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T. PALUSTRE (L.). T. DES MARAIS

Hampe. de 1-5 déc., très-grêle; f. toutes radicales, binéaires-filiformes, dressées, engainantes à la base; trèspetites fl. vertes en dehors, blanchâtres en dedans, disposées en une grappe grêle et effilée, ayant la forme d’un épi. %.

Prés marécageux : la Mouche; la Tête-d'Or; Dessine; bord des étangs de Bresse. P. C.

JONCÉES.

dm Fr:

90° FamiLze. — JONCÉES.

Les Joncées sont des herbes qui croissent ordinairement dans les lieux humides ou marécageux. Leurs feuilles, quand elles en ont, sont linéaires, planes ou cylindriques, toujours engainantes à la base de la fige, qui est dépourvue de nœuds. Leur fleurs, réguliéres, en panicule ou corymbe accompagné de bractées, rarement solitaires ou en épi, ont un périanthe formé de 6 divisions libres, disposées sur 2 rangs, toujours vertes ou scarieuses, excepté dans le premier genre, qui nous offre encore une corolle d'azur. Ce périanthe renferme réunis ensemble un ovaire à À style très-court, surmonté de 3 stigmates poilus, ef 6 éfamines, rarement 3, hypogynes ou insérées à la base de ses divisions. Le fruit est une capsule à À ou 3 loges, s’ouvrant par 3 valves. Les graines, à embryon cylindrique entouré d’un périsperme charnu , sont fixées tantôt au bord intérieur d’une cloison placée au milieu des valves, tantôt à la base même de chaque valve, qui alors ne porte point de cloison.

CCCCLXXX. APHYLLANTHES (Tournef.). APHYLLANTHE:

Périanthe formé de 6 pétales entourés à la base d’un insoluere composé d’écailles scarieuses et imbriquées ; absence de teuilles.

1540. A. Mowsretexsis (L.). À. DE MontTPeLLier. (Vulg. Non-feuillée.)

Tiges grêles, nues, glaucescentes, venant par toufles, munies de gaînes à leur base, et portant à leur extrémité 4-2 f. bleues, quelquefois blanches, entourées d’écailles roussâtres, scarieuses et luisantes. %, Mai-juin. (V. D.) c

Dans les taillis, au dessus des carrières de Couzon; lieux sécs aux environs de Vienne.

CCCCLXXXI. Luzuza (D. C.). LuzuLe.

Périanthe calicinal, formé de 6 divisions brunâtres ou scarieuses, ouvertes en étoile; capsule à À seule loge, ne contenant que 3 graines placées à la base des valves, qui ne portent point de cloïson ; feuilles ordinairement planes et munies de poils.

* leurs solitaires sur leur pédicelle.

1541. L. Fonsrent (D. C.). L. De Forster.

Racine non stolonifére ; tiges de 4-4 déc., venant par

toulfes : f. linéaires, étroites, bordées de poils blanchâtres et

JONCÉES. 489 allongés ; pédoncules inégaux, toujours dresses méme quand le fruit est mûr ; fl. brunätres, disposées en corymbe paniculé. %. Avril-mai.

Pelouses, pâturages, bois. C.

1542. L. FLAVESCENS (D. C.). L. JAUNATRE.

Racine stolonifére ; tiges de 1-3 déc., venant par toufles ; f. linéaires, étroites, à peine poilues, très-courtes; pédoncules très-inégaux, dressés ou étalés même quand le fruit est mûr ; fl. d’un jaune-paille, disposées en corymbe paniculé. %. Juin-juillet.

Abondante dans les sapins du Bugey et du Jura.

1543. L. vernaLis (D. C.). L. priNTanière.—L. pilosa (Wild.).

Racine non stolonifére ; tiges de 2-4 déc., venant par toufles; f. lancéolées, assez larges, bordées de poils blanchâtres et allongés ; pédoncules inégaux, d’abord dressés, puis étalés, et à la fin réfractés; fl. brunâtres, nuancées de blane, disposées en corymbe paniculé. %. Mars-mai. (V. D.)

