À. PRATENSIS (L.). V. DES PRÉS
Chaumes de 5-9 déc. lisse, droits ; f. sup. à gaine allongée et un peu renflée; glumes velues-ciliées, soudées dans leur tiers inférieur ; anthères d’abord jaunes, puis violettes; grappes velues-soyeuses, 4-6 sur chaque pédicelle, serrées en forme d’épi cylindrique. %. Mai-juin. (V. D.)
Prairies. C.
1682. A. AGRESTIS (L.). V. DES CHAMPS.
Chaumes de 2-6 déc., un peu rudes au sommet, ordinairement droits, rarement genouillés; f. légèrement rudes, /« sup. à gaine nullement renflée; glumes soudées dans leur moitié inférieure et finement ciliées sur la carène ; anthères d’abord jaunes, à la fin violettes ; fl. en petites grappes glabres ou presque glabres, 1-2 sur chaque pédicelle, serrées en forme d’épi cylindrique et assez grêle. ©. Mai-juin.
Champs, vignes, bord des chemins. C.
1683. À. GENICULATUS (L.). V. GENOUILLÉ.
Plante verte ou à peine glaucescente. Chaumes de 1-5 déc., genouillés inférieurement, souvent radicants à la base; f. un peu rudes sur les bords, la sup. à gaine allongée et légérement renflée ; glumes soudées seulement à la base; aréte genouillée, s'insérant au dessous du milieu de la glumelle et 2 fois plus longue que les glumes ; anthéres d’abord d’un blanc jaunätre, à la fin brunätres ; fl. verdâtres, variées de blanc, en petites grappes serrées en épi cylindrique ou oblong-lancéolé. ©. Avril-juin. (V. D.)
Fossés, prés marécageux. A. C.
1684. À. FULvUS (Smith). V. À ANTHÈRES ORANGÉES.
Plante d’un glauque bleuâtre. Chaumes de 1-6 déc, genouitlés
inférieurement, souvent radicants à la base: f. un peu rudes
sur les bords, {a sup. à gaine renflée ; gtumes soudées seulement 4 la base ; arète droite, s'insérant vers le milieu de la gtumelle, ne dépassant pas ou dépassant à peine les glumes: anthères d’abord blanchätres, à la fin orangées; fl. verdàtres, variées de blanc, en petites grappes serrées ayant la forme d’un épi cylndrique. @. Avril-juin.
Marais et fossés :’étang du Loup; Villeurbanne ; Chaponost ; Lavore; Vauxen-Velin; Montribloud, A. R.
1685. A. UTRICULATUS (Pers.). V. À GAINE RENFLÉE. — Phalaris utriculata (L.).
Chaumes de 1-4 déc., venant par touffes, dressés ou ascendants; f. à limbe dressé, la sup. à gaine fortement renflée ; arête droite, dépassant longuement les glumes ; fl. d’un blanc varié de vert, en grappes glabres et serrées en épi ovale. ®. Mai-juin.
Prairies, bord des chemins : Écully; Oullins; la Mouche; Charbonnières ; îles du Rhône; Saint-Denis, dans la Bresse; Belley; Lavours. P. C.
CCCCXCIX. Crypsis (Ait.). CRYPSIPE.
Glumes comprimées en carène, un peu inégales, non accompagnées de glumelles stériles ; glumelles plus longues que les glumes, inégales, sans arète ; stigmates filiformes, poilus. 1686. C. ALOPECUROIDES (Schrad.). C. FAUX VULPIN.
Chaumes de 1-3 déc., étalés ou ascendants, souvent rameux, croissant par toufles ; f. lisses, à limbe court et un peu étalé, nullement piquant ; fl. d’un vert blanchâtre ou brunâtre, serrées en forme d’épi cylindrique, non entouré à la base par les gaines des feuilles. ©. Août-octobre.
Bords de la Saône, au dessous de Collonges; île de Royes. R.
— Le C. aculeata (Ait.) m'a été indiqué dans les sables de Pont-de-Vaux ; comme c’est une plante des bords de la mer, il est probable qu'on l'aura confondu avec le C. alopecuroides.
D. Pnzeum (L.). FLÉOLE.
Glumes presque égales, tronquées au sommet ou aiguës , aristées, ou presque mutiques, 20n accompagnées de glumelles stériles accessoires; glumelles membraneuses, plus courtes que les glumes, l'inférieure tronquée, mutique ow mucronée , rarement aristée ; stigmates très-allongés, poilus.
* Glumelle supérieure accompagnée à sa base d'un pédicelle accessoire.
1687, P, aspenum (Vill.). F.ruDe. — Phalaris aspera (Retz). — Chilochloa aspera (P, Beauv.).
Chaumes de 1-3 déc., ordinairement rameux dès la base ;
f, à limbe court, plane, dressé, un peu rude sur les bords ; glumes glabres, cunéiformes, tronquées et brusquement nutcronées au sommet ; fl. d’un vert blanchâtre, serrées en forme d'épi cylindrique, allongé, trés-ferme, très-rude au rebours. @. Mai-juillet.
Terres, bord des chemins. C.
1688. P. Boznment (Wibel). F. ne Bosnmer.— Phalaris phleoides (L.). — Chilochloa Bæœhmeri (P. Beauv.).
Chaumes de 3-6 déc., grèles, venant par touffes ; f. à limbe court, plane, blanchâtre et un peu rude sur les bords ; glumes oblonques-linéaires, obliquement tronquées, mucronées-acumtinées, hérissées sur la carène de cils rudes ou hispides ; f1. d'un vert blanchâtre ou violacé, serrées en forme au elliptique-lancéolé, très-allongé, peu ferme, un peu rude au rebours. %. Mai-juillet.
Prés et bord des bois : les Brotteaux; Reilheux; Meyzieu; Belley; Muzin, etc.
