CCCCIIL. ATRIPLEX (L.). ARROCHE
Fleurs monoiques, quelquefois mélangées de fleurs à étamines et carpelles, toujours dépourvues de bractées; calice des fleurs carpellées formé de 2 sépales libres ou un peu soudés, couvrant le fruit et grandissant avec lui ; calice des fleurs à étamines formé de 3-5 sépales soudés à la base ; 3-5 étamines. Plantes herbacées dans notre Flore.
1315. A. paruLa (L. ex Moq. Tand.). A. A RAMEAUX ÉTALÉS. — A, latifolia {(Wahl. et Koch). — A. hastata (Dub. non L;).
Tige de 3-9 déc., dressée, très-rameuse, à rameaux inf. très-allongés et très-étalés; f. pétiolées, vertes sur les deux faces, mais légèrement glaucescentes en dessous, toutes élar- . gies, atténuées en coinà la base, triangulaires-hastées, plus
ou moins dentées, à l’exception des sup., qui sont ordinairement plus étroites, lancéolées et entières ; segments des calices fructiféres hastés-triangulaires, presque rhomboidaux, entiers ou finement denticulés sur les bords, ordinairement finement tuberculeux sur le dos, quelquefois lisses ; fl. d’un vert blanchâtre, à cause d’une fine poussière qui les recouvre ainsi que l'extrémité des rameaux, disposées en épis effilés, interrompus, axillaires et terminaux, formant par leur réunion des grappes plus ou moins feuillées. ©. Juillet-octobre.
Champs, lieux cultivés. C.
— Le véritable A. hastata de Linné se reconnaît aux segments du calice
fructifere, qui sont divisés en dents subulées-acuminées et rayonnantes. C’est une plante du nord de l’Europe que Balbis indique à Lyon par erreur.
1316, A.ANGUSTIFOLIA {Smith}. À. A FEUILLES ÉTROITES.—À, littoralis var. b. (Mogq. Tand.). — A. patula (D. C. non L. ex Mogq. Tand.).
Tige de 2-9 déc., très-rameuse, diffuse-étalée ou droite , à rameaux divariqués ; f. courtement pétiolées, vertes des deux côtés, à peine pubérulentes, toutes étroites, lancéolées ou lancéolées-linéaires et trés-entières, à l'exception des inf., qui sont hastées et souvent dentées ; segments des calices fructifères rhomboïdaux, munis à la base de 2 petites dents qui les rendent un peu hastés, du reste trés-entiers: fl. vertes ou
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srisätres, disposées en épis axillaires et terminaux, courts, interrompus, raides à la maturité. ©. Juillet-octobre.
Bord des terres : Yvour; Couzon ; le Mont-Cindre; Villeurbanne.
— D'après Koch, Boreau et quelques autres auteurs, cette espèce serait le véritable À. patula de Linné. 4e
— ]lrègne la plus grande confusion dans la synonymie des deux espèces que nous venons de décrire, ainsi que dans celle de toutes les plantes du genre Atriplex. Nous avons suivi pour la nôtre la savante Monographie des Chénopodées publiée en 1840 par M. Moquin-Tandon, de Toulouse.
70° FAMILLE. — POLYGONÉES (1).
Les Polygonées, nommées ainsi à cause de leur fruit ordinairement anguleux, sont des herbes très-remarquables par leurs feuilles. Leur pétiole part d'un anneau membraneux, véritable gaine formée autour de leur tige noueuse, et leur limbe est toujours roulé sous ses bords avant leur développement. Leurs fleurs, verdätres ou colorées, naissent à l’aisselle de bractées membraneuses, plus rarement à laisselle des feuilles. Les segments de leur périanthe, au nombre de 3-5 ou 6, libres ou soudés, égaux ou inégaux, quelquefois disposés sur 2 rangs, soutiennent à leur base des étamines en nombre défini. L'ovaire, libre, est surmonté de 2-3 styles libres ou soudés inférieurement, quelquefois réduits à de simples stigmates ; il devient un fruit monosperme et indéhiscent, plus ou moins recouvert par les segments persistants du périanthe.