Bois et pâturages ombragés. C.

** Fleurs réunies en capitules ou en epillets sur chaque pédicelle.

f Pedoncules divises en plusieurs pédicelles. 1544. L. Maxima (D. C.). L. ÉLEVÉE.—-L. sylvatica (Gaud.).

Tige de 4-8 dée.; f. radicales lancéolées, les plus larges du genre, très-poilues sur les bords; bractées scarieuses, beaucoup plus courtes que la panicule; fl. brunes, disposées par petits capitules de 2-4 sur chaque pédicelle, et formant par leur réunion une panicule trés-rameuse, à rameaux divariqués. %. Juim-juillet. :

Bois, forêts, lieux couverts : Oullins; Charbonnières ; Saint-Didier-au-Montd'Or; Limonest; Pilat; montagnes du Bugey. P. C.

1545. L. ALBIDA (D. C.). L. À FLEURS BLANCHATRES.

Tige de 4-8 déc.; f. linéaires, très-longues, très-poilues sur les bords ; bractées égalant ou dépassant la panicule ; étamines à anthères presque sessiles ; fl. d’un blanc jaunätre, disposées en panicule corymbiforme, rameuse, à rameaux divariqués. %. Juin-juillet.

Bois de la montagne de Parves ; marais de Cormaranche et de Hauteville. R: 1546. L. NIvea (D. C.). L. À FLEURS D'UN BLANC DE NEIGE.

Tige dé 4-8 déc., grêle, élancée; f. radicales linéaireslancéolées, très-longues, très-poilues sur les bords; bractées linéaires, foliacées, beaucoup plus longues que la panicule ; étamines à filets aussi longs que leurs anthéres ; fl. d’un blanc de neige, devenant d’un blane sale après la floraison, dispo-

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sées par petits capitules de 3-6 sur chaque pédicelle, et formant par leur réunion une panicule corymbiforme trés-serrée. %. Juin-juillet. (V. D.)

Bois des montagnes : Thurins; Saint-Bonnet-le-Froid; l’Argentière, au Chatelard et au Fenoyl; Pilat; la Grande-Chartreuse ; presque tous les bois des environs de Saint-Rambert (Ain).

Tf Pédoncules simples, 1547. L. spicara (D..C.). L.EN ÉPI.

Tige det-3 déc.,très-grêle ; f. linéaires, étroites, un peu canaliculées, poilues à l’entrée de la gaîne, du reste presque glabres ; éfamines à anthères 2 fois plus longues que les filets: capsule ovale-arrondie, mucronée, d’un noir luisant à la maturité; fl. d’un brun noirâtre, réunies-en 1 seul épi lobé à la base et penché. %. Juin-août.

Pâturages des sommets du Jura. R.

1518. L. cauPesTRis (D. C.). L. CHAMPÈTRE.

Racine fibreuse, émettant des rejets tracants ; tiges de- 1-2 déc., solitaires ou peu nombreuses dans chaque touffe; f. planes, linéaires, poilues sur les bords et à l’entrée de la gaïne ; étamines à anthéres 5-6 fois plus longues que les filets ; f. brunes, disposées en plusieurs épis courts, ovoïdes, plus où moins penchés sous le poids des fruits à la maturité. X: Avriljuin. (V. D.)

Lieux secs-et arides, pelouses. C C. C.

1549. L. uurrirconA (Lej.). L. MULTIFLORE. — L. campestris b (D. C.).— L. erecta {Desv.).

Racine fibreuse, mais sans rejets traçants ; tiges de 3-6 déc., venant par touffes bien garnies ; f. planes, linéaires, d’abord poilues sur les bords et à l'entrée de la gaîne, à la fin presque glabres; anthères à peu prés égales à leurs filets ; capsules ovales-arrondies, roussätres à la maturité ; fl. roussätres ou brunes, disposées en plusieurs épis courts, ovoïdes, toujours dressés, non dépassés pur la feuille bractéale qui est à leur base, %. Mai-juin.

b. var. congesta.—L. campestris var. b. congesta (Duby). Epis tous sessiles ou presque sessiles.

