‹ Etude des fleurs, botanique élémentaire, descriptive et usuelleChapitre 663 sur 734 · CCCCIV. RUMEX (L.). PATIENCE · texte numérisé non relu

CCCCIV. RUMEX (L.). PATIENCE

Périanthe calicinal, formé de 6 sépales, dont 3 intérieurs plus grands et connivents ; 6 étamines opposées 2 à 2 aux sépales du rang extérieur ; séigmates en pinceau; fruit triangulaire, caché par les 3 sépales du rang intérieur, qui se replient sur lui et ressemblent aux valves d’une capsule.

* Feuilles hastées ou sagittées, à saveur acide. — Acetosa (Tournef.). 1317. R. scurarus (L.). P. À FEUILLES RONDES. — R. glaucus (Jacq.).

Plante d’un glauque blanchätre. Tiges de 2-5 déc., couchées et très-dures à la base, puis dressées, venant par toulles; f. épaisses, foules pétiolées, hastées, à peu prés aussi larges que longues ; fl. dioiques, mais mélangées de fleurs à élamines et carpelles, disposées en demi-verticilles, formant de longues grappes grêles, effilées, interrompues, dépourvues de feuilles. @. Maiï-août.

Murs, vignes et carrières à Couzon et Saint-Cyr-au-Mont-d'Or; rocailles du Bugey, où il est commun. ;

(1) De rohdœt, plusieurs, et ÿwvixu, angles.

POLYGONÉES. 409 1318. R. acrtosa (L.) P. oseiLze. — Acetosa pratensis (L. Ch., edit. I}. (Vulg. Oseille.) Tige de 3-10 déc., droite, rameuse au sommet ; f. un peu épaisses, les inf. élargies, longuement pétiolées, hastées ou sagittées, à oreillettes parallèles au pétiole, les sup. plus étroites , en cœur, sessiles et amplexicaules; fl. dioiques, souvent à la fin rougeàtres, disposées en grappes le long des rameaux, qui forment par leur réunion une panicule terminale. %. Mai-juin ; refleurit en automne. (V. D.) Prairies, bois humides. C. — Jardins potagers. 1219. R. ArtrozIuS (AÏL.). P. A FEUILLES DE GOUET. — R. montanus (Desf.).

Tige de 3-10 déc., droite, sillonnée, rameuse au sommet ; f. larges, les inf. pétiolées, hastées, à oreillettes obtuses et divergentes à angle droit, les sup. ovales-cordiformes, sessiles, ampleæicaules ; fl. dioiques, à la fin rougeàtres, disposées en grappes le long des rameaux, qui forment par leur réunion une panicule terminale, %. Juillet-août.

Prés et bois des hautes montagnes : le Mont-Pilat; la Grande-Chartreuse : sapins du Jura, sur le versant oriental.

1320. R. acerose La (L). P. PETITE OSEILLE. — Acetosa acetosella {L.Ch.. edit. I). (Vulg. Oseille de brebis.)

Tiges de 1-3 déc., dressées, ou d’abord étalées, puis ascendantes; f. toutes pétiolées, cblongues ou linéaires-lancéolées, hastées, à oreillettes écartées à angle droit et recourbées en dessus, les plus voisines des fleurs quelquefois simplement linéaires-lancéolées ; f. dioiques, disposées en grappes grèles, formant par leur réunion une panicule terminale. %. Avrilseptembre. (V. D.)

Champs, pâturages. C. C. C.

** peuilles n'étant jamais ni hastées, ni sagittées, ni à saveur acide. — Lapathum (Tournef.).

+ Segments interieurs du périanthe entiers ou à peine dentés à la base. 1321. R. acpiNus (L.). P. Des Azpes. (Vulg. Rhubarbe des moines, Rapontic.)

Racine grosse et tortueuse; tige de 2-6 déc., épaisse, sillonnée ; f. nerveuses, à pétiole canaliculé, les radicales en cœur arrondi, les sup. ovales-lancéolées ; segments intérieurs du périanthe en cœur ovale, entiers, dépourvus de tubercule sur le dos ; fl. en grappes rapprochées en panicule serrée. %. Juillet-août. :

Près des bergeries dans les gras pâturages du Jura et à la Grande-Chartreuse.

1322, R. nyprOLAPATaUM (Huds.). P. nes RIvIÈRES. — R. aquaticus (D. C. non Pa — R. loungifolius (D. GC. F1. fr. suppl.) (Vulg. Patience aquatique.

Tige droite, grosse, cannelée, s’élevant à 1-2 mètres ; f. &

410 POLYGONÉES.

pétiole plane en dessus, oblongues-lancéolées, atténuées à la base, décurrentes sur le pétiole, les inférieures longues de 4 à 8 décimètres; segments intérieurs du périanthe ovales triangulaires, tous munis d’un tubercule sur le dos; fl. disposées en grappes le long des rameaux, qui forment par leur réunion une panicule terminale. %. Juillet-août.

Fossés. bord des eaux, à Sain-Fonds, Villeurbanne, Yvour, etc.; marais de Divonne.

1323. R. crispus {L.). P. À FEUILLES crÉPuss. (Vulg. Patience frisée, Parelle crépue.)

Tige de 5-10 déc., droite, sillonnée ; f. à pétiole canaliculé , oblongues-lancéolées, ondulées et frisées sur les bords, décurrentes sur le pétiole ; segments intérieurs du périanthe en cœur ovale et obtus, ordinairement trés-entiers, munis sur le dos d'un petit tubercule plus saillant sur l’un d’entre eux, manquant quelquefois sur les deux autres; f. pendantes, en grappes dressées, très-compactes à la maturité, formant par leur réunion une vaste panicule. %. Juillet-septembre. (V. D.)