1689. P. ARENARIUM4L.). F. DES SABLES. à
Racine fibreuse, ne produisant pas des fascicules de feuilles stériles; chaumes de 1-2 déc., simples, lisses, souvent violacés ; f. à limbe très-court, lisse, dressé, la sup. à gaine un peu renflée ; glumes lancéolées, courtement acuminées, hérissées de cits blancs sur la caréne; fl. d'un vert blanchâtre, serrées en forme d’épi ovale ou oblong, mais peu allongées et atténuées à la base. ©. Maï-juin.
Sables à Villeurbanne; la Valbonne; bords du Rhône, près de Vienne. A. K. 1690. P. Micuezrt (AIl.). F. De Micuezr.—P. phalarideum (Vill.).—Phalaris alpina (D. C.).
Racine noueuse, presque rampante, produisant, outre Les chaumes fertiles, des fascicules de feuilles stériles; f. peu nombreuses, lancéolées-linéaires, molles, glabres ou peu velues; glumes lancéolées, longuement acuminées, herissées sur la carène de cils trés-longs ; fl. d’un vert jaunâtre ou un peu violet, serrées en forme d’épi oblong, cylindrique, allongé, atténué aux deux extrémités. %. juillet-août.
Prairies de la Vacherie, à la Grande-Chartreuse. R.
** Glumelle supérieure, non accompagnée à sa base d'un pédicelle accessoire.
1691. P. PRATENSE (L.). F. Des prés. (Vulg. Timothy-grass.)
Chaumes de 2-9 déc., dressés; f. planes, un peu rudes sur les bords, la sup. à gaine cylindrique; glumes blanches sur les bords, vertes et ciliées sur la carène, obtuses, tronquées, brusquement acuminées en une arête 3 fois plus court: qu'elles ;
fl. d’un vert blanchâtre, serrées en forme d'épi cylindrique. %. Mai-juillet. (V. D.) Prés humides. C.
b. P. nodosum (L.). Racine renflée au collet; épi court et ovale. — Terres sablonneuses : Saint-Alban; Oullins ; Couzon, etc.
c. P. serotinum (Jord.). Chaume bien genouitlé à la base ; floraison tardive. — Les Balmes-Viennoises ; le Molard.
d. P. elongatum. Épi plus épais, très-allongé, atteignant 1 décimètre.—Prés dans l’île de Royes. R.
1692. P. azpINuM (L.). F. Des ALpes.
Chaumes de 2-5 déc., dressés ; f. planes, la sup. à gaine légérement renflée ; glumes oblongues, tronquées, brusquement terminées par une aréête aussi longue qu’elles; fl. verdâtres, teintées de violet, serrées en épi cylindrique et obtus ou ovoide. %. Juin-août.
Pâturages des hautes montagnes : le Jura, au dessus de Lélex; la Grande- Chartreuse, à Charmansom. R.
DIE CHamaAGrosris (Borkh.). CHAMAGROSTIS.
Glumes tronquées au sommet, arrondies sur le dos, un peu inégales ; glumelles membraneuses, velues-ciliées, mutiques, plus courtes que les glumes, l’inférieure embrassant la supérieure et présentant la forme d’un godet; stigmates aJlongés, filiformes, poilus.
1693. C. minima (Borkh.). C. Nain. — Mibora minima (Coss. ct Germ.). — Agrostis minima (L.). — Sturmia minima (Hoppe).
Petite plante venant par touffes très-élégantes. Chaumes de 3-10 cent., filiformes, dressés ; f. courtes, linéaires, canaliculées ; fl. ordinairement colorées de rouge ou de violet, disposées en épis linéaires et presque unilatéraux. @. Février-mai. (V. D.)
Vignes, jardins, terres. C. G. C.
DIT. Cyxopon (Richard). CHIENDENT.
Glumes inégales et ouvertes; glumelles inégales, mutiques, l’inférieure ovale, comprimée, renfermant la supérieure, qui est linéaire; fleurs unilatérales, imbriquées sur un seul rang, disposées en épis digités.
1694. C, pacryLon (Pers). C. piGiTÉ. —- Panicum dactylon (L.). — Digitaria stolonifera (Schrad.).— Paspalum dactylon (D. C.).
Racine rampante et stolonifère; chaumes de 2-4 déc., ra-
meux à la base; f. glauques, disposées sur 2 rangs opposés ;
GRAMINÉES. 33 4-5 épis linéaires, digités; fl. rougeûtres, unilatérales. %. Juillet-septembre. (V. D.)
Champs sablonneux, bord des rivières. C.
DIIL. LEErsrA (Swartz). LÉERSIE,
Absence de glumes; glumelles comprimées en carène, mutiques, fermées après la floraison, l’inférieure beaucoup plus large que la supérieure ; séigmates plumeux, sortant par les côtés des glumelles.
1695. L. orIZo1DES (Swartz). L. À FLEURS DE n1z.—Phalaris orizoides (L.).
Racine rampante et stolonifère ; chaumes de 5-10 déc. droits, munis de poils blancs sur les nœuds ; f. planes, rudes sur le limbe et sur la gaine; rameaux filiformes, flexueux, verticillés, renflés à leur point d'insertion; fl. blanchâtres, striées de vert, disposées en panicule lâche. %. Août-septembre.
Bord des rivières, des étangs, des marais : île de la Tète-d’Or ; la Mouche; Yvour ; Feyzin, et dans l'Ain, Challes; Saint-Rambert; fossés à Bourg; lac de Nantua; marais de Divonne; Thoissey et Saint-Didier, sur les bords de la Saône. P. C.