Bois : Charbonnières ; Tassin, Dardilly, Francheville, ete.; le Reculet. A. C. 1550. L. Sunerrca (D. C.). L. pe Sicésie.—L. nigricans (Desv.).—L. muhiflora var. nigricans (Koch).

Racine fibreuse, émettant des rejets traçants ;. tiges- de 1-4 déc., très-grèles, solitaires ou peu nombreuses dans cha touffe ; f. planes, linéaires, d’abord poilues sur les bords et à l'entrée de la gaïne, à la fin presque glabres ; anthéres à peu près égales à leurs filets; capsules triangulaires, d'un noir luisant à la maturité ; fl. brunes ou noirâtres, disposées en-

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plusieurs épis Courts, ovoïdes, toujours dressés el dépassés par la feuille bractéale qui est à leur base. &. Jun-juillet.

b. L. alpina (Hoppe). Epis réunis, à la maturité, en un seul qui paraît lobé.

Pâturages humides des hautes montagnes : le Mont-Pilat, les sommets du Jura. R.

— On trouve à Pilat une variété qui paraît intermédiaire entre les L. multiflora et Sudetica. Les épis, au nombre de 2-4, ne sont pas réunis à la maturité, ni dépassés par la bractée quiest à leur base, les capsules triangulaires sont d’un brun luisant, plus foncé que dans le L. multiflora, mais non noires comme dans le L. Sudetica. Peut-être est-ce le L. pallescens (Happe)? Du reste, le L.Sudetica n'est considéré par bou nombre d'auteurs que comme une variété du L. multiflora.

CCCCLXXXIT. Juncus (L.). Joxc.

Périanthe calicinal, formé de G divisions vertes ou sca-. rieuses; capsule à 3 loges; graines nombreuses, placées au bord intérieur d'une cloison placée au milieu de chaque valve : feuilles cylindriques ou canaliculées, toujours glabres.

* Feuilles nulles ; fleurs latérales.

1551. J. CONGLOMERATUS (L.). Ï. À FLEURS AGGLOMÉRÉES.

Tiges de 4-9 déc., droites, très-finement striées, vertes, se cassant facilement, munies à la base d’écaitles brunes, non luisantes; 3 étamines; séyle très-court, inséré sur un petit mamelon qui termine la capsule ; capsule obtuse ; fl. brunàtres, réunies en panicule latérale, compacte et sessile. %. Juinjuillét. (V. D.)

Fossés et bord des eaux. C. C.

1552. J. errusus (L.). J. À FLEURS ÉPARSES.

Tiges de 4-9 déc., droites, lisses à l’état vivant, vertes, se cassant facilement, munies à la base d’écailles brunes, non luisantes ; 3 étamines ; séyle très-court, inséré dans une petite fossette qui termine la capsule; capsule obtuse ; fl. verdâtres. cn paricule latérale et diffuse. %. Juin-juillet. (V. D.)

Fossés et bord des eaux. C. C.

— Ces deux espèces sont réunies par Meyer sous le nom de Juncus communis.

1553. J. eLaucys (Ehrh.). J. eLauque. (Vulg. Jonc des jardiniers.)

Tiges de 4-8 déc., dressées, striées, glauques, se tordant fueilement sans se casser, munies à la base d’écailles d’un brunmarron luisant; 6 éfamines; capsule oblongue et aiguë; f. brunes, en panièule latérale. %. Juin-août. (V. D.)

Lieux humides, marais, bord des eaux : Villeurbanne ; Dessine; Sainte-Croix, pres de Montluel. P: C.

1554. J. FILIFORNIS (L.). J. FILIFORME.

Tiges de 1-4 déc., penchées au sommet, filiformes, glau-

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