JONCÉES
cescentes, lisses à l’état vivant, entourées de gaines à la base ; G étamines ; style presque nul; capsule arrondie, très-obtuse, courtement mucronée; fl. peu nombreuses (5-10), en cyme simple et latérale. %. Juin-août.
Prés humides et marais des montagnes : Pilat et la chaîne du Forez, d’après Burean.
** Feuilles toutes radicales, mais distinctes de la tige.
1555. J. squarrosus (L.). J. RAIDE.
Racine fibreuse ; tiges de 2-6 déc., solitaires ou peu nombreuses, droites, raides; f. glauques, dures, linéaires, canaliculées, venant par toufles radicales; 6 étamines à anthères 4 fois plus longues que leurs filets ; fl. brunâtres, bariolées de roux et de blanc, accompagnées d’écailles scarieuses, disposées en panicule terminale interrompue, munie à sa base d’une bractée beaucoup plus courte qu'elle. %. Juin-juiliet.
Sources et prés marécageux des montagnes : Saint-Bonnet-le Froid; Pilat; Picrre-sur-Haute. A. R.
1556. J. capiratus (Weigel). J. A FLEURS EN TÈTE.—J. ericetorum (Poll.).
Racine fibreuse ; figes de 3-8 cent., filiformes, venant par touffes gazonnantes ; f. molles, finement linéaires, étroitement canaliculées ; 3 éfamines ; fl. d’un brun verdàtre, réunies en petites tètes globuleuses et serrées, entourées de bractées, dont une plus développée les dépasse manifestement, ce qui les fait paraître latérales. ©. Mai-juillet.
Étangs de Lavore; sources au bord du Garon, près du moulin de Barail; prairies humides à Pont-de-Vaux. KR. é
*** Tiges feuillees.
f Feuilles paraissant noueuses quand on les fait glisser entre les doigts.
1557. J. usturatus (Hoppe). J. Bruzé.— J. fusco ater (Schreb.).
Racine tracante; tiges de 3-4 déc., droites, raides, souvent rougeàtres à la base; f. fistuleuses, assez distantes, la dernière dépassant souvent la panicule ; divisions du périanthe toutes égales, plus courtes que la capsule, les 3 extérieures munies au dessous du sommet. d'une petite pointe qui disparaît avec l’âge; capsules d’un brun noirätre et luisant, ovales-oblongues, mucronées ; fl. disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Juinjuillet.
Lieux sablonneux, humides ou marécageux à la Tète-d'Or. R..
— D'après Koch et plusieurs autres auteurs, celte espèce ne serait pas différente du J. alpinus, qui se modifie lorsqu'il descend des montagnes.
JIONCÉES. 493
1558. J. LamprocArpus (Ehrh.). J. À FRUITS BRILLANTS —J. sylvaticus (Vill.). — J. articulatus b (L.).
Racine tracante; tiges de 1-6 dée., ascendantes, comprimées, rapprochées; f. très-noueuses, comprimées ; divisions du périanthe toutes égales, mucronulées, plus courtes que la capsule, les 3 extérieures trés-aiqués, les intérieures obtuses et scarieuses sur les bords ; capsules ovales-triangulaires, mucronées, d’un brun noir et brillant; fl. disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Juin-juillet.
b. J. repens (Req.). Tige rampante, radicante et très-rameuse. Marais, lieux humides, bord des bois : la Tête-d'Or; Charbonnières ; Pilat: Saint-Bonnet-le-Château ; lac de Virieu-le-Grand. €. TJ. viviparus. Plante peu élevée, produisant, au lieu de fleurs, des bractées rougeâtres et très-développées, imbriquées sur 2 rangs opposés. — \arais au Grand-Camp, à Charbonnières, à Pilat, en Bresse.
1559. J. acutirLonus (Ehrh.). J. 4 FLEURS AIGUES.—J. sylvaticus (Wild.).
Racine tracante, quelquefois peu longuement ; figes de 4-8 déc., dressées, comprimées ainsi que les feuilles ; f. trèsnoueuses ; divisions du périanthe toutes frés-aiguès, acuminées, les 3 intérieures plus longues que les extérieures et à pointe recourbée ; capsules amincies en un long bec dépassant le périanthe ; fl. d’un brun pâle ou d’un brun noirâtre, disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Juin-juillet.
Prés marécageux : Charbonnières; Pilat; Pierre-sur-Haute; Sainte-Croix, près de Montluel; le long de la Bourbre, près de Pont-Chéry. A. R.
1560. J. ogrusircorus (Ehrh.). J. À FLEURS oBruses.—J. articulatus (Vill.).
Racine longuement tracante ; tiges de 4-8 déc., dressées, cylindriques ainsi que les feuilles, munies à la base d’écailles brunes ou verdâtres ; divisions du périanthe toutes obtuses et égales; capsules ovales, amincies en un petit bec égalant à peu prés le périanthe ; fl. d’un blanc verdâtre ou jaunâtre, disposées en petits capitules formant par leur réunion une panicule terminale et composée. %. Juin-juillet.
Marais, prés humides. C.
1561. J. surrnus (Mœnch.).J. coucué.— J. mutabilis (Dubois, F1. d'Orl.).— J. subverticillatus (Jacq.).
Plante très-variable. Racine fibreuse, à collet renflé ; tiges grèles, tantôt redressées, tantôt couchées et radicantes, tantôt flottantes; f. filiformes, étroitement canaliculées en dessus, faiblement noueuses ; divisions du périanthe toutes égales, les extérieures aiguës, les intérieures obtuses; 3 éfamines à filets aussi longs que les anthères ; capsules oblongues, obtuses,