II° Trisu : AGROSTIDÉES, — Glumes uniflores ; épillets comprimés latéralement, très-rarement comprimés par le dos ou presque cylindriques, disposés ordinairement en panicule rameuse; styles nuls ou très-courts: stigmates sortant vers la partie inférieure des glumelles ou vers leur milieu.
lre Sous-TriBu : AGROSTIDÉES proprement dites. — Graine Libre entre les glumelles.
DIV. PozyPoGox (Desf.). POLYPOGON.
Glumes presque égales, échancrées, terminées l’une ef l'autre par une aréte sétacée ; glumelles glabres à la base, l’inférieure souvent munie d’une arête insérée au dessous du sommet; séigmates plumeux, latéraux.
1696. P. MonsPeztensis (Desf.). P. De MonTrELLIER. — Alopecurus Monspeliensis (L.).
Chaumes de 1-4 déc., dressés; f. planes, un peu rudes au rebours, la sup. à gaïîne renflée ; glumes munies d’une arète 3 fois plus longue qu’elles ; fl. d’un vert jaunâtre, disposées en petites grappes réunies en panicule serrée, oblongue, hé-rissée, douce au toucher. @. Juillet-août.
Trouvé dans les fossés aux Brotteaux.
DV. AGrosris (L.). AGROSTIS.
Glumes un peu inégales, aiguës, mutiques ; glumelles membraneuses, ordinairement munies à la base d'un petit faisceau de poils trés-courts, l’inférieure plus grande, tantôt mutique, tantôt pourvue d’une arête très-fine insérée sur son dos, la supérieure manquant quelquefois; stigmates plumeux, sortant vers la partie inférieure des glumelles ; fleurs en panicule dont les rameaux sont verticillés.
* Feuilles toutes planes ; 2? glumelles.
Glume inférieure plus longue que la supérieure. 1697. A. STOLONIFERA (L.). À. STOLONIFÈRE. — A. alba (Schrad.).
Souche émettant souvent des rejets rampants et stolonifères; chaumes de 3-8 déc., rampants et rameux à la base, puis redressés ; f. rudes au rebours, linéaires, planes, à lanquette oblongue et saillante; glumes un peu hispides sur la caréne ; glumelles ordinairement mutiques, rarement aristées ; rameaux de la panicule dressés et contractés avant et aprés la floraison ; fl. communément blanchâtres ou jaunàtres, rarement rougeàtres, en panicule allongée, pyramidale pendant l'épanouissement. %. Juin-septembre. (V. D.)
Lieux humides et sablonneux. A. C.
b. var. prorepens (Koch). Racine stolonifère; chaumes grêles, peu élevés; f.
glauques et rougeâtres, très-courtes; glumelle inf. aristée; fl. rougeàtres, en panicule lâche.—Iles du Rhône, au dessous de Lyon.
1698. À. vERTICILLATA (Vill.). À. VERTICILLÉE. ”
Chaumes de 5-8 déc., durs, épais, un peu inclinés à leur partie inférieure ; f. planes, larges, rudes, à languette tronquée et dentée, de moitié plus courte que dans l’espèce précédente ; glumes entièrement pubérulentes, velues sur la caréne; glumelles mutiques; rameaux de la panicule dressés et contractés avant et aprés la floraison ; fl. d’un vert noirâtre ou blanchâtre, très-nombreuses, en verticilles très-garnis, formant une panicule oblongue, raide et allongée. %. Juinseptembre.
Cascade de la Fouge, au dessus de Poncin. R.
1699. À. voL@ARIs (With.). A. COMMUNE.
Racine fibreuse, rarement stolonifère ; chaumes de 1-4 déc., assez grêles, couchés et souvent même un peu radicants à la base, puis redressés ; f. rudes au rebours, linéaires, planes, à languette tronquée et trés-courte; glumes ordinairement mutiques; rameaux de la panicule plus ou moins étalés après
GRAMINÉES. 30 comme pendant la floraison ; fl. communément rougeûtres. %. Juillet-septembre. (V. D.)
b. A. pallescens. F1. d’un vert blanchâtre.
c. À. sylvatica (Poll.). Glumes linéaires-laneéolées, très-allongées, ressemblant à de petites feuilles.
Prés, champs, bois. C. C.
d. À. dubia (D. C.). Glumelles souvent aristées.— Bord des ruisseaux à Saint- Etienne en Forez.
e. À. cupillaris (Vill.). A. hispida (Wild.). Panicule à rameaux très-grèles ; glumes à 2 nervures, un peu rudes sur le dos —Saint-Etienne en Forez ; Saint-Rambert, sous le bois de la Chandeloz (Ain).
f. A. pumila (L.). Chaumes courts, réunis en touffes; graines grosses, chagrinées, ordinairement gâtées par un uredo.—Tassin; montagne d'Yzeron; sur l’Avocat, au dessus de Cerdon.
T1 Glume inférieure plus courte que la supérieure. 1700. À. spica-venTiI (L.). À. JOUET-DU-VENT.—Apera spica-venti (P. Beauv ..
Chaumes de 5-10déc., grèles, dressés ; f. très-rudes au rebours, linéaires, planes, à languette scarieuse, oblongue, obtuse, souvent déchirée; glumelle inf. portant insérée au dessous du sommet une arèête droite et très-longue; anthéres oblongues-linéaires ; fl. verdàtres ou violacées, disposées en panicule ample, pyramidale, à rameaux ouverts. ®. Juinjuillet.
Moissons. C. C.
1701. À. INTERRUPTA (L.). A. A PANICULE INTERROMPUE, — Apcra interrupta (P. Beauv.).
Se rapproche de la précédente ; en diffère 1° par sa parccule étroite, contractée, ordinairement interrompue à la base ; 2° par ses étamines à anthères ovales-arrondies. ®. Juinjuillet.
Moissons, lieux arides : Perrache, la Mouche; vallon d'Oullins. A. R.