Fossés, lieux humides. C. C.

1324. De us (Schrad.). P. Des Bois. — R. nemolapathum (D. C. AT.) ù

Tige de 5-10 déc., droite, anguleuse, 4 rameaux dressés ; f. pétiolées, oblongues, obtuses ou aiguës au sommet, arrondies ou en cœur à la base, ordinairement un peu ondulées sur les bords; segments intérieurs du périanthe oblongs-linéaires, obtus, trés-entiers, un seul muni d'un tubercule sur le dos, les deux autres en étant dépourvus ou n’en ayant qu’un rudimentaire; fl. verdâtres ou rougeàtres, en verticilles tous ou la plupart dépourvus de feuilles. %. Juin-août.

Bois et prés humides. P. R.

b. R.sanguineus (L.). Tige et nervures des feuilles d’un rouge de sang. — Cullivée sous le nom de Sang-de-dragon; quelquefois subspontanée près des habitations. (V. D.)

1325. R. coNGLoMERATUS (Murr.). P. A FRUITS AGGLOMÉRÉS. — R. glomeratus (Schreb.). — R. nemolapathum (Ehrh. non D. C.). — R.acutus (Smith, D. C. et Balbis).

Tige de 4-8 déc., droite, anguleuse, souvent rougeûtre, à rameaux divergents; f. toutes à court pétiole, ovalesoblongues ou oblongues-lancéolées, arrondies ou en cœur à la base; segments intérieurs du périanthe oblongs-linéaires, obtus, trés-entiers, tous munis d’un tubercule sur le dos ; fl. verdâtres, en verlicilles compactes, fous ou la plupart munis d'une feuille qui leur sert de bractée. %. Juillet-août.

Fossés, bois humides : Écully; Francheville; Yvour ; la Tête-d'Or, etc, €.

— Les fruits sont agglomérés en petites masses compactes dans chaque verticille; c'est de là que ce Rumeæ à pris son nom.

POLYGONÉES. A1 TT Segments intérieurs du perianthe fortement dentes à la base.

1326. R. vnarexsis (Mert. et Koch). P. pes PRÉS.—R. acutus (Wild., D C., Duby). (Vulg. Parelle sauvage.)

Tige de 5-10 déc., droite, rameuse, sillonnée ; f. pétiolées, les radicales et les caulinaires inf. oblongues. aiguës, en cœur à la base, les sup. lancéolées ; segments intérieurs du périanthe ovales, un peu en cœur, obtus, dentés à la base, ron prolongés en languette, tous ou deux seulement munis d'un tubereule sur le dos; fl. verdâtres ou rougeàtres, disposées en verticilles nombreux, non feuillés, formant des épis bien fournis. %. Juillet-septembre. (V. D.)

Lieux humides, fossés : Pierre-Bénite; Francheville. A. R.

1327. R. oBrusirozius (L.). P.A FEUILLES OBTUSES.

Tige de 5-10 déc., droite, rameuse, sillonnée ; f. pétiolées, les radicales et les caulinaires inf. ovales ou oblongues, obtuses où un peu aiguës, en cœur à la base, les sup. lancéolées et aiguës; segments intérieurs du périanthe ovales-triangulaires, dentés à la base, prolongés au sommet en une languette obtuse et entière, tous munis d’un tubercule sur le dos; fl. verdâtres ou rougeâtres, disposées en verticilles nombreux, non feuillés, formant à la fin des épis lèches et interrompu. %. Juin-septembre.

Lieux frais, bord des chemins, saulées. C.

1328. R. Pazusrris (Smith). P. Es marais.—R. limosus (Thuill.).

Tige de 2-6 déc., ordinairement un peu couchée à la base, puis dressée, à rameaux grêles, souvent flexueux, communément dressés ; f. lancéolées-linéaires, ou simplement lancéolées et allongées, afténuées en pétiole, jamais arrondies ni en cœur à la base ; segments intérieurs du périanthe ovales-oblongs, tous munis d’un tubercule sur le dos, terminés en pointe entière, mais présenta de chaque côté deux dents en alène plus courtes que le segment lui-méme; fl. verdàtres, disposées en verticilles espacés et tous feuilles. @. Juillet-septembre.

Marais à Villeurbanne, Dessine, Janeyriat, ct en Bresse.

1329. R. PuLCHER (L.). P. ÉLÉGANTE. (Vulg. Oseille-violon.)

Tige de 2-8 déc., dressée, souvent courbée, à rameaux effilés et frés-divergents; f. radicales longuement pétiolées, oblongues, en cœur à la-base, ordinairement échancrées de chaque côté comme un violon, les sup. étroites et lancéolées ; segments intérieurs du périanthe réticulés, bordés de dents presque épineuses, tous munis d’un tubercule sur le dos; fL. verdâtres, disposées en verticilles espacés, tous feuillés, à

I2 POLVGONÉES.

l’exception quelquefois des supérieurs. ©. Juin-septembre. (V. D.) |

b. R. divaricatus (L.). F. non échancrées dé chaque côté. Bord des chemins, le long des haies, contre les murs. À. C.

Page 1