capitules ordinairement-agrégés au nombre de 2-4 au sommet de la tige. %. Juillet.
Prairies humides à Lélex (Ain).
775. C. RIVULARI-OLERACEUM (Nægeli). C. INTERMÉDIAIRE. — C. Ochrolcucum b (D. C.).
Tige de 6-8 déc., droite, simple, cotonneuse-blanchâtre et quelquefois un peu visqueuse dans le haut ; f. d’un vert gai, plus pâles en dessous, glabres ou pubescentes, bordées de cils un peu épineux, les radicales elliptiques, dentées, atténuées en un long pétiole ailé, les caulinaires ordinairement pennatifides ou pennatipartites dans le bas de la tige, oblongues et simplement dentées dans le haut, mais toujours toutes embrassantes par deux larges oreilles dentéesépineuses; involucre souvent un peu cotonneux à la base , d écailles appliquées ou un peu élalées au sommet , les exté-
COMPOSÉES-CYNAROCÉPHALES. 229 rieures terminées par une épine courte et faible; f. d’un blanc jaunâtre, quelquefois un peu rougeàtres au sommet, en capitules dressés, courtement pédonculés, agrégés au nombre de 2-4 au sommet de la tige, ordinairement accompagnés de 1-2 bractées vertes ou à peine décolorées , toujours plus courtes et plus étroites que dans le Cirsium oleraceum. %. Juillet.
Prairies humides à Lélex (Ain), au dessous des châlets Girod. R.
— Celte plante n’est qu'une hybride entre les Cirsium rivulare et oleraceum, en société desquels elle croît. Elle tient, surtout par ses feuilles, tantôt plus de lun, tantôt plus de l'autre. Elle a aussi quelques rapports avec le Cirsium glutinosum, mais lescapitules de celui-ci, toujours penchés, dépourvus de bractées, à écailles toujours gluantes, très-étalées ou même réfléchies dans leur moitié supérieure, servent facilement à le distinguer.
776. C acaure (All.). C. acauze. — Carduus acaulis (L.). — Cnicus acaulis (Wild.).
Tige nulle ou très-peu élevée, et alors toujours très-simple et uniflore ; f. en rosette radicale, glabres, lancéolées, sinuées-pennatifides, à divisions ovales-triangulaires, bordées de petites épines jaunètres, dont la terminale est plus forte que les autres; 2nvolucre assez gros , ovoïde , glabre , à écailles appliquées, faiblement épineuses ; fl. rouges, solitaires. %. Juinaoût.
Pelouses sèches, surtout des terrains calcaires. P. R.
777. C. Tararicum (D. C.). C. nes Tantares. — C. oleraceo-acaule (Hampc).
Comme son second nom l'indique, cette plante semble tenir du Cérsium oleraceum et du Cirsium acaule. Du premier elle a les fl. d’un blanc jaunûâtre, en capitules entourés à la base de bractées dentelées-épineuses , mais ces bractées, au nombre de trois, sont vertes et linéaires ; du second elle prend la tige ‘ uñiflore, quoique s’élevant de 1 à6 déc., les écailles de l’involucre faiblement épineuses, quoique un peu étalées au sommet , et les f. pennatifides ou pennatipartites, à divisions lobées et bordées de petites épines. %. Juillet-août.
Dans l'Ain, aux marais de Divonne; Nantua; la Tour; Pradon; forêts des Monts-Dain.
778. C. BucBosum (D. C.). C. A RAGINE BULBEUSE. — C. pratense (F1. lyonn.) — Carduus tuberosus {Vill.). — Cnicus tuberosus (Wild.).
Racine courte, à fibres ordinairement renflées en forme de fuseau; tige de 3-6 déc., plus ou moins couverte de flocons d’une espèce de laine blanchâtre, presque sans f. au moins dans sa moitié supérieure ; f. un peu rudes et vertes en dessus, couvertes en dessous de flocons blanchâtres , pennatipartites, à partitions irrégulièrement lobées, décurrentes sur le pétiole commun, et bordées de cils épineux ; 1-2f. caulinaires beaucoup plus petites et moins divisées que les autres :