** Feuilles radicales enroulees-filiformes; glumelle supérieure manquant ordinairement.
1702. À. caANINA (L.). À. DES CHIENS.
Chaumes de 4-6 déc. lisses, grêleset effilés; f. radicales enroulées-filiformes, les caulinaires à limbe étroit, court, plan, rude sur les bords ; glumelle inf. portant ordinairement, au dessous de son milieu, une aréte coudée plus longue que les glumes; pédoncules capillaires, demi-verticillés ; fl. violacées, panachées de vert, rarement junètes disposées en panicule contractée avant et après la floraison. %. Juin-août. (V. D.) b. var. mutica. Glumelle inf. sans arête.
Prés et bois humides, À, C.
1703. A. aLpiNa (D. C.). A. pes Acpes.—A. festucoides (Vill.).
Chaumes de 1-2 déc., droits, grêles ; f. presque toutes radicales, tendres, longues, flexibles, d’un beau vert; aréte coudée dans son milieu, insérée vers la base de la glumelle inf., beaucoup plus longue que les glumes ; glumelle inf. réguliérement tronquée au sommet et terminée par 2 petites soies ; glumes aiguës, violettes à la base, jaunes au sommet, devenant entièrement roussâtres à la maturité ; rameaux et pédicelles un peu rudes; fl. en panicule oblongue, contractée avant l'épanouissement, étalée après cette époque. %. Juillet-août.
Piturages secs du Jura.
1704. A. FILIFORMIS (Vill.). À. FILIFORME.
Chaumes de 2-3 déc., grèles, droits ; f. presque toutes radicales, linéaires, fines, lisses, allongées; aréte droite ou coudée, insérée prés de la base de la glumelle inf., un peu plus longue que les glumes; glumelle inf. régulièrement tronquée au sommet et se terminant par 2 petites soies ; glumes lisses, violettes, acérées; rameaux et pédicelles un peu rudes; fl. en panicule étroite, lancéolée, contractée avant l'épanouissement. %. Juillet-août.
Contre les rochers humides et tournés au levant, dans le vallon d’Adran et près du Reculet.
1705. À. RUPESTRIS (AII.), A. DES ROCHERS.——A. setacea (Vill.).
Chaumes de 5-8 cent., très-grèles; f. capillaires, courtes, recourbées ; glumelles glabres à la base, l'inf. tronquée, crénelée au sommet, portant insérée sur son dos, un peu au dessous du milieu, une arûte 2 fois plus longue qu’elle ; glumes aiguës, noirâtres, luisantes ; rameaux et pédicelles. lisses ; fl. en panicule oblengue, courte, éfalée dés le commencement. %. Juinaoût.
Rocailles du Reculet.
DVI. CALAMAGROSTIS (Roth). CALAMAGROSTIS.
Glumes presque égales, lancéolées-acuminées, mutiques, beaucoup plus longues que les glumelles; glumelles inégales, entourées à la base de longs poils soyeux; fleurs en-panicule TAMEUSEs
* Glumelle inferieure accompagnée à sa base-d'un pedicelle poilu, en forme de petit pinceau.
1706. C. syzvarica (D. C.). C. pes Bo1s.—Agrostis arundinacea (L.).. Chaumes de 3-8 déc., droits; f. planes, très-longues, très-
aiguës, rudes en dessous ; languette obtuse, tronquée, un peu déchirée dans sa vieillesse; poils 4 fois plus courts que les
glumelles; glumelle inf. portant sur son dos une arête genouillée qui dépasse longuement les glumes; fl. d’un blanc verdâtre, un peu lavé de rouge, en panicule très-serrée et très-étroite. %. Juillet-août.
Bois des hautes montagnes : Pilat; la Grande-Chartreuse. 1707. C. MoNTANA (D. C.). C. DE MONTAGNE.
Chaumes de 4-8 déc., droits; f. planes, largement linéaires, rudes sur les bords; poils égalant à peu prés les glumelles; glumelle inf. portant sur son dos une arète genouillée dépassant à peine les glumes; fl. rougeûtres, rarement pâles, en panicule longue, dressée, plus ou moins étalée. %. Juinjuillet.
Sur les digues à Feyzin. R.
** Glumelle inférieure non accompagnée à sa base d’un pedicelle poilu.
1708. C. AcuTIFLORA (D. C.). C. À FLEURS POINTUES.
Chaumes de 5-10 déc., droits, élancés; f. planes, largement linéaires, rudes sur les bords; poils presque 1 fois plus courts que les glumelles; glumelle inf. portant sur son dos une arête genouillée dépassant à peine les glumes ; glumes trèsétroites, subulées ; fl. rougeâtres, rarement pâles, en panicule allongée, dressée, plus ou moins étalée. %. Juin-juillet.
Bois à la Grande-Chartreuse.
— Koch, qui ne fait de cette plante qu'une variété de la précédente, prétend, contrairement à de Candolle, qu'on la trouve quelquefois avec un pédicelle poilu à la naissance de la glumelle inférieure.
1709. C. ARGENTEA (D. C.). C. ARGENTÉE. — C. arundo (Roth). — Agroslis calamagrostis (L.). — Lasiagrostis calamagrostis (Link).
Chaumes de 4-10 déc., élancés, venant par toufles garnies à la base de bourgeons rougeûtres, durs, ayant la forme d’un ergot de coq; f. étroites, très-longues, à moitié roulées en dessous quand elles sont sèches; glumelles entiérement couvertes de soies blanches et brillantes, l’inf. munie d’une arëéte terminale, genouillée, beaucoup plus longue que les glumes ; fl. luisantes et argentées, disposées en panicule étroite et resserrée. %. Mai-août.
. Sables et îles du Rhône; environs de Nantua; rochers en allant d’Argis à ÉNOUES: bords de la route de Tenay aux Hôpitaux et entre Montange et ézery.
1710. C. LANGBOLATA (Roth). C. A FEUILLES LANCÉOLÉES.— Arundo calamagrostis (L.).
Racine stolonifère ; chaumes de 5-10 déc., droits, fermes ;
f. linéaires, acuminées, souvent roulées par leurs bords quand
elles sont sèches ; languette courte, obtuse ; glumelle inf.
munie d’une arête terminale trés-courte, rude, naissant au
milieu d’une petite échancrure qu’elle dépasse à peine; poils nombreux, plus longs que les glumelles, plus courts que les glumes; fl. violacées, quelquefois mélangées de vert ou de roux, en panicule allongée, tantôt étroite et contractée, tantôt lâche et étalée. %. Juillet-août.
La Mouche; îles du Rhône; marais des Écheyts.
1711. C. Gaupinrana (Rchb.). C. DE GAUDIN. |
Très-voisine de la précédente, dont beaucoup d’auteurs n’en font qu’une variété ; en diffère 1° par la languette de la gaine sup., qui est plus étroite et 2 fois plus longue ; 2° par l’aréte de la glumelle, quiest lisse et plus courte; 3° par sa panicule plus allongée et plus étroite. &. Juillet-août.
Marais de Génas. R.
1712. C. LrrroreaA (D. C.). C. DES RIVAGES.
Racine un peu traçante; chaumes de 3-8 déc., droits, raides; f. glauques, un peu rudes, linéaires, très-aiguëés, tendant à se rouler légèrement en dessus par leurs bords lorsqu'elles sont sèches; languette allongée et pointue; glumelle inf. munie d’une aréte terminale égalant à peu prés les glumes en longueur ; poils au moins aussi longs que la glumelle ; fl. violacées ou roussätres, en panicule pyramidale, étalée, allongée, assez fournie. %. Juillet-août.
Bords et îles du Rhône, aux environs de Lyon et de Belley.
17183. C. EpiGe10s (Roth). C. TERRESTRE.
Racine longuement traçante ; chaumes de 5-10 déc., droits, fermes, épais ; f. glauques, planes, un peu rudes sur les bords et sur le dos; languette longue, pointue, déchirée dans sa vieillesse ; glumelle inf. portant insérée sur son dos une arëte droite qui dépasse à peine sa longueur ; poils. nombreux presque aussi longs que les glumes ; fl. verdâtres, quelquefois panachées de violet, en panicule bien fournie, trèsallongée, peu étalée, paraissant comme lobée, %. Juin-août.
Iles et bords du Rhône : la Mouche; la Tète-d'Or; Vassieux.
DVIL. GASTRIDIUM (P. Beauv.). GASTRIDION.
Glumes très-comprimées, présentant à la base un petit renflement formé par la graine; glumelles très-courtes, sans poils à la base; le reste comme au G. Agrostis.
1714, G-LenpiGenum (Gaud.), G. veNTRU. — Agrostis lendigera (D. C.). — Milium lendigerum (L.).
Chaumes de 2-4 déc., un peu courbés à la base, puis redressés; f. planes, étroites, rudes au rebours; arête courte, souvent nulle; fl, d’un vert blanchâtre et brillant, en pani-
cule étroite, si resserrée qu’elle a la forme d’un épi. @. Juin-août.
Lieux secs, moissons des champs sablonneux : Charbonnières; Messimy ; Sainte-Colombe, vis-à-vis de Vienne; Chessy; Pilat; environs de Pont-de- Vaux.
11e Sous-TriBu : STIPACÉES. — Graine étroitement renfermee entre les glumelles endurcies.
DVI. Mirium (L.). MIiLLET.
Glumes convexes, mutiques, égales; glumelles concaves, ovales, mutiques, persistantes, à la fin eartilagineuses, plus courtes que les glumes; 2 glumellules presque bifides.
1715. M. erFusux (L.). M. ÉTALÉ. — Agrostis efusa (Lamk.).
Plante exhalant une odeur de mélisse. Chaumes de 6-19 déc., grèles et élancés ; f. planes, rudes au rebours, à limbe à peu près aussi long que la gaine ; rameaux filiformes, en demiverticilles, étalés ou penchés: fl. vertes, souvent variées de blanc ou de violet, en panicule lâche et assez longue. %. Mai-juillet.
Bois un peu humides : Roche-Cardon; Tassin; Charbonnières; Pilat: la Bresse ; les Dombes; le Bugey.
DIX. Srrpa (L.). STIPE.
Glumes acuminées ou aristées; glumelles cartilagineuses , persistantes, plus courtes que les glumes, l’inférieure s’enroulant en cylindre autour du fruit et terminée par une aréte trés-longue, tordue ou genouillée ; 3 glumellules entières.
1716. S. PENNATA (L.). S. 4 ARÊTES PLUMEUSES.
Chaumes de 4-6 déc., croissant ordinairement par touffes ; f. raides, filiformes, enroulées sous les bords, ce qui les fait paraître comme cylindriques; arêtes longues de 2-3 déc., plumeuses et d’un beau blanc dans leurs trois quarts supérieurs, glabres et tordues dans leur quart inférieur ; fl. verdâtres, en panicule pauciflore, d’abord renfermée dans la gaîne de la feuille supérieure. %. Mai-juin. (V. D.)
Rochers, coteaux arides et pierreux : entre Saint-Clair et la Pape; vallon de Sathonay; Vernas, près Crémieux; montagnes basses aux environs de Belley : Muzin, Saint-Germain ; Saint-Benoît ; Pierre-Châtel, etc.
]717. S. caAPiLLATA (L.). S. CHEVELUE.
Chaumes de 4-7 déc., venant par touffes ; f. glauques, linéaires, un peu enroulées, pubescentes en dessus, principalement à leur base, raides et dressées comme de petits jones : arêtes de 10-15 cent., glabres dans toute leur longueur , coudées vers leur tiers inférieur, tortillées au dessous de la courbure; fl. verdâtres, à la fin roussâtres, en panicule ren-
fermée à sa base dans la gaine renflée de la feuille supérieure. %. Juin-août.
Rochers sous le fort de Pierre-Châtel, du côté du Rhône. R.
IVe Trisv : AVÉNACÉES. — Glumes très-grandes, contenant 2 ou plusieurs fleurs; épillets disposés en panicule rameuse, plus rarement en panicule spiciforme, grappe ou épi; styles nuls ou très-courts; stigmates sortant vers la base des glumelles, très-rarement vers leur sommet.
Ie Sous-TriBu : SESLÉRIÉES. — Stigmates filiformes, sortant au sommet des glumelles.
DX. EcninarrA (Desf.). ÉCHINAIRE.
Glumes renfermant 2-4 fleurs; glumelles membraneuses à la base, l’inférieure divisée en 5 lanières palmées, raides, en alène, la supérieure bifide.
1718. E. capiraTa (Desf.). E. À FLEURS EN TÈTE. — Cenchrus capitatus (L.). — Sesleria echinata (Host.).
Chaumes de 8-12 cent., grêles; f. linéaires, étroites, pubescentes, presque toutes radicales; fl. verdâtres, réunies en tète arrondie comme une boule hérissée de piquants. @. Mai-juillet.
Lieux secs etchauds à Vienne (Villars); Saint-Priest en Dauphiné (Gilibert).
DXI. SESLERIA (Arduino). SESLÉRIE.
Glumes ren‘ermant 2-6 fleurs; glumelles membraneuses, l’inférieure tantôt entière, mucronée et aristée, tantôt terminée par 3-5 dents finissant en pointe ou arète, la supérieure bifide.
1719. S. cæruLea (Arduino). S. BLEUE. — Cynosurus cæruleus (L.).
Racine oblique, surmontée par les gaines desséchées des feuilles de l’année précédente ; chaumes de 2-5 déc., droits ou ascendants ; f. radicales fermes, finissant brusquement en pointe, les caulinaires peu nombreuses (1-2), à limbe excessivement court; glumelle inf. terminée par une petite arête, souvent accompagnée de 2-4 soies latérales et trèscourtes; fl. luisantes, ordinairement mêlées de blanc et de bleu tirant sur le violet, disposées en épi ovale-oblong, un peu unilatéral. %. Mars-juillet.
Pâturages, bois, rochers : le Mont-Pilat; Pierre-sur-Haute; la Grande- Chartreuse; tout le haut et le bas Bugey; balmes de Crémieux.
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Ile Sous-Tribu : AVÉNACÉES proprement dites, — Stigmates plumeur. sortant vers La base des glumelles.
DXII. KOELERIA (Pers.). KOELÉRIE.
Glumes inégales, comprimées en carène aiguë, contenant 2-5 fleurs ; glumelle inférieure entière ou échancrée, mucronée ou terminée par une arète sétacée, courte et droite ; fleurs en panicule trés-serrée, ayant la forme d’un épi.
1720. K. PHLeotDEs (Pers.). K. FAUSSE FLÉOLE. — Festuca cristata (L.). — Festuca phleoides (Vill.).
Chaumes de 1-3 déc., dépourvus de pousses stériles à la base ; f. planes, molles, pubescentes; glumelle inf. ciliée sur le dos et munie d’une aréte courte, molle, naissant un peu au dessous du sommet dans une échancrure; épillets velus ; fl. luisantes, d’un vert blanchâtre ou jaunâtre, en panicule serrée ayant la forme d’un épi et paraissant hérissée à cause des arêtes qui terminent les glumelles. ©. Mai-juillet.
Lieux sablonneux, bord des terres : Villeurbanne; la Pape; Oullins; terres entre Meximieux et Chazey. R.
— Cette plante a l'aspect des Phleum et des Alopecurus.
1721. K. cristara (Pers.). K. À cRÊTE. — Aira et Poa cristata (L.).
Racine fibreuse ; chaumes de 2-6 déc., droits, lisses, munis à la base des gaines desséchées des anciennes feuilles, qui sont entières ; f. toutes planes, linéaires, les inf. ciliées; glumelle inf. acuminée, mucronée ou mutique ; fl. luisantes, panachées de vert et de blanc, quelquefois de violet, en panicule serrée, ayant la forme d’un épi. %. Maiï-juillet.
Pelouses sèches, bord des chemins. C.
1722. K. VaLestaca (Gaud.) K. pu Vazars. — K.tuberosa (Pers.).
Racine à collet renflé en forme de bulbe, entouré, ainsi que la base des chaumes, par les gaines desséchées des anciennes feuilles, qui sont à la fin déchirées en réseau formé de filaments entrecroisés; chaumes de 2-6 déc., ascendants, lisses ; f. radicales enroulées-sétacées, glabres, les caulinaires planes et peu nombreuses; glumelle inf. acuminée, mucronée ou mutique ; fl. luisantes, panachées de vert et de blanc,
uelquefois de violet, en panicule serrée ayant la forme d’un épi. %. Avril-mai.
An sèches et découvertes : la Mouche, aux Rivières ; la Pape ; la Têtc-
LEE à 2
DXIIT. AïrA (L.). CANCRHE.
Glumes comprimées, renfermant 2 (rarement 3) fleurs fertiles, souvent accompagnées d’un rudiment pédicellé de fleur
stérile ; glumelle inférieure portant une arète insérée à sa base ou sur son dos; fleurs en panicule.
. L4 « . * * Glumelle inférieure entiere.
1723. A. cANESsCENS (L.). C. BLANCHATRE. — Corynephorus caneseens (P. Beauv.).
Chaumes de 1-4 déc., très-grèles, venant par touffes; f. enroulées-filiformes, glaucescentes, souvent rougeûtres, la sup. à gaine ample, renfermant la base de la panicule dans sa Jeunesse ; arête droite, articulée et barbue au milieu, renflée en massue au sommet, insérée sur Le dos de la glumelle inf., dépassant à peine les glumes; fl. blanchâtres-argentées, panachées de rose pâle et de violet, disposéesen panicule serrée. @. Juin-juillet.
Lieux sablonneux : Oullins; Charbonnières; le Molard ; le Mont-Pilat; les bords de la Loire; environs de Pont-de-Vaux.
** Glumelle inferieure tronquée et irrégulièrement bordée de 3-5 dents au sommet.
T 4rète courte, presque droite.
1724. À. cesPITOSA (L.).C. GAZONNANTE.
Chaumes de 8-10 déc., droits, croissants par touffes bien garnies; f. planes, glauques, rudes en dessus; fl. petites, luisantes, argentées sur les bords, souvent panachées de violet foncé, disposées en large panicule pyramidale. %. Juin-juillet.
— On la trouve quelquefois à épillets vivipares.
Prés et bois humides : la Tète-d'Or; Pierre-Bénite; la Grande-Chartreuse ; Saint-André-de-Corcy; bords de la Valserine, à Saint-Germaiv-de-Joux: rives de l'Albarine; marais d'Arance ; îles et bords du Rhône, sous Pierre-Châtel; Peyrieux ; Cordon; bords de la Saône.
b. var. pungens. F. glauques, raides, piquantes, les radicales beaucoup plus courtes que la moitié du chaume ; fl. panachées de violet foncé et de blanc, — Le Mont-Pilat. L 1725. A. wepra (Gouan). C. INTERMÉDIAIRE. — A. juncea (Vill.). Chaumes de 2-8 déc., droits, grêles, croissant par toufles ; [. enroulées-filiformes, glauques, raides, arquées, piquantes, formant des gazons serrés ; {l. blanchàätres ou panachées de brun-violet et de blanc, disposées en une large panicule dont les rameaux allongés sont à la fin très-étalés et très-espacés. %. Juin-juillet.
Pâturages humides à Saint-Romain, près Crémieux. R. TT 4réte assez allongée, évidemment fléchie et tordue à la base.
1726. À. FLEXUOSA (L.). C. FLEXUEUSE.
Chaumes de 4-8 déc., venant par touffes ; f. enroulées-filiformes, presque capillaires; languette courte, tronquée; f. supérieure de chaque épillet presque sessile, ou à pédicelle
4 fois plus court qu’elle ; pédicelles très-grêles, flexueux ; f1. luisantes-argentées, souvent panachées de rose, disposées en panicule lâche, un peu penchée, d’abord contractée, puis étalée au moment de l’épanouissement. %. Mai-juillet.
Bois montueux, taillis sablonneux, rochers. C. b. A. montana (L.). Panicule toujours dressée, plus resserrée; fl. plus
grandes, noirâtres, bordées de blanc brillant, — Montagne des Alymes, au dessus d’Ambronay.
*** Glumelle inférieure terminee par 2 petites pointes aiguës.
1727. A. CARYOPHYLLEA (L.). C. CARYOPHYLLÉE. — Avena caryophyllea . (Wigg.).
Chaumes de 5-30 cent., très-grêles, venant isolés ou par touffes peu garnies ; f. enroulées-filiformes, à gaines presque lisses, à limbe dressé et très-court ; glumelle inf. des deux fleurs de chaque épillet portant ordinairement une arête sur le dos, celle de la fleur inf. plus rarement mutique ; pédicelles trés-courts, souvent moins longs que les épillets ; épillets ramassés au sommet des rameaux; fl. luisantes, blanchâtres, quelquefois rougeàtres, en panicule trichotome et étalée. ®. Mai-juin.
Lieux sablonneux ; allées des jardins; bord des bois. C. C. C.
1728. À. DIVARICATA (Pourr.). C. DIVARIQUÉE.
Chaumes de 5-20 cent., très-grèles, venant par touffes bien garnies ; f. enroulées-filiformes, à gaines rudes au rebours ; fleurs toutes deux presque sessiles dans les glumes ; glumelle inf. des deux fleurs portant sur le dos une aréte droite et saillante ; fl. blanchâtres, luisantes, en panicule trichotome, très-rameuse, à rameaux à la fin divariqués en tous sens. @. Juinjuillet.
RES pâturages couverts : le Garon; Charbonnières, au bois de l'Étoile; arailv.
b. À. ambigua (de Notaris). Glumelles toutes deux munies d'une arête. — Pâturages à Givors.
1729. A. mucricauLis (Dumortier). C. MULTICAULE.—AÀ. aggregata (Timeroy).
Chaumes de 2-4 déc., venant par touffes bien garnies; f. glauques, enroulées-filiformes, à gaines rudes au rebours ; une des deux fleurs de chaque épillet pédicellée ; glumelle inf. des deux fleurs de chaque épillet portant une arète genouillée, insérée au dessous de son sommet ; pédicelles plus longs que les épillets ; épillets ramassés au sommet des rameaux; fl. blanchâtres, luisantes, en panicule trichotome trés-composée ct trés-étalée. @. Mai-juillet.
Champs, pelouses : Charbonnières; Dardilly; le Garon; autour des étangs de Lavyore.
1730. A. capiLLaris (Host.). C. cAPILLAIRE,
Chaumes de 2-4 déc., droits, grêles ; f. enroulées-filiformes, à gaines un peu rudes au rebours, à limbe très-court; glumelle inf. munie d’une aréte sur le dos, mais seulement dans la fleur sup. de chaque épillet ; pédicelles capillaires, la plupart beaucoup plus longs que les épillets ; épéllets également épars dans toute la panicule ; fl. très-petites, luisantes, argentées, en panicule trichotome, étalée, très-élégante. ©. Maijuin.
La Pape; le Molard; le Garon; terres autour du bois de Rotonne, près Belley. R.
1731. A. PRæCOX (L.). C. PRÉCOCE.—Avena præcox (P. Beauv.).
Chaumes de 1-2 déc., grèles, venant par touffes ; f. courtes, enroulées-sétacées ; glumelle inf. munie d’une arête sur le dos dans les deux fleurs de chaque épillet; fl. panachées de blanc et de vert, quelquefois de rose, en panicule contractée en forme d'épi dont les rameaux sont courts et dressés. @. Avril-mai.
Terres sablonneuses : Francheville; bords du Rhône; sables de l'Ain; environs de Bourg.
DXIV. Hozcus (L.). HourLQuE.
Glumes à 2 fleurs, /a supérieure ne contenant que des étamines et munie sur le dos d’une aréte tordue, à la fin réfléchie ; glumelle inférieure entière au sommet ; styles très-courts.
1732. H. ozcis (L.). H. morLe.—Avena mollis (Koœl.).
Racine longuement traçante; chaumes de 4-9 déc. ; f. à limbe pubescent, un peu rude, à gaînes presque glabres; aréte à la fin genouillée, beaucoup plus longue que les glumes; fl. blanchâtres ou violacées, en panicule dressée ou un peu étalée. 2%. Juin-septembre.
Haies, prés, bord des terres. C. C.
1733. H. Laarus (L.). H. LaINEuSr.—Avena lanata (Kal.).
Racine fibreuse, non tracante ; chaumes de 4-8 déc., ànœuds velus ; f. à gaines laineuses ; arte à la fin recourbée, ne dépassant pas ou dépassant à peine les glumes ; fl. blanchâtres, panachées de vert et de rose, en panicule d’abord dressée, puis élalée pendant la floraison. %. Juin-septembre.
Haies, prés, bord des terres. C. C. C.
DXV. ARRHENATERUM (P. Beauv.). ARRHÉNATÈRE.
Glumes à 2 fleurs, l’énférieure ne contenant que des étamines et munie sur le dos d’une arête genouillée ; glumelle inférieure tridentée au sommet; styles nuls.
GRAMINÉES. 249 1734, A.ELaTIUs (Mert. et Koch). A. ÉLEVÉE. — Avena elatior (L.).— Holcus avenaceus (Scop.). (Vulg. Fromental.)
Racine rampante et fibreuse ; chaumes de 5-12 déc., trèsélancés, à nœuds glabres; f. planes, glabres, d’un vert un peu glaucescent ; arêtes 2 fois au moins plus longues que les ylumes; glumelle inf. poilue à la base; Î. luisantes, d’un vert blanchâtre, quelquefois violacé, en panicule d’abord dressée, puis étalée au moment de la floraison. %. Juin-juillet. (V.D
Prairies, moissons, champs arides. C. C.
1735. A. BuLBOSUuM (Pres].). À. BULBEUSE.—Avena precatoria {Thuill.). (Vulg. Chiendent à chapelet.)
Racine formée de plusieurs tubercules arrondis et superposés ; chaumes de 5-10 déc., grèles, élancés, à nœuds pubescents; f. vertes, linéaires, étroites; glumelle inf. presque glabre ; fl. luisantes, d’un vert blanchâtre, en panicule oblongue-lancéolée, plus petite que dans l’espèce précédente. %. Juin-juillet.
Bois, champs. C.
DXVI. AvENA (L.). AVOINE.
Glumes contenant 2 fleurs ou plus, {outes complétes et fertiles ; glumelle inférieure porlant insérée sur son dos une aréte genouillée au milieu, tordue à la base ; styles nuls; fleurs en panicule.
* plantes annuelles ; épillets pendants, au moins après la floraison ;
ovaire poilu au sommet.
1736. A. srriGOsA (Schréb.). A. RUDE.—A. nervosa (Lamk.).
Chaumes de 5-10 déc, droits, feuillés; f. planes, linéaires, allongées ; glumes renfermant ordinairement 2 fleurs, la sup. marquée de 7-9 nervures; glumelle inf. glabre ou hérissée seulement au sommet, terminée par deux pointes droites et parallèles ayant la forme de petites arëtes ; fl. verdâtres, panachées de violet, portées sur un axe glabre, disposées en panicule lâche, étroite, presque unilatérale. @©. Juillet-août.
Champs à Charbonnières et à Montribloud. R. — Cultivée dans les montagnes.
1737. A. FATUA (L.). À. FOLLE. (Vulg. Folle-Avoine.)
Chaumes de 6-10 déc., droits, feuillés; f. planes, assez larges; glumes renfermant ordinairement 3 fleurs, la sup. marquée de 9 nervures; glumelle inf. courtement bifide au sommet, garnie de poils roussâtres depuis sa base jusqu'à son milieu; fl. verdàtres, portées sur un axe velu, disposées en panicule étalée dans tous les sens. ©. Juin-juillet. (V. D.)
Moissons. C.
** plantes vivaces ; épillets non pendants; ovaire poilu au sommet. 1738. À. PUBESCENS (L.). À. PUBESCENTE.
Racine un peu traçante; chaumes de 5-8 déc. ; f. toutes planes, rudes sur les bords, les inf. velues-pubescentes, ainsi que leurs gaines ; languette des feuilles sup. oblongue et allongée ; glumes contenant 2-3 fleurs, les sup. à pédicelles chargés de longs poils ; fl. rougeûtres ou violettes à leur base, argentées au sommet, disposées en panicule droite, peu étalée, presque en grappe simple. %. Mai-juin.
Prairies, pâturages, bord des chemins. C